Féré, loco ciiato, p
a une temiance mutiireste à la giiérison s])oiitaiiéo, U' rôle du chirurgien doit sp borner â favoriser i-ettc gu(!Tison. Donc pas d'inte^rvenlion sitnglaiitc il*uucuno sorte; dès que la cicatrice omi>i]îca.la fst constituée, il s'agit de pratiquer la réduction de la hernie et «la la maintenir par un bandage. Si l'ombilic est le siège d'une tume fongueuse, végétante, on commencera par en activer la guériM par lies cautérisations au nitrate d'argeid et des pansements cun nables; si mi^me la petite tumeur fongueuse esl nettement pi* ruiée, on peut en praliipier la ligature uu l'exiisioa ; le panscinc * conipressif jippliquésur l'ombilic sert à maintenir réduite U hen»
et à empêcher son augmenlatîo de volume. La cicatrice ombiliou^ étant défini liveinent constituée. ra| plication d'un bandage est deveun possible. Pour cela, il faut coin-' menccr par pratiquer la rédurliui.»
qui ne présente pas de diflicultffS.
Quant au bandage, on en a cmploy* do bien des modèle». Les plus sim-
FiB, ». - CfliMi,™ #1»l.qaa «vbc .. , l •
pMoïc puur iM bnrnioi umbilicalei Jo* ples SOUtceUX «[Ue I OU fabnqdC
soi-même. Trousseau rL-t'oiiimanda(l l'application sur l'ombilic d'un tampon de ouate gros comme une noix cl maintenu en place par UDt* bande de diachylon faisant deux fois le tour du corps. M. Féré décrit le petit appareil employé dans son service par M. Guûniut. Il se compose d'une petite pelote formée de deux ou trois rondelles d'amadou enveloppées d'une b^nde de diachylon dont la surfum emplastiquo est tournée vers la peau pour la rendre plus fixe; Ik pelote esl elle-m<>me maintenue en place par une seconde- bonde de iliacbylon. Le mérite de ces appareils, c'est leur simplîrïté et l'absence de frais; mais, il faut bien le dire, ils sont passibles de graves reproches. Ils se déplacent facilement; souvcnl le diacbyion qui entre dans leur composition irrite la peau et détermine des éruptions ; ennn, ils ne sont pas compatibles avec Icit soins hygiéniques, et, en particulier, avec les bains i)uutidiens, qui jouent un si grand rôle dans la santé des enfants. Aut^si j« \t<ur préfère beaucoup, pour mii part, l'emploi d'une ceinture en eaoulehouc assez large pour embrasser toute la face autt'rieure de l'abdomen, et munie d'une pelote, en caoutchouc également, appliquée sur l'ombilic. Cette pelote doit être assez large pour dépas-
ser de toute part la cicatrice ombilicale et ne pas pénétrer dans l'intérieur de Tanneau, dont elle empêcherait la rétraction. Il va sans dire que le bandage doit être maintenu en place nuit et jour et attentivement surveillé. Si, malgré les soins précédents, la hernie n'arrive pas à la guérison, le mieux est de pratiquer la cure radioale, tant sont grands les inconvénients inhérents à Texistence d'une hernie ombilicale. On attendra pour cela Tàge de quatre à cinq ans, et l'on opérera suivant les règles qui président à la cure radicale des hernies de l'adulte. L'opération comprend l'isolement et l'ouverture du sac qui est lié, après qu'on s'est assuré qu'aucun viscère ne reste dans son intérieur, et réséqué ; puis l'orifice fibreux de l'anneau ombilical est avivé et réuni par la suture; l'opération se termine par la suture de la peau. Pour obtenir une cicatrice plus solide, on a conseillé même d'ouvrir la gaine des grands droits, et de réunir ces muscles par la suture. M. Condamin (de Lyon) * a conseillé de pratiquer dans tous les cas l'excision complète de la cicatrice ombilicale, de faire, en un mot, l'omphalectomie.
i. Condamin, De romphaleclomie et de la suture à trois étages dans la cure radicale des hernies ombilicales, Arch. provinc, de chir., 1. 1, n° 3, sept. 1892.