‹ Traité des maladies cancéreusesChapitre 1 sur 121 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

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que les principales qualités qui le distinguent et qui le mettent au premier rang des meilleures monographies consistent surtout dans une classification nouvelle des tissus cancéreux dont l'auleur, appuyé Sur des recherches d'anatomie pathologique, a porté le nombre jusqu'à neuf ; dans la découverte de plusieurs cancers dont il décrit avec l'exactitude qu'on lui connaît les caractères anatomiques et physiologiques ; dans la manière éminemment pratique avec laquelle il dessine les traits qui distinguent les cancers de chaque organe des différentes maladies avec lesquelles on pourrait les confondre ; dans l'exposé fidèle et complet de tout ce qui avait été écrit avant lui sur ces affections; dans une foule d'aperçus neufs, où se décèle l'esprit observateur et le tact médical de l'auteur, etc.

D'après cet éloge, qu'un coup-d'œil suffira pour justifier, on sera étonné sans doute que la publication de cet ouvrage ait été retardée jusqu'au] ourd'hui . Nous devons au public de lui faire connaître les causes de ce retard ; nous lui exposerons en même temps l'état dans lequel nous avons reçu le manuscrit de Bayle et la part que nous avons été obligé de prendre à la publication du Traité des maladies cancéreuses.

En 1816, peu de temps avant sa mort, Bayle avait désigné M. Cayol , son ami et son exécuteur testamentaire , pour suivre et diriger l'impression de son ouvragcPersonne ne pouvait mieux remplir

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cette tâche et mettre la dernière main au Traite des maladies cancéreuses ^ que le savant médecin que nous venons de nommer. Attachépendantplusieurs années en qualité d interne au service médical de Bayle a l'hôpital de la Charité, collaborateur de ce dernier médecin pour l'article Cancer du Dictionnaire des sciences médicales^ M. Cayol avait en outre une connaissance parfaite du manuscrit à^s maladies cancéreuses, qui se trouve résumé dans l'article que nous venons de citer.

En 1817, M. Cayol commença la publication de ce ti^aité. Les douze premières feuilles étaient imprimées, lorsque des circonstances particulières lui firent suspendre ce travail. Plus tard, renseignement clinique, auquel ce médecin fut appelé dans la faculté de médecine de Paris, ne lui permit pas de le reprendre. A l'époque où je dus pensera me charger de cette tâche que m'imposaient a la fois la mémoire de mon oncle et le désir de faire jouir le public d'un ouvrage si important, je fus effrayé de l'étendue du manuscritqui me parut ne pouvoir être renfermé dans moins de trois volumes in-8**. J'hésitai long^ temps a publier une monographie aussi volumineuse, quelque excellente qu'elle me parût d'ailleurs. Après y avoir mûrement réfléchi, je trouvai le moyen d'abréger de moitié cet ouvrage sans rien lui ôter d'utile; c'était de retrancher une grande partie des nombreuses observations qui devaient

suivre chacun des chapitres consacrés aux cancers

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en particulier, et de ne conserver qu'un certain nombre de cas pour servir de modelés et d'exemples.

Le manuscrit des maladies cancéreuses tel qu'il m'a été remis formait un traité complet de ces maladies, parfaitement suivi dans toutes ses parties, et tel qu'il n'en existe dans aucune langue. Il était entièrement achevé , à l'exception de la troisième partie intitulée Questions générales ^ pour lesquelles je n'ai trouvé que des notes assez étendues et non rédigées, et qui m'ont servi toutefois à compléter cette partie, heureusement la moins essentielle de l'ouvrage. J'ai dû y joindre quelques travaux récens qui tendent à prouver que le sang est altéré dans le cancer, soit primitivement , soit consécutivement, et qu il est peut-être le siège du principe cancéreux.

J'ai ajouté au chapitre du cancer des muscles quelques observations sur une maladie que Bayle n'avait pas observée : le cancer du cœur. Ces observations font partie d'un mémoire que j'avais publié en i824> avec M. Andral, dans la Reçue médicale. J'ai complété la quatrième partie, consacrée au traitement, en y exposant les résultats obtenuspar M. Rccamier, de la compression employée contre les cancers extérieurs, de l'extirpation de l'utérus pratiquée par ce célèbre médecin , delà résection du col de cet organe mise principalement en usage par M. Lisfranc.

Enfin, après avoir choisi un certain nombre

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