‹ Traite des maladies chirurgicales d'origine congenitaleChapitre 18 sur 158 · Heurlaux, ibidem, 15 mars 1882, p. rJ · texte numérisé non relu

Heurlaux, ibidem, 15 mars 1882, p. rJ

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Iransfuniici' cii un véritallc kyste, capable lui-mâme tlo supjturt-r, el de s'ouvrir au ilehor» par un orifice listuleux.

Il) dos points sans coritrolit les plus intéressants dans rhistoîiv (le l'infundibulum jiara-coccypien, t-'est celui qui a trait h. la patho- {:énip. C'est h lort ([u'on a pu y voir, avec Kiiljn, les Iruci-» d'un» hydroraeliis reiiiuiilunt à lu vie embryonnaire. Le canal verl^^bral, en pareil cas, est bien formé, et la petite diiTormité eii <piestion n'a rien h voir avec le spina-bitida. L'hypollif-se de M. Kéré (jui la consid(>re eurnine la Irat^e d'un ombilic postérieur ne saurait non plus se défendre. Un ue voit pas pour<juoi un orifice persisterait â la partie inférieure du racliis, puisqu'aucuii organe ne doit le traverser à l'état normal. L'hypollitse la plus satisfaisante nous paraît être celle qui a été émise par MM. ïourneux et HerrmanD dans leur mémoire .Sur fa pfi-slslance des vesHyes mvduUairca focciff/iens '. Ces auteurs commencent [lar rappeler qu'au début de la vie intra-utérine, le tube médullaire se prolonge jusqu'au sommet du coccyx et se termine parunrenflementqui contracte, par sa face postérieure, des adhérences avec les couches profondes de la peau. Plus tard, la colonne verlébrale se développant beaucoup plus rapidement que les parties molles, la moelle remonte à un niveau |ilu» élevé; mais les vesliges cnccvfriens persistent, et, pendant le cinquième mois, ils atteignent leur maximum de dévelo[i|)ement. Ils sont ciinslitués pur des cordons ou des amas de petites cellules sphériques ou polyédriques, creusés d'excavations irréguliéres que lîmilr une couche de cellules prismatiques, polyédriques ou pavi menteuses, suivant les points envisagés. Des faisceaux de libres lamineuses les rattachent à l'extrémité du coccyx, et constituent ce que Lusclika el Ecker ont appelé le ligament caudal. A partir du sixiému mois, les vestiges coceygicns suhissent une atrophie progressive, tuais on peut encore en retrouver des restes au moment de ta naissance.

C'est au milieu ilu cinqui6me mois que se produit l'évolution à lQ<)uelle se rattache la formation de l'infundibulum para-roccygien. A ce moment, les parlies molles prennent un développement considérable, le tronc, qui était incliné en avant, se redresse et l'éminence coccygienne jusque-là saillante s'efface complètement. Les vesli^res coccygiens qui s'insèrent â la face profonde du <lerme s'opposent au déplacement de la peau; celle-ci s'invagine. el ainsi

esiigcs m 6)1 (il Inires cix^ygïens.

INFUNDIBULUM PARA-COCCYGÏBN ' 49

se trouvent constituées les dépressions auxiquelles on donne le nom de fossettes ou d'infundibulia para-coccygiens.

MM. Tourneux et Herrmann rappellent d'ailleurs que déjà, en 1833, Roser, dans son Anatomie chirurgicale^ avait indiqué le mode de formation de ces infundibula. « Par suite, dit-il, d'une invagination s'effectuant chez le fœtus, il peut se former, soit une fossette, soit une sorte de fistule ou un kyste. On trouve, chez beaucoup de personnes, à la partie supérieure de la région du coccyx, une dépression qui ne peut être considérée que comme une invagination de la peau du fœtus. Si Ton suppose que cette fossette soit un peu plus profonde, il en résultera un trajet fistuleux. Si cette fistule s'oblitère, on aura un kyste. »

Du reste,, les recherches anatomo-pathologiques faites dans les cas d'infundibulum para-coccygien sont bien en rapport avec la théorie précédente. Féré,cn disséquant trois fossettes coccygiennes, a reconnu que la peau du fond de l'entonnoir était adhérente à la partie inférieure du sacrum et h la base du coccyx par des brides filamenteuses épaisses, courtes et résistantes *. Lannelongue a pu de même constater à Tendroit de la dépression un développement exagéré de tissu fibreux.

On a pu, dans certains cas, voir la fossette coccygienne coïncider avec une persistance de Téminence coccygienne sous forme d'un rudiment de (|ueue; et par là l'on comprend l'hypothèse de Lawson Tait, qui a considéré l'infundibulum para-coccygien comme un vestige de l'appendice caudal, qui aurait été normal, à un moment donné, dans l'espèce humaine. « Dans un cas, dit Féré, j'ai trouvé, en même temps que ces infundibulum, une déformation singulière du sacrum et du coccyx, dont la face j)ostérieure présentait une direction verticale, le coccyx était même un peu dévié en arrière, de sorte que l'infundibulum semblait porté par une éminence. » Freund a rencontré, chez un enfant de cinq ans, un appendice caudal mesurant une longueur d'un centimètre et demi. Or, une dépression coccygienne très manifeste occupait le tiers interne de sa face supérieure. Dans ce cas, un faisceau lamineux dense s'étendait de la pointe du coccyx dans la queue, et dans la direction du fond de la fovea coccygea*.

Si, dans les cas où elles sont peu marquées, les fossettes coccygiennes constituent de simples particularités anatomiques qu'il est

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