I. Féré, Bull, de la Soc. anatomiqiie^ 1878. p
â. Freund, Ceber Schwanzbildung beim Menschen, Virchow's Archiv,, 1886.
KiRMiS!V3N. — Maladies chirurg. 4,
facile de rattacher à leur véritable origine, au contraire lorsqu'elles se transforment en trajets tistuleux, elles peuvent donner naissance à des erreurs de diagnostic. On peut notamment les confondre avec des fistules osléopatliiques . Cela est surtout à craindre dans les cas oîi il existe des trajets multiples; toutefois les antécédents, les caractères de l'orifice principal situé sur la ligne médiane, l'invagination de la peau saine à la périphérie, sont autant de caractères qui permettront de différencier les fistules dues à l'existence d'infundibula para-coccygiens d'avec les autres orifices Gstuleux qui peuvent se rencontrer dans la même région. Quant au traitement, s'il y a seulement un suintement purulent par l'orifice de l'infundibulum, il suffira d'en détruire les parois par la cautérisation, par exemple avec le couteau galvanique, ou la pointe fine du thermocautère.
Dans les cas où il y a des orifices fistuleux multiples, le mieux est de fendre la paroi du trajetfistuleux tout entière, et d'extirper' soigneusement iK.rinis.oi. et cH totalité, la paroi épider-
mique qui tapisse sa face interne. La même précaution devrait être prise, bien entendu, dans les cas où on aurait affaire à un kyste épitliélial. C'est à cette condition seulement que l'on pourrait éviter la récidive.
Chez les jeunes enfanta, comme nous lavons dit, le vice de cooformalion que nous étudions ici est le plus souvent très peu prononcé, et ne dépasse pas les proportions d'une simple dépression cutanée. Dans ces conditions, on n'est pas appelé à intervenir. Voici toutefois un cas que nous avons observé récemment et dont nous joignons ici le dessin, parce qu'il est beaucoup plus prononcé que dans la plupart des faits, et qu'il donne une bonne idée de la malformation en question. Il s'agit d'une petite fille de vingt jours, bien conformée par ailleurs, qui présentait, à la base du coccyx, un infundibulum extrêmement prononcé. Co qu'il y a de particulier dans ce cas, c'est qu'au-dessus et au-dessous de l'infunilibulum, il existe une assez lai^e ulcération de !a peau, qui, au
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flire de la mère, était déjà visible au moment mi'^me de la naissance. L'orifice présente absolument les caractères des orifices fisiuleux dits en cul-de-poule, mou, déprimé, avec des plicatures h la périphérie. Le stylet y pénètre à une profondeur d'un centimètre et demi environ. L'enfant se développe normalement; la motilité des membres inférieurs est intacte; les sphincters vésical et anal sont également normaux. Le doigt introduit dans l'anus ne note rien d'anormal. On ne sent rien à la face antérieure de la colonne vertébrale; celle-ci paraît normalement conformée et ne présente aucune trace de spina-bifida.
Il est très intéressant de noter que la mère, âgée de vingt-trois ans, est atteinte d'une luxation congénitale de la hanche droite.
Une particularité spéciale dans cette observation, c'est l'existence d'ulcérations à la périphérie de l'orifice fistuleux; la théorie des vestiges mé<lullaires que nous avons invoquée pour nous expliquer la présence des infundibula coccygiens, ne saurait nous rendre compte de ces ulcérations cutanées. Peut-être faut-il les attribuer à des adhérences anormales, ayant existé entre le fœtus et ses enveloppes, et donné naissance à des ulcérations analogues i celles que l'on observe parfois à la surface du spina-bifida.