‹ Traité des maladies cancéreusesChapitre 89 sur 121 · QUESTIONS GÉNÉRALES RELATIAŒS AUX MALADIES * CANCÉREUSES · texte numérisé non relu

QUESTIONS GÉNÉRALES RELATIAŒS AUX MALADIES * CANCÉREUSES

Riche d'une multitude de faits sur la plupart des mala*» dies cancéreuses, considérées en particulier, la science ne nous offre, jusqu'à présent , que des erreurs et des lacunes dans l'histoire générale du cancer; ou plutôt cette histoire générale est encore à faire, et les matériaux n'en sont pas même rassemblés.

Tout ce qu'on trouve dans les auteurs, relativement à la cause prochaîne du cancer, à son siège primitif ^ à ses effets généraux sur la constitution , à sa fréquence par rapport à l'âge , au sexe , aux tempéraments, aux saisons de l'année, aux climats, etc., n'est, à vrai dire, qu'un assemblage de suppositions arbitraires ou fondées sur des faits ea trop pelit nombre, et d'opinions erronées qui survivent encore aux théories anciennes d'où elles étoient émanées.

C'est ainsi que depuis Hippocrale et Galien , qui regardoient l'alrabile comme la cause prochaine du cancer, oi\ a dit et répété sans cesse que les tempéramens alrabilaires, ou bilioso-mélancoliques , sont les plus sujets à cette maladie ; et cependant l'observation journalière nous montre les cancers les mieux caractérisés chez des individus sanguins, doués d'un embonpoint et d'une fraîcheur remarquables, en un mot, dans des conditions tout opposées 4 celles du tempérament uiélancolique. Feu M. Sabatier avoit même observé, dans le cours d'une longue pratique, que

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