‹ Traité des maladies cancéreusesChapitre 39 sur 121 · CANCER RONGEANT · texte numérisé non relu

CANCER RONGEANT

de facilité pour la prendre et pour l'assujettir et il l'emporta très-aisément jusqu'à sa racine, il n'y eut aucune hémorrbagie, il appliqua l'appareil convenable, la malade dormit quelques heures la nuit suivante et ne souffrit plus, la plaie alla chaque jour de mieux en mieux, la suppuration fut trèsmédiocre, il ne survint aucun accident, et la cicatrice se fit sans obstacle.

ISote. M. Civadier a fait imprimer cette histoire dans le journal de médecine (mai 1756); elle renferme des détails qui ne peuvent pas trop s'accorder avec d'autres consignés dans l'histoire que M. Civadier a communiquée à l'académie de chirurgie. Cela m'a empêché de réunir ces deux histoires, et je n'ai puisé dans le journal de médecine que l'indication du lieu précis où la tumeur avoit commencé (i).

On peut encore ranger au nombre des cancers rongeans, quel(|ucs uns de ceux qui ont leur siège à l'anus, presque tous les cancers de la matrice ou du vagin, la plupart des cancers de la verge, et quehjues cancers du pharynx. On peut voir ce qui les concerne en consultant les chapitres qui traitent du cancer de ces diverses parties.

Nous citerons encore deux observations, l'une de cancer des jambes rapportée dans les cas de chirurgie de H 111 (2)^ et l'autre de cancer an dos publiée par Campardon (5).

Cas de cancer aux jambes. Un homme pour s'être tenu trop près du feu avoit fait venir des tâches sur ses jambes; l'été suivant l'épiderme s'enleva par écailles des parties affectées, la peau parut saine, excepté en un seul endroit, où il se forma une seconde peau écailleuse plus épaisse que la pre-

(i)Uri peut consulter un autre cas de cancnr du nombril observé par Fabrice de Hilclea ^ dans la Bibliot. de chirurgie , de I^langet , p. 295.

(2) Voy. Encyclop. méthod. chir. , lom. i, }>. 272.

(3) Jottrn. ds méd. , 1781 , loin. 55 , p. 5i(>.

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