XI
Amputation du bras. — L'amputation du bras, comme celle de la cuisse, doit être faite le plus bas possible, XI , 181. — Procédé opératoire généralement adopté pour la section des chairs et de l'os. 181 et suiv. — Cette amputation doit toujours , autant que possible, être pratiquée au-dessous de l'insertion du deltoïde à l'humérus ; motifs de ce précepte. iS3. — Amputation à lambeau conseillée et préférée par Louis , procédé opératoire. XI , i85 et suiv.
Amputation de l'avant-bras. — Doit être faite le plus bas possible. XI, 184. — Procédé opératoire adopté généralement par les chirurgiens.
184 et suiv. — L'amputation à lambeau a été pratiquée à l'avantbras de différentes manières : méthode la plus généralement usitée.
XI , 186 et suiv.
Amputation des os du métacarpe et du métatarse. — L'amputation dans la continuité de ces os est préférable à leur désarticulation , et on doit les pratiquer, toutes les fois que l'étendue de la maladie qui l'exige le permet. XI, 187. — Le procédé opératoire n'esi pas le même pour tons les os du métacarpe et du métatarse. 187. — Procédé opératoire pour ces différens os. 187 et suiv.
Amputation dans l' articulation des doigts. — Les phalanges sont trop courtes pou./ être amputées dans leur continuité. XI, 190 et suiv, — Appareil nécessaire pour l'amputation de la seconde et de la troisième phalange. 191. -r— Procédé opératoire. 191 et suiv.
Amputation dans l'articulation de la première phalange- avec l'os du métacarpe et celui du métatarse correspondant. —On pratique cette opération par nécessité ou par choix. XI, 195.— Procédé opératoire, 190 et suiv. — Amputation de toutes les phalanges en même temps ; procédé opératoire. XI , 195 et suiv.
Amputation dans l'articulation des os
du MÉTACARPE aVCC CCUX du CARPE.
— On ne doit pratiquer celte opération que lorsque la maladie qui la rend nécessaire ne permet pas d'ampuler dans la continuité des os. XI, 19S. — Procédé opératoire pour l'articulation du premier os du métacarpe dans son articulation avec le trapèze. 198 et suiv.
— Procédé opératoire pour la désarticulation du cinquième os du métacarpe. 199 et suiv. — Procédé opératoire pour l'amputation dans l'articulation du second, troisième et quatrième os du métacarpe, XI, 200 et suiv.
Amputation dans l'articulation du poignet. ■ — Circonstances dans lesquelles cette amputation doit être nratiquéede préférence à celle de l'avant-bras. XI, 201. — Procédé opératoire, ao.i et suiv.
Amputation dans l'articulation du coude. — ■ Ne doit jamais être pratiquée. XI, 2o3 et suiv.
Amputation du bras dans son articulation avec /'épaule. — Cette opération ne doit être pratiquée que dans le cas où il est absolument impossible d'amputer le bras dans la continuité de l'humérus.
XI., 204. ■ — A été pratiquée pour la première ibis par Morand ; procédé suivi par ce chirurgien. 204 et suiv. — Procédé de Ledrau. ao5 et suiv. — 'Procédé de Lafaye. — Ses avantages sur toutes les autres méthodes. XI, 208.= — Procédé de Desault; n'est pas toujours praticable sur le vivant. 210 et suiv. — Procédé généralement suivi par les chirurgiens modernes: manière de comprimer l'artère axillaire, de tailleries lambeaux. 210 et suiv. — Procédé de Desault, modifié par Larrey. XI, 218.
Amputation des os du métatarse. — Ces os peuvent être amputés dans leur continuité ou dans leur articulation avec les os du tarse. XI , 219. - — On ne doit recourir à la désarticulation de ces os que lorsque la maladie rend absolument impossible l'amputation dans leur continuité. 219. — Procédés opératoires suivis pour ces différens os.
XI, 219 et suiv.
Amputation partielle du pied. — Peut être pratiquée dans l'articulation des cinq os du métatarse avec les os du tarse , ou dans celle du scaphoïde avec l'astragale, et du cuboïde avec le calcanéum. XI, 221.
— Garengeot parle le premier de cette amputation. 221 etsuiv. — Procédé de Lisfranc; est préférable au procédé de Ghopart. XI, 222 et suiv. — Procédé de Chopart; amputation partielle du pied dans l'articulation de l'astragale avec le scaphoïde et dans celle du calcanéum avec le euboïde ; avantages et inconvéniens de ce procédé opératoire. 227 et suiv. — L'amnuta-
tion du pied dans son articulation avec la jambe, et celle de la jambe dans l'articulation du genou sont rejetées par tous les praticiens. XI,
Amputation de la cuisse dans l'article.
— C'est la plus grave de toutes les opérations de la chirurgie ; la possibilité en a été entrevue par Morand. XI, 232 et suiv. — A été pratiquée pour la première fois par- Barbette; dans quelles circonstances. 234. — À été faite par Baffos sur un enfant de 7 ans. 235.- — Procédé opératoire de Barbette. 235 et suiv. — Procédé opératoire de Larrey. 240 et suiv. — Modifications proposées par l'auteur, 241 et suiv. — Exposé des cas qui réclament impérieusement l'amputation de la cuisse dans l'article -, XI, 242 et suiv.
Amputation. Peut être pratiquée sur des tissus gangrenés,, dans certains cas de gangrène sèche. I , i53. — l'amputation du membre blessé a été conseillée pour guérir le tétanos. 1 , 3oi et suiv. , I, 3o2 et suiv.
Amputation (dans les plaies d'armes à feu). — Convient, toutes les fois qu'un membre a été totalement ou presque totalement emporté. ■ — Lorsque la plaie étant considérable, il y aura fracas énorme des os:
discussion de ce principe. — Doit être pratiquée dans le lieu d'élection , et toujours dans les parties saines. Opinion des auteurs sur la question de savoir si l'amputation doit être pratiquée sur-le-champ , ou différée. — Opinion de Faure :
combattue par Boucher, discutée et rejetée par l'auteur. — Doit être pratiquée sur-le-champ .-raisons de ce précepte. I, oçgetsuiv^oi et s..
Conseillée dans les plaies d'armes à feu toutes les fois que la consolidation des fi agmens est empêchée par l'abondance et les qualités délétères de la suppuration. I, 416 et suiv. I, f\i& et sniv.
Amygdale» (engorgement chronique
Du Traité des Maladies Chirurgicales. j
,&!A).— Aéténomméimproprement gonflement squirrheux.--Est l'effet d'une inflammation chronique de la gorge. — Est plus fréquent chez les enfans et chez les jeunes gens que chez les adultes et les vieillards.
VI, 428, VI, 429 Signes diagnostiques de la maladie. 43o. — Traitement. Les scarifications ont réussi quelquefois , mais sont le plus souvent insuffisantes. 43 1. — La ligature conseillée par plusieurs auteurs ne peut être employée que dans le cas ou l'amygdale est supportée par un pédicule étroit. 43 1. — Les caustiques ont été employés quelquefois avec succès ; mais leur application est incommode, difficile, douloureuse, et peut avoir de grands inconvéniens : manière de les employer. 432. —Cautère actuel, ses avantages, ses inconvéniens, moyens de le porter sur les tousilles. VI, 433, VI, 434.— La rescision des amygdales est le moyen le plus sûr, le plus prompt et le plus efficace contre l'engorgement chronique de ces glandes : peut être faite avec un histouri ou avec des ciseaux : bistouri imaginé par Caqué : par l'auteur : description et usage de la pince de Museux pour saisir l'amygdale tuméfiée. VI , 435 et suiv. — Manière d'employer les ciseaux et le bistouri; description des différens procédés opératoires usités pour l'ablation de ces glandes. 438 etsuiv.-Hémorrhagie, son peu de danger , moyens de l'arrêter si elle devenait inquiétante. 441# -^-Prévenir et combattre l'inflammation qui suit ordinairement l'opération.— Extraction des calculs qui se forment quelquefois dans l'épaisseur des amygdales", dont la présence détermine l'engorgement squirrLeux de ces glandes. VI , 442, VI, 443.
Ankl. Inventeur de la méthode d'opérer les anévrismes, qui consiste à lier le vaisseau au-dessus de la tumeur sans ouvrir celte dernière.
-- Opération qu'il pratiqua à Rome.
— Sa méthode remise en vigueur parMolinelli et Desault. — Perfectionnée par Hunter. II, i43 et suiv.
Anévrismalk (varice). Voyez Varice.
Anévrisme. -- Définition. — Distingué en anévrisme vrai, etenanévrisme faux primitif, consécutif ou variqueux. — Quelques auteurs ont encore voulu admettre l'anévrisme mixte. — Cette dernière variété doit se rapporter à l'anévrisme vrai ancien et volumineux : discussion sur ce point d'anatomie pathologique : expériences de Hunter , Home et Scarpa. II, 84 et suiv.
Anévrisme vrai. Est une tumeur formée par le>ang artériel , contenu dans une portion d'artère dont les tuniques sont dilatées. — La dilatation des trois tuniques n'est pas admise par tous les auteurs : est démontrée par unfaitanatomique:
n'existe plus dès que l'anévrisme a pris un grand développement.
— Caractères analomiques des tumeurs anévri.smales etducoagulum qu'elles renferment. — ■ Dilatation énorme des artères collatérales. II, 90 et suiv. — Symptômes de l'anévrisme vrai — Tumeur d'abord peu volumineuse. — Battemens isochrones à ceux du pouls. — Douleur ordinairement peu sensible. — Accroissement rapide et subit de la tumeur. — Engorgement inflammatoire, amincissement, ulcération , rupture de la peau. ■ — Distension, amincissement, refoulure, destruction des tissus environnans. — Explication des divers phénomènes qui accompagnent les tumeurs anévrismales. II, 96 et suiv. — L'anévrisme vrai est quelquefois multiple; il peut se montrer sur toutes les artères de l'éeonomie. II, 102 et s.
-Causes : effort latéral du sangcontre les parois du vaisseau ; affaiblissement des parois du vaisseau dépendant d'efforts, d'extension : contusions , courbures* des artères. - Caractères spéciaux de l'anévrisme.
— A été pris pour un abcès par des ehi rurgiens peu expérimentés. — Abcès compliquant un anévrisme.
— Diagnostic différentiel des tumeurs humorales et des anévrismes.
II, io5, II, 106 et suiv. — Pronostic.— Est toujours fort grave. — Il existe des cas de guérison spontanée. — L'anévrisme est d'autant plus dangereux qu'il est placé plus près du tronc . qu'il existe moins débranches collatérales, que l'artère est située plus profondément , qu'il a amené plus de désordres dans les parties environnantes. II, i 12 et suiv. — Traitement. — Doit tendre à l'oblitération du vaisseau. — Traitement palliatif: doit être employé pour les anévrismes que l'on ne peut opérer. — Méthode de Valsalva et d'Albertini , peu efficace dans la plupart des cas ; compte pourtant quelques succès; doit être abandonnée toutes les fois qu'on peut tenter la compression ou la ligature de l'artère. II, 1 17 et suiv» — Compression de l'artère, manière de la pratiquer. — Ses avantages et ses inconvénient discutés. — Cas dans lesquels on peut l'employer. II, 125 et suiv. [Voy. Compression. ) — Ligature; est le moyen le plus efficace pour guérir les anévrismes. — Se pratique de deux manières, par la méthode ancienne ou par celle dite de Hunter. — Méthode ancienne; placer un tourniquet sur l'artère principale, inciser dans la direction de l'artère malade jusqu'à la tumeur; ouvrir le sac anévrismal, le débarrasser des caillots qu'il contient. — ■ Introduire une sonde dans la cavité de l'aitère, passer un fil autour du vaisseau , placer une ligature d'attente. — Serrer la première ligature à l'aide d'un nœud simple. — Constriction circulaire du vaisseau , son aplatissement. — Utilité des ligatures d'attente. — Lier le bout inférieur de l'artère. — - Eviter de compren-
dre dans la ligature les nerfs qui avoisinent la tumeur. II , i3i et suiv. — Procédé de Bertrandi rejeté. II , i45. — Méthode d'Anel , rappelée par Molinelli , suivie par Desault, modifiée par Hunter. II, i43 et suiv. ■ — Méthode de Hunter:
consistée lier le vaisseau beaucoup au-dessus delà tumeur. — Pratiquée , avec succès variés, par un grand nombre de chirurgiens. — A été modifiée par Scarpa, par Jones, par Maunoir , par Dubois. — Examen de ces modifications. — Parallèle entre la méthode ancienne et la méthode de H-unter; préférence accordée par l'auteur à cette dernière dans la généralité des cas. - Circonstances dans lesquelles la méthode ancienne doit être plutôt suivie. II, i44 •> H.« *4^ et S{i'iy. — Méthode de Brasdor, consistant à lier le vaisseau au-dessous de la tumeur ; discutée par Desault ; pratiquée par Deschamps et par Vernet ; proscrite entièrement par l'auteur. II, 149, H •> i5j et suiv. -- Pansement nécessaire après l'opération ; accidens , hémorrhagie , gangrène. II, 160, II, 162 et suiv.
Anévrisme faux primitif. — Défininition. — Reconnaît pour cause la lésion d'une artère par un instrument piquant. — S'observe plus fréquemment dans les parties où les artères sont situéessuperficieîlement. — Signes diagnostiques ; jet de sang artériel ; infiltration sanguine dans les tissus environnans.
— Pronostic plus ou moins grave 1 accidens qui suivent la lésion d'une grosse artère. — Indication curative: procurer l'oblitération du vaisseau. ■ — La compression sera tentée lorsque ce vaisseau sera d'un petit calibre et adossé à un os, dans tout autre cas elle ne peut que pallier le mal. — La ligature doit toujours être préférée; manière de la pratiquer. II, i56, II, i65 et suiv.
AsiiVRlS-ME FAUX CONSÉCUTIF, — Défi-
Du Traité des Maladies Chirurgicales* 9
nition. — Anatomie pathologique ; refoulement des parties environnantes ; caillot fibrineux; foyer de sang liquide ; communication du vaisseau avec la poche anévrismale.
— Mécanisme de la formation et du développement de l'anévrisme faux consécutif. — Son accroissement est moins rapide que celui de l'anévrisme vrai. — Signes diagnostiques : tirés des commémoratifs, de la plaie des tégumens, du caractère de la tumeur. — Pronostic : le même que pour l'anévrisme vrai. — L'anévrisme faux consécutif peut dépendre d'une cause interne , c'est-à-dire d'une lésion vitale des tuniques internes d'un vaisseau; le pronostic -st alors beaucoup plus grave , parce qu'il peut exister une dialhèse anévrismale. II , i65 , II, 175, et suiv.
Anévrisme variqueux. — A été encore appelé varice anévrismale. — Définition. — N'est connu que depuis le dernier siècle. — Causes et mécanisme de sa formation : plaie d'une artère communiquant dans une veine. — Reconnaît la saignée pour cause la plus ordinaire. — Se complique souvent d'anévrisme faux circonscrit et intermédiaire. — Signes diagnostiques tirés des commémoratifs , de la plaie des tégumens , de la situation de la tumeur et de ses battemens ; bruissement particulier. — Signes diagnostiques et différentiels de la complication d'un anévrisme faux circonscrit. — Pronostic moins fâcheux que celui des autres anévrismes. — Traitement palliatif: éviter les exercices pénibles, tenir le membre dans une position élevée. — Traitement euratif; ligature du vaisseau. Il, ij5, II, i83 et suiv.
Anévrisme en particulier. Des artères temporale, auriculaire postérieure, carotide, axillaire, brachiale, radiale, cubitale, fémorale, poplitée.
( Voy. ces mots).
Ainévrismes guéris par la compression
ou par l'opérât i on (observation d'), II, 204 et suiv., II, 233 et suiv.
Anévrisme double. II, 276.
Anévrisme de Pott. N'est autre chose qu'une tumeur fongueuse sanguine accidenîelle. II , ?»22.
Anévrisme ( des corps caverneux ) »
( Voy. Verge. )
Angine. — Inflammation des glandes amygdales et du voile du palais.
— Est une maladie fréquente qui règne quelquefois épidémiquement au printemps et en automne. VI , 4o5, VI, 4.06. — Les symptômes de l'angine tousillaire varient suivant qu'elle est aiguë ou chronique, légère ou intense , et suivant qu'elle occupe les deux amygdales ou bien une seule ; symptômes de l'angine tousillaire aiguë. 4o6 et suiv. — Durée de la maladie, ses terminaisons. 4*o. — Signes auxquels on reconnaît que la maladie doiV se terminer par résolution, [^w.
— Par suppuration. 4*0. — Par induration. 411- — Par gangrène.
4i2. — Le traitement de cette phlegmasie varie suivant l'intensité de la maladie , rembarras qu'elle détermine dans la déglutition et dans la respiration , et le mode de sa terminaison. -- Traitement de l'angine bénigne , de l'angine gravi. 412 et *uiv. — Conduite à suivre dans le cas où il se forme un abcès dans l'amygdale.
4i4 et suiv. — Scarifications conseillées pour procurer un prompt dégorgement des parties. ^.16.
— Traitement dans le cas où l'angine se termine par gangrène. VI, 417, VI, 418.
Angine gangreneuse ou maligne. — Inflammation gangreneuse de la gorge , accompagnée de tous les symptômes généraux d'une fièvre putride. — Cette angine est épidémique et paraît contagieuse. — Elle affecte principalement les personnes d'une constitution débile.
VI, 4 1-8. — Examen des causes de l'angine maligne. VI, 419« — Yîfr
drômes, invasion, symptômes locaux , généraux ; durée , terminaisons de la maladie. VI, 42o et suiv. — Lésions anatomiques rencontrées à l'ouverture des cadavres. VI,4,;,4o VI , h 2 5. -Traitement général dirigé contre les complications de la maladie. VI7 425, VI, 426. — Traitement local antiphlogistique. 427. --Usage des purgatifs et des minoratifs après la guèrison de la maladie. VI , 427.