DÉVELOPPEMENT DE LA FA.CE ET DU COU
plus tard chez l'adulte. Non, la région cervicale de l'embryon n'a presque pas de hauteur ; au lieu d'être superposés les uns aux autres, comme les barreaux d'une échelle, les arcs branchiaux sont au contraire emboîtés les uns dans les autres, comme les tubes d'une lorgnette. Le deuxième arc branchial déborde de beaucoup en tous sens le troisième et le quatrième qui sont cachés par lui, qui s'emboîtent dans sa concavité. Il eo résulte la formation d'une excavation profonde, le sinus prœ~ eeroicatis, que le deuxième arc branchial recouvre comme un opercule. C'est dans ce sinus, aux dépens du champ mésobranchial, que se forment, d'une part, la base de la langue et l'épigtotte , d'autre part, le corps thyroïde. La langue se développe en deux parties, dont l'une est représentée par un bourgeon situé en dedans de l'arc mandibulaire, et qui va former la pointe de l'organe ; l'autre est représentée par un bourgeon médian situé plus bas, au niveau de l'extrémité antérieure du deuxième et du troisième quii roDrorn» (Hmwig). arc; l'union de ces deux parties répond au foramen caecum. Un peu au-dessous du tubercule qui donne naissance à la base de la langue, se voit un autre bourgeon en forme de for à cheval, auquel His donne le nom de furcula et qui est l'origine de l'épiglolte.
Le corps thyroïde se développe par trois invaginations parties des rainures branchiales internes ou poches branchiales, une médiane et deux latérales. Ce qu'il est important de noter, c'est que, du bord supérieur et médian du corps thyroïde, part un canal épithélial, le conduit thyréo-glosse, qui vient s'ouvrir au niveau du foramen caîcum, établissant ainsi une communication entre le corps thyroïde et la cavité buccale. Nous verrons de quelle importance est l'existence de ce conduit thyréo-glosse, au point de vue de la pathogénie des listules médianes congénitales du co\i.