‹ Traité des maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent. Table analytiqueChapitre 5 sur 17 · VL · texte numérisé non relu

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Angine Laryngée. ( Foy. Laryngée.) Angine laryngée œdémateuse. (Foy.

Œdème de la glotte.) Angine trachéale. ( Foy. Laryngée.) Anrylose. — Etat d'une articulation diarthrodiale , dans lequel les mouvemens des os qui la composent sont entièrement abolis ou extrêmement gênés. — Se distingue en vraie ou complète et en fausse ou incomplète. — Peut affecter plusieurs articulations, et quelquefois toute celles du corps ensemble. — Causes : l'immobilité d'une articulation long-temps continuée : une maladie de l'articulation : lorsque l'articulation est tenue longtemps immobile , la sécrétion de [la synovie diminue, les surfaces articulaires perdent leur poli , les ligamens et les tendons contractent de la rigidité : si l'articulation s'enflamme , les surfaces articulaires contractent des adhérences entre elles, et des points osseux ne tardent pas à les unir. — L'ankylose qui survient à la suite des fractures tient toujours à l'immobilité dans laquelle est resté le membre., ou à l'inflammation qui s'est propagée jusqu'à l'articulation ; et non à l'épanchement du suc osseux dans la cavité articulaire, comme le croyait J.-L. Petit. — Les luxations, les plaies des articulations, i'hydropisie articulaire, et surtout les tumeurs blanches, sont les causes les plus fréquentes de l'ankylose. — Cette même maladie peut

survenir lorsque la peau et le tissu cellulaire qui environnent, une articulation ont été détruits par la gangrène ou par une brûlure, et qu'il s'en est suivi l'adhérence des tendons. -Le même accident peut dépendre de l'encroûtement des ligamens par le phosphate calcaire.

IV, 555 et suiv. — Signes diagnostiques. Impossibilité ou presque impossibilité de faiie exécuter des mouvemens à une articulation.

— On reconnaît qu'elle est complète aux connmémoratifs suivans :

fracture dans le voisinage de l'articulation : inflammation violente de la membrane synoviale, tumeur blanche. IV. 567 et suiv. — Pronostic. L'ankylose dépendante de la soudure des os à la suite d'une tumeur blanche, d'une plaie d'articulations, et en généralde toutes les maladies articulaires dans lesquelles les os sont cariés, est absolument incurable. — L'ankylose fausse ou incomplète cède presque toujours aux secours de l'art. — Considérée en elle-même l'ankylose n'est pas dangereuse. IV. 569 et suiv. — Traitement. Se rapporte seulement à la fausse ankylose. — Rendre aux ligamens et aux muscles leur flexibilité et leur extensibilité naturelles à l'aide de fomentations émollientes, de douches d'eau chaude ou légèrement excitante, d'embrocations huileuses. — Quand les ligamens et les muscles commencent à être relâchés, faire exécuter des mouvemens gradués insensiblement à l'articulation ankylosée.

— Utilité des moyens mécaniques pourallonger les muscles rétractés.

IV, 4joet suiv.

Anodins (topiques.)-GsiS dans lesquels ils sont particulièrement indiqués.

Anodins les plus usités. — Doivent être employés avec prudence, causent quelquefois des accidens. 1,47»

1 . 4S. — Appliqués sur la partie blessée ils ont paru avantageux dans le cas de tétanos. I, S02.

Du Traité des Maladies Chirurgicales.

Antévehsion de la matrice. Voy. Matrice.

Anthrax benln. — Est une tumeur inflammatoire et gangreneuse. — A son siège dans le lissu cellulaire sous-cutané et dans les tégumens. — Ressemble beaucoup au furoncle. — Peut affecter toutes les parties du corps. — Symptômes locaux, caractère particulier de la douleur, de la coloration. — Escarre. — Bourbillon large , profond , s'échappe par lambeaux pa-f des ouvertures multiples. — Symptômes généraux quelquefois graves. — Pronostic en général peu fâcheux, relatif à l'intensité , à la profondeur, au siège, aux complications de la maladie. ■ — ■ Traitement : les ahtiphlogistiques sont inutiles et souvent préjudiciables.

Evacuans, toniques. —Cataplasmes émoliiens , topiques maturatifs. — Excision de la peau. II, 56 et suiv.

Anthrax malin non pestilentiel. — Caractères spéciaux delà partie affectée de charbon. — Symptômes généraux nerveux très -graves. — Marche extrêmement rapide. — S'élend très -profondément dans les tissus. — Le pronostic, toujours extrêmement fâcheux , varie à raison de l'étendue, de l'intensité et de la marche de la maladie. — Est quelquefois la crise d'une fièvre de mauvais caractère. — Traitement interne : le même que celui des fièvres adynamiques et ataxiques :

évâcuans , toniques. — • Traitement externe : cautérisation de la pustule gangreneuse; favoriser la chute de Tescarre à l'aide des émoiliens et des ihaturatifs. II , 54 et suivantes.

Anthrax malin pestilentiel. — Est un des symptômes de la pet te. — Ne se montre guère que vers le milieu de la durée d'une épidémie pestilentielle. — 3\Te se manifeste jamais dans les parties où les bubons s'observent ordinairement.

— Symptômes locaux; accroissement progressif du bouton gangreneux : étendue de l'escarre. — Est souvent multiple. — Elimination de la partie gangrenée. — Même traitement que pour l'anthrax malin non pestilentiel. — L'extirpalion de la tumeur est inutile et souvent dangereuse. — Les scarification.^ sont nuisibles. II , 61 et suiv.

Ahtiphlogistiques. — Font la base du traitement des inflammations. — Manière de les administrer. 1 , 37, I, 58.

Antiscoebutiques. — Conseillés dans le traitement prophylactique des abcès par congestion. I, 92. — peuvent être fort utiles pour arrêter les hémorrhagies chez les individus affectes de scorbut. ■ — Histoires de maladies y relatives.

I, 276 , 1 , 277 et suiv.

Antispasmodiques. — Regardés comme très-efficaces dans le traitement du tétanos. 1 , 20,5 et suiv.

Anus {rétrécissement congénital de /') .

Ce rétrécissement peut exister a des degrés fort variables. X, 2. — Ce vice de conformation est fort dangereux et nécessite de prompts becours. 2. — L'indication thérapeutiques est d'agrandir l'anus afin de rendre libre la sortie des excrémens. i. — On satisfait a cette indication en introduisant des corps dilata ns, ou en pratiquant une incision : histoire de maladie rapportée par l'auteur. X, 2 et suiv.

Anus (imperfora lion de /'). — Ce vice de conformation fait périr la plupart des enfans qui en sont attaqués. X, 6. — Symptômes particuliers dont s'accompagne cette maladie. X, 7 et suiv.

— Im perforation interne avec orifice apparent à l'extérieur. — Dans ce vice de conformation l'ouverture de l'anus est bien conformée; mais l'obstacle qui relient les matières se trouve plaré plus haut. X, S. — Le péril est plus ou moins grand selon la si-

tuation et la nature de l'obstacle qui arrête les matières stercorales ; procédé opératoire. 9 et suiv. — Il n'est souvent pas possible de pratiquer une incision convenable, et l'enfant ne tarde pas à périr. X, 1 1 et suiv.

— Imperforation par une membrane qui couvre l'anus. Dans cette espèce d'imperforàtion , l'anus est organisé comme dans l'état naturel; mais une membrane plus ou moins épaisse en ferme exactement l'ouverture. X, 12. — Cette imperforation est la moins fâcheuse de toutes ,on la guérit aisément en pratiquant de bonne heure une incision sur la membrane. X, i5 et suiv.

— Imperforation sans aucune trace d'ouverture , l'anus étant fermé par la peau. L'épaisseur de cet obstacle est tantôt plus, tantôt moins considérable , suivant que l'anus est bouché par la peau seule, ou par la peau et du tissu cellulaire, ou par une espèce de prolongement charnu. X, \(\.. — Ce vice de conformation est le plus souvent mortel; le chirurgien doit à tout hasard pratiquer une incision dans le lieu de l'ouverture présumée de l'anus. X , 16 et

■Im perforation de l'anus avec ou-

tèration du rectum. -Faits de ce genre cités par divers auteurs. X, 22.

— Imperforation sans intestin rectum.— Faits de ce genre rapportés par les auteurs. X, 23 et suiv.

--Imperforation de l'anus naturel accompagné d'un anus extraordinaire.

""^Dansce vice de conformation , l'intestin qui tient lieu du rectum aboutit à un des points de la circonférence du bas-ventre, où il fait fonction d'anus. — Faits de ce genre rapportés par les auteurs.

X , 24 et suiv. — Considérations générales sur l'imperforation de l'anus. 25 et suiv. — Anus artificiel pratiqué par Littre et par Duret; procédé mis en usage par ces auteurs, 26 et suiv. — Modification apportée par Callisen. X, 29 et suiv.

Anus [abcès de ta marge de /' ). Ces abcès sont très-fréquens; ils se distinguent en gangreneux, phlegmomeux et tuberculeux. X, 99 et suiv.

Abcès gangreneux de la marge de l'anus. — Leur développement est quelquefois spontaué, d'autres fois ils ont pour cause des corps irritans. X, 100. — L'ouverture de ces abcès doit être faite aussitôt que la tumeur commence à s'amollir et présente de la fluctuation à sa partie moyenne. X, 100 et suiv.

verture du rectum dans la vessie. X, Abcès phlegmoneux à la marge de l'a'

1 j . — On trouve dans les auteurs un grand nombre d'observations de cette espèce. 18 et suiv. — Ce vice de conformation est absolument incurable, il serait dangereux de pratiquer une opération. X, 19 et suiv.

— Imper foraiion de l'anus avec ouverture du rectum dans le vagin.-- Cette espèce^ d'imperforàtion n'est pas toujours mortelle. Les auteurs en rapportent de nombreux exemples.

X, 20 et suiv. Conduite du chirurgien dans cette circonstance. X , — Impenforaiion de l'anus avec obli-

nus. — Se déclarent quelquefois à la:suite d'une maladie aiguë dont ils semblent être la crise ; le plus souvent on ne peut saisir la cause qui les a déterminés. X, 101. — Marche , symptômes de cette affection.

101. — Disposition anatomique de ces abcès. 101 et suiv. — Ils doivent être prumptement ouverts , et aussitôt que la fluctuation commence à être sensible ; manière d'ouvrir et de panser ces abcès , 102 et suiv. — Signes auxquels on reconnaît que la maladie ne doit pas se terminer par une fistule :

conduite du chirurgien dans le cas

Du Traité des Maladies Chirurgicales.

où la maladie se terminerait par une fistule. X, io5etsuiv.

Jbcèstuberculeux à la marge de l'anus.

—Dépendent presque toujours de la perforation de l'intestin, produite elle-même par l'inflammation d'une hémorrhoïde interne ; le plus souvent il dégénère en fistule ; traitement de ce genre d'abcès.

X, 107 et suiv.

Anus (fistules à V ). — Elles succèdent constamment à un abcès formé dans le voisinage de cette partie. X, 108. — Ces fistules sont de deux espèces, savoir : les fistules stercorales et les fistules non stercorales. 108. — Ont été encore divisées en complètes et incomplètes , 108. — Plusieurs auteurs ont révoqué en doute l'existence des fistules à l'anus sans perforation de l'intestin : observation de l'auteur à ce sujet, 109 et suiv. — La fistule stercorale complète se présente sous plusieurs formes et a reçu à iaison de ces formes des dénominations particulières. X, ito. — Signes diagnostiques des fistules stercorales complètes. 111. — On peut les confondre avec certaines espères de fistules urin aires : diagnostic différentiel. 1 1 1 et suiv. — Elles ne sont pas susceptibles de guérir spontanément; mais dans le plus grand nombre des cas elles peuvent être traitées par les moyens chirurgicaux. 112 et suiv. — Signes auxquels on reconnaît la fistule stercorale borgne interne. X, 11 5. — Les principaux moyens conseillés pour la guérison des fistules complètes et incomplètes , sont les injections, les suppositoires emplastiques , les caustiques, la ligature, l'excision et l'incision, 1 13 et suiv. — Inutilité des injections , n4» — Les suppositoires emplas.tiques ne conviennent que dans les ■fistules récentes superficielles.! 14.

— Les caustiques sont maintenant généralement abandonnés. 1 14. — L'excision vantée par les chirurgiens

anciens , est proscrite aujourd'hui»

1 1 5. — La ligature et l'incision sont aujourd'hui les deux seuls procédés que l'on suive, 11 5. — Procédés de Foubert et de Desault pour la ligature. X, it5 et s»iv. — L'incision est dans tous les cas préférable aux autres méthodes : elle consiste à fendre toutes les parties comprises entre le trajet fistuleux, l'intestin et l'anus inclusivement. 1 17. — Instrumens dont on se sert pour cette opération ; manière de la pratiquer.

1 18 et suiv. — Modifications apportées au procédé opératoire lorsque l'orifice interne de la fistule est placé à une certaine hauteur. 119 et suiv. — Indications particulières selon les différentes complications des fistules. 120 et suiv. — Mode de pansement consécutif à l'opération. X, 121 et suiv.- — Traitement des fistules non stercorales qui succèdent à un abcès formé dans le tissu cellulaire graisseux qui environne l'anus. X, 124 et suiv.

Anus ( fissure de /'). — Cette maladie n'a point été décrite jusque dans les temps modernes. X, 125 et suiv. — Observée et décrite pour la première fois par l'auteur.

127. — Attaque presque exclusivement les adultes. — Les hémorrhoïdes en sont la cause la plus ordinaire, i 28. — Début , marche , symptômes de la maladie. 128 et suiv. — Cette affection est constamment accompagnée de la constriction spasmodique des sphincters del'anus. X, i5i. Elle peut être congénitale, 102. — Traitement; histoire de maladies relatives à la gerçure de l'anus, avec constriction spasmodique des sphincters.

X , i34 et suiv.

Anus (affections vénériennes de /').

Voy. Rectum (affections vénériennes du ) .

Anus contre nature. — Ouverture de la paroi abdominale par laquelle les matières fécales s'échappent en totalité. VIII, 181. — Se forme

le pins ordinairement après la gangrène de l'intestin dans le cas de hernie ; est quelquefois aussi la suite de plaies pénétrantes dans l'abdomen avec issue de l'intestin, ou d'un abcès dans lequel une portion qui a contracté des adhérences avec la paroi du ventre se trouve comprise. 182 et suiv. — Nature des matières fécales qui s'échappent par l'anus contre nature. iS3 et suiv. — Appareils et bandages imaginés pour empêcher les matières fécales de s'épancher au dehors. i85 et suiv. — L'influence de l'anus contre nature sur la nutrition est différente suivant la partie du canal intestinal où il se trouve.

i85 et suiv. — De tous les accidens auxquels sont exposées les personnes qui rendent leurs excrémens par un anus contre nature , le plus fâcheux et le plus fréquent est le renversement ou la chute de l'une ou des deux portions de l'intestin ; mécanisme de ce renversement } et accidens qu'il détermine; moyens d'y remédier. VIII, 187 et suiv. — Lecat est le premier qui ait eu l'idée de tenter la guérison de l'anus contre nature; relation de ce fait. 198 et suiv. — La suture ne peut être dans ce cas d'aucune utilité. 201. — Méthode proposée par Desault; fait rapporté par le même auteur à l'appui de cette méthode. VIII, 201 et suiv.

Aphtes. — Tuhercules blanchâtres , superficiels,, ronds, de largeur variable , occupant les lèvres, les gencives, la partie interne des joues, la langue , le palais , la luette , les amygdales, le pharynx, l'œsophase, l'estomac et le canal intestinal. — Ne doivent pas être confondus avec les petits ulcères superficiels qui se développent sur la membrane muqueuse de la bouche. VI, 465.

Jipthcs des adultes. — Régnent en- -démiqnpment chez quelques peuples du Nord. — Signes précurseurs , symptômes locaux et géné-

raux de la maladie. 464 et suiv. — Le traitement est générai et local; le traitement général est subordonné à la maladie pendant laquelle les aphtesparaissent. — Dans le traitement local on doit avoir pour objet de faciliter la séparation et la chute des croûtes aphteuses. VI, 467, VI, 468. — Jphtes des noilueau-nès. — Cette maladie a encore reçu le nom de muguet], blanchet , etc., etc. — 1»

Examen de l'influence des causes prédisposantes et efficientes de la maladie. [ — Caractères diagnostiques, symptômes locaux et généraux du muguet bénin et du muguet malin ou gangreneux — Traitement prophylactique. — Soustraire les enfans aux causes capables de produire la maladie,' — Examen des remèdes locaux et de leur modification. — Traitement général; indications curatives. VI, 4/4 et suiv.

Aponévroses. --Ne jouissent pas d'une propriété contractile. — Compriment les parties tuméfiées et en déterminent l'engorgement et la grangrène. I, 111 et suiv. — Doivent être incisées, débridées, dans les cas d'engorgemens inflammatoires considérables. I, n4et suive

Appareil. -Assemblage des objets nécessaires pour pratiquer une opération , et des choses propres au pansement. — Se compose desinstrumens, de la charpie et de ce que l'on prépare avec cette substance, des emplâtres, des compresses, des bandes, des bandages, des lacs et des machines. V, 6 et suiv.

Appareil compressif. — Employé pour arrêter les hémorrhagies. — Sa description. — Est moins convenable dans certains cas que le tourniquet.

— Ne doit être appliqué que lors qu'il existe un point d'appui solide pour l'artère. 1 , 260. — 1 , 261.

Appareil [grand). Voy. Vessie (calculs de la).

Appareil ( huui ). Voy. Vessie ( calculs de la).

Du Traité des Maladies Chirurgicales.

Appareil (petit). Voy. Vessie ( calculs de (a).

Appareil (premier). — Epoque à laquelle on doit le lever. — Moins douloureux à lever qu'on ne l'imagine. 1 , 232 et suiv.

Aqueuse ( humeur )« (Voy. Humeur aqueuse.")

Armes a feu (plaies cl'). ( Voy. Plaies d'armes a feu.)

Arquebuse (plaies cC). (Voy. Plaies d'armes à feu.)

Artères. — Se froncent, s'allongent, se rompent inégalement dans les plaies par arrachement , ce qui empêche l'hémorrhagie d'avoir lieu, I, 4205 I» 422. — Leurs tuniques interne et musculeuse ne sont susceptibles que d'un léger degré d'extension, II , 95.' — Leur membrane interne peut s'enflammer et s'ulcérer , II , 96. ■ — Toutes les artères peuvent être affectées d'anevrisme , II , 102. II, io3. — Leur ulcération peut devenir la cause d'anévrismes faux spontanés , II , 170. II, 181.

Artères (contusion des ). — Est suivie quelquefois d'un anévrisme faux primitif. — Affaiblit les parois vasculaires , I, 442« I? 545.

Artères (ligature des). V. Ligature.

Artères (plaies des). Division transversale complète du vaisseau. Piétraction peu considérable des bouts de l'artère. — Contraction des parois du vaisseau, diminution de son calibre. — Oblitération spontanée des petites artères. — Mode d'oblitération des grands vaisseaux. — Opinion de J.-L. Petit, dePouteau.

1 , 247 et suiv.

Artères (plaies latérales des ). — S'effectuent de trois manières. — N'empêchent pas la circulation de continuer dans le vaisseau. — S'agrandissent par la rétraction des fibres artérielles. — S'oblitèrent spontanément par un caillot , suivant J.-L. Petit; histoire de maladie y relative. 1 , 25o et suiv.

Artère (ranine). — Son hérrorrhagie

doit être arrêtée par la cautérisation.

I, a56, 1, 257 et suiv. — Temporale, occipitale, tibiale antérieure, pe'dieuse, radiale, leur hémorrhagie peut être arrêtée par la compression latérale.— Iniercortale, honteuse interne , leur hémorrhagie ne doit être arrêtée que parla compression latérale. I , 260 et suiv.

Artériotomie. (Voy. Saignée.) Articulations (plaies simples des).—- Par instrumens piquans. — Signes diagnostiques. — Situation, direction de la plaie, écoulement de synovie. — Pronosiic ordinairement n'est nullement fâcheux; il survient quelquefois des accidens graves par suite de l'inflammation de l'articulation. ■ — Traitement. Réunir par première intention : topiques résolutifs, repos absolu. IV, 407 et suiv.

Articulations (plaies simples des). — ■ Par instru mens tranchans. — Sig?ies diagnostiques : solution de continuité des parties molles au niveau d'une articulation : issue de la synovie au moment de la blessure, et lorsqu'on comprime la partie.

— Pronostic. Peu fâcheux lorsque la plaie a été promptement réunie.

— Traitement. lié union immédiate , situation du memhre relative au lieu de la fracture. — Bandage roulé autour de l'articulation.

IV , 4*o et suiv.

Articulations ( plaies compliquées des). — Peuvent se compliquer, comme toutes les plaies, de la présence d'un corps étranger,d 'hémorrhagie , de douleurs vives, de paralysie, de convulsions, de tétanos et d'inflammalion des parties molles. — Complication de l'inflammation de la membrane synoviale.

— Causes : mouvemens imprimés à la partie, altération générale des humeurs, état saburral des premières voies : impression de l'air sur les surfaces articulaires : lésion des cartilages et des os; application de médicamens acres sur les sur-

faces articulaires ; tamponnement de la plaie ; écarts de régime. ■ — Signes diagnostiques : douleur profonde plus ou moins vive, gonflement , chaleur de l'articulation , suppuration séreuse , fièvre inflammatoire violente, délire : suppuration plus abondante, abcès , clapiers purulens, fièvre hectique, diarrhée colliquative;dansquelques cas plus favorables, diminution de la suppuration; ankylose. — Pronostic. Toujours fâcheux : amputation souvent nécessaire, si les accidens inflammatoires et l'abondance de la suppuration compromettent les jours du malade. — Traitement. Saignées générales et locales, diète, boisson s émollientes, topiques émolliens et anodins, ou-

, verture des abcès aussitôt que la fluctuation est manifeste , contreouveitures pour empêcher le croupissement et la résorption du pus :

injections détersives peur entraîner le pus altéré. — Dans le cas où un vice scrophuleux aurait carié les surfaces articulaires, les abcès ne seraient ouverts qu'à la dernière extrémité. — Histoires de maladies y relatives. I V , 4 « 5 et suiv.

Articulations [corps étrangers qui se forment dans les). — Corps durs , arrondis , cartilagineux,, qui se forment dans l'intérieur des capsules articulaires. — N'ont point été observés par les anciens : Ambroise Paré , Pèche lin , Monro , sont les premiers qui enaientfait mention.

— Ces corps peuvent être multiples ; Haller en a rencontré une vingtaine dans l'articulation de la mâchoire inférieure .--Leur volume et leur forme est aussi variable que leur nombre. Le plus souvent ils sont libres dans l'articulation , quelquefois ils sont adhérens par un filet ligamenteux plus ou moins long. — Leur consistance et leur composition intime est également fort variable. — Causes. Fort incertaines: selon Monro ils proviennent

de fragmens des cartilages articulaires : selon d'autres ils sont formés par l'agrégation de molécules d'une substance contenue dans la synovie. — Diagnostic rarement difficile; douleurs plus ou moins vives dans l'articulation , avec ou sans gonflement des parties molles environnantes ; violente douleur au moment où le corps étranger s'engage entre les deux surfaces articulaires; sensation d'un corps dur, saillant, plus ou moins volumineux, qui se déplace avec facilité et se montre principalement du côté interne de l'articulation.

— Pronostic généralement peu grave ; la maladie n'est dangereuse que par l'opération qu'elle nécessite le plus souvent. — Traitement.

Indications curatives: fixer le corps étranger dans un endroit de l'articulation où il ne cause aucune gêne, et lorsque cela est impossible l'extraire par une incision faite aux tégumens et à la capsule. — ire indication , compression et immobilité de l'articulation , le corps étranger se trouvant placé dans une position convenable. — 2e indication. Manière de pratiquer l'incision et d'extraire le corps étranger. — Réunion de la plaie par première intention. — Repos absolu du membre.' — Dans le cas où l'inflammation de l'articulation deviendra violente , on emploiera les saignées générales et locales , la diète , les topiques émolliens et anodins. IV, Ifii et suiv.

Articulations. (Hydropisie des) Voy.

Hydropisie.

Articulations. {Tumeurs blanches ou fongueuses des ) Voyez Tumeurs blanches.

Articulations contre nature. — Ont lieu quand les deux fragmens d'un os sont unis entre eux par une substance celluleuse et ligamenteuse.

I II , 94 et suiv. III , 95 et suiv. — Peuvent avoir de véritables surfaces articulaires. — S'observent le

Du Traité des Maladies Chirurgicales. in

plus fréquemment au bras. — qu'elles s'accommodent à la forme

Moyens proposés pour obtenir la du membre. — Attelles à extension

réunion immédiate des fragmens. continuelle. {Voy. extension con-

• — Frottement des surfaces des tinuelle.) III, 49 et suiv.

fragmens conseillé par Celse, bîâ- Athérowateuses (Tumeurs). — Peu-

mé par l'auteur. — Résection des vent se développer sur la mem-

deux extrémités osseuses, indiquée et prescrite par les anciens ; pratiquée avec succès par Withe , et sans succès par l'auteur: est une opération grave et dangereuse. — Séton. {Voy. ce mot.) — L'amputation est quelquefois nécessitée quand le malade est dans l'impossibilité de se servir de son membre.

III, 102 et suiv. III, io3 et suiv.

âscitk. Voy. Bas-ventre. {Hydropisie du)

Asphyxie locale» — Diffère de la gangrène. — Peut durer plusieurs jours sans amener la mort de la partie. — Histoire rapportée par la Motte. — Survient après la ligature de l'artère principale d'un membre. — Signes différentiels de la gangrène» I , ïo4 , I , io5.

Astringens. — ■ Leur mode d'action.

— Peuvent arrêter les hémorragies fournies par les artères trèspetites. I, 253.

Attelles. — Lames de bois, de carton ou de fer-blanc , destinées à maintenir des fractures réduites. — doivent être assez solides pour résister à l'action des causes qui tendent "à opérer le déplacement. — Peuvent être faites en carton ou en fer-blanc dans les fractures des petits enfans. —Leur longueurdoit être au moins égale à celle de l'os fracturé, ou s'étendre à tout le membre.— Leur nombre est relatif à la largeur et à la grosseur du membre.

— En général elles doivent environner presque toute la grosseur du membre — Doivent être appli-

brane interne des artères, et causer les anévrismes dits spontanés. II , ijS. II , 181.

Athérôme. — Nom donné aux loupes enkystées qui contiennent une matière d'un blanc grisâtre , grumeiée, d'une consistance analogue à celle de la bouillie. II, 343 et suiv. II , 4o6 et suiv. — Peut être guéri par des injections irritantes dans la cavité (du kyste. 11,352, II, 4i5.

Atrophie des testicules. Voyez Testicules.

Attritiow. — Effet des corps contondans mus par la poudre à canon.— Son mécanisme. — Forme qu'elle donne aux plaies. — Empêche le plus souvent l'hémorragie. — Désorganise les chairs et leur donne une couleur spéciale. I, 55j et suiv.

1 , 35o, et suiv.

Auditif {Oblitération du conduit). — Cette oblitération est souvent congénitale et se fait à l'aide d'une membrane. — On doit inciser cette membrane, lapercer avec untroisquaris, ou même la cautériser si elle était trop voisine du tympan.

— Cette oblitération tient quelquefois à l'absence totale du conduit :

la maladie est alors irrémédiable.

— D'autres fois, le conduit aufïitif se trouve bouché dans une portion de son étendue , par l'adhérence innée ou accidentelle de ses parois.

— On doit détruire les adhérences à l'aide du trois-quarts, et laisser la canuie queique temps dans la piaie. VI , 7 et suiv.

quées sur le bandage dont le mem- Auditif (Eiroiiesse du conduit). — Est

bre est recouvert, assujetties ou un obstacle à l'audition : n'est cu-

maintenues au mojen débandes rable que lorsqu'elle tient à l'épais-

ou de rubans de fil. — Coussins et sissement des parois. VI, 9.

remplissages que l'on doit placer Auditif {Aplatissement du conduit).

entre le membre et les attelles pour Est incurable ; introduction d'une

canule à pavillon dans ce canal.

Kuhitit (Corp sétrangers dans leconduil)

—Se forment dans le conduit auditif ou viennent du dehors. — Les premiers sont le résultat de l'accumulation et de l'épaississement du cérumen, et s'observe le plus souvent -chez les vieillards. — Les autres sontliquidesousolides. — Ils déterminent souvent des accidens graves , des douleurs intolérables , du délire, l'inflammation, la suppuration, la carie de l'oreille, etc. — Traitement : faire l'extraction des corps étrangers : divers procédés mis en usage pour parvenir à ce but; divers instrumens modifiés selon la nature des corps étrangers.

VI , 10 et suiv.

Auditif ( Inflammation de la membrane muqueuse du conduit). Causes:

Les excitans directs et indirects. — Symptômes : Chaleur , rougeur , gonflement, tintement d'oreilles , douleur insupportable , flux puriforme. Traitement : saignées générales et locales , instillation de liqueurs émollientes dans le conduit auditif. VI, 18, VI, 19.

Auditif (U Icèrations dartre us es etscrofuleuses du conduit ). — Doivent être traitées comme les maladies auxquelles elles sont dues. VI , 19 , Vl , 20.

Auditif (Polypes du conduit). — Prennent rarement naissance au fond

tées.— Chez les enfans cet écoulement est ordinairement salutaire, et ne doit point être supprimé , à moins qu'il ne fasse craindre une altération profonde de la membrane du tympan. — Le pus a quelquefois sa source dans des abcès formés sur la région mastoïdienne et dans le tissu cellulaire qui environnent la parotide. — ■ Causes, nature, traitement de ces abcès, — Le pus qui s'écoule par Poreille vient quelquefois de la caisse du tambour qui communique avec le conduit externe ; la membrane du tympan est alors perforée ou détruite. — On reconnaît que le pus vient de la caisse du tympan, aux signes qui caractérisent ordinairement la perforation de cette membrane. VI, 27 et suiv.

Auditif (Nerf). — Peut être endurci, desséché, atrophié; comprimé par une exostose , une tumeur stéatomateuse, squirrheuse , fongueuse, un épanchement sanguin ou purulent.— Effets de cette compression et moyens d'y remédier. VI, 55 et

AuRicuLAiRE postérieure ( Anévrisme de l'artère). — A été observé dans l'épaisseur de la con que de l'oreille, et amena des accidens graves. — Est fort difficile à guérir. — L'artère devra être comprimée contre le crâne. II , 1S4. II , 192.

du conduit. — Ressemblent à ceux Avant-bras (Fracture de, /'). — Dénode la membrane pituitaire. — Se 'reconnaissent avec une grande facilité.— Ne sont jamais une maladie dangereuse. — Traitement: ligature , instrumens tranchans , arrachement , cautère , caustiques. — Circonstances qui doivent déterminer le chirurgien vers tel ou tel mode opératoire. VI, 21 et,suiv.

Auditif (Ecoulement purulent du conduit). — ■ Est plus ou moins dangereux, suivant le lieu d'où il vient , les causes qui le produisent, et les parties de l'organe qui sont affec-

mination réservée à ta fracture simultanée des deux os de l'avantbras. -T- S'observe assez fréquemment.— Est produite directement ou par contre-coup. — Le déplacement a constamment lieu suivant la longueur et suivant la direction du membre. — Diagnostic facile :

déformation , douleur , impuissance, mobilité des fragmens, crépitation, — Pronostic : n'a rien de fâcheux. — Traitement : la réduction est très -facile : compresses étroites placées en avant et en ar-

lière, vis-à-\>is l'espace interosseux, bande roulée tout autour du membre et fortement serrée sur l'avant-bras. Attelle antérieure et postérieure que Ton assujettit à l'aide des bandes. Traitement relatif aux complications. Emploi du bandage de Scultet dans le cas de plaie. III, 212 et suiv. III , 214 et suiv.

Lvant-eras {Luxations de /'). — Peuvent a voir lieu en arrière, en devant et sur les côtés. La luxation en devant ne peut s'effectuer qu'autant que l'apophyse olécrane se fracture. La luxation en arrière est plus fréquente. Les luxations latérales sont de toutes les plus difficiles, à cause de l'étendue et de la disposition des surfaces articulaires.— Mécanisme de la luxation en arrière : elle s'accompagne constamment de la rupture des ligamens latéraux, et quelquefois de celle du ligament annulaire du radius : il existe dans certains cas rupture de l'artère brachiale et du nerf médian. — Signes diagnostiques : flexion plus ou moins grande de l'avant -bras, immobilité ou mobilité extrême ; saillie formée en avant par la partie inférieure de l'humérus, et en arrière par l'apophyse olécrane. — Pronostic : généralement la réduction est facile , et la maladie n'est pas très-grave quand la luxation a été réduite de bonne heure. Mais on doit porter un fâcheux pronostic quand la luxation est accompagnée de déchirure des parties molles, de rupture de l'artère brachiale et du nerf médian. — Traitement : réduction ordinairement facile. Extension, contre -extension, coaptation, selon la méthode indiquée. .

— Quand la luxation est ancienne, il ne faut pas s'obstiner à vouloir la réduire si l'on éprouve trop de résistance. — S'il y a issue des extrémités articulaires, on pratiquera la réduction, et on emploiera le trai-

tement des plaies compliquées.— Dans le cas d'issue des os et de rupture des vaisseaux et des nerfs , on devra pratiquer sur-le-champ l'amputation. — Bandage en 8 de chiffre , pour maintenir la luxation réduite. --Traitement antiphlogistique dans le cas d'engorgement inflammatoire. IV, 212 et suiv.

— Luxation en avant. — N'a jamais été observée par l'auteur. — S'accompagne toujours de fracture de l'olécrane,de rupture des ligamens.

— Pronostic toujours fâcheux ; il est à craindre que l'ankilose ne survienne. — Traitement: la réductijn faite, le bras sera placé à angle droit. IV, 227, IV, 228.

— Luxations latérales. — Elles sont fort rares, soit à cause des mouvemens du membre , soit à cause de la largeur et de la solidité des surfaces articulaires. — Elles ne peuvent être produites que par une causa extrêmement puissante. — Ces luxations sont le plus souvent incomplètes , et s'accompagnent toujours de la rupture de tous les ligamens , et souvent de celle des muscles qui se portent de l'humérus à l'avant-bras et à la main.

— Le diagnostic est toujours trèsfacile. Saillie formée d'un côté par l'humérus, et de l'autre par les os de l'avant-bras ; distorsion des muscles biceps et triceps. — Pronostic : les luxations complètes sont toujours extrêmement graves; les incomplètes n'offrent le plus souvent aucun danger, dans le cas même où rlles seraient méconnues et non réduites. — Traitement : la réduction est toujoms facile, et^n'a besoin que d'efforts extensifs peu considérables. On appliquera le bangage en 8 de chiffre, le bras sera tenu dans la demi-flexion, et entouré de compresses imbibées dans une liqueur résolutive. — S'il survient une inflammation violente , on emploiera !e traitement antipidogisiique. IV, 229 et suiv.

Avant-bras. — Luxation des os de l'avant-hras entre eux. Vo\. Radius cl cubitus.

Av kWT--BRAS{Jmputaiion de l') — {Voy.

Amputation.

Axillairë (Anévrisme de t'altère). — Peut être vrai on faux. — Diagnostic difficile. — A été guéri par Sabatier, parla méthode de^alsalva. — L'opération a été pratiquée sans succès par Desault etPelletan, et avec succès par Hall et par Keate. On doit toujours suivre la méthode de Hnntcr. II, 199 et suiv.

Bâillon. — Doit être mis entie les dents des malades affectés de tétanos. I, 294.

Bains. — Remède employé ordinairement contre le tétanos : efficace lorsqu'il est long-temps continué.

I, 296. I, 297. — Bain froid vanté par Barrère et par Wright , comme très-efficace dans le traitement du tétanos. — Employé communément dans les Indes-Occidentales.

. — Doit-être secondé par l'usage des antispasmodiques et des Cordiaux.— Est moins efficace dans le tétanos traumatique. 1 , 297 et suiv. 1 , 298 et suiv.- — Bains d'huile tiède conseillés par les anciens dans le traitement du tétanos, I, 397. — Bains alcalins vantés par Wenzel dans le traitement de la même affection. — Histoires de maladies y relatives. 1 , 3o8et suiv.

Balle. — Est restée pendant onze mois dans le bras sans produire d'accidens. I, 353. I, 354.

Balle. — Instrument contondant poussé par la poudre à canon. — S'arrête dans les chairs ou les traverse.— Change de forme et de direction selon les parties qu'elle rencontre.— Fracture les os de différentes manières. — S'enclave quelquefois dans l'extrémité d'un os long ou entre deux os. I, 35 1. 1,353 et suiv. -Caractères des plaies faites

par ks balles. I, 357. I, 359 et suiv. — Peut sortir spontanément de la plaie. I, 272. I, 274 et suiv.

L'extraction doit en être faite dès le premier moment de la blessure.

I, 374. I , 376. Extraction des balles non enclavées et enclavées.

1 ,377. I, 37g et suiv.

Balsamiques. — Servent à préserver le moignon de la pourriture , lorsque l'amputation a été pratiquée dans des tissus gangrenés. I , i55. — Employés autrefois pour favoriser la consolidation des plaies : leur emploi est inutile. II, 207.

Bandages. — Nom donné à plusieurs tours de bande placés sur une partie , ou à plusieurs morceaux de linge unis les uns aux autres , et disposés différemment, suivant l'usage auquel on les destine. — Ont des noms particuliers , tirés de leur figure, de leur direction, de leurs usages. — Sont carrés , triangulaires , étoiles , circulaires , •rampans , contentifs , compressifs , expulsifs, unissans , etc. — Doiventêtre médiocrement serrés et appliqués toujours exactement. V, 13.

Bandages. — L'un des moyens employés pour maintenir les fractures réduites. — Ne servent que fort peu à remplir cette indication. — Bandage roulé : se fait avec une bande roulée à- un chef. Manière de l'appliquer. Ses inconvéniens :

est peu efficace pour s'opposer au déplacement. — • Bandage à 18 chefs ; manière de le construire et de l'appliquer; ne mérite aucune préférence sur le bandage roulé. — Bandage de Scultet ; est composé de bandes séparées en nombre variable ; manière de le disposer et de l'appliquer; est beaucoup plus avantageux que le bandage roulé , et que le bandage à 18 chefs , surtout pour les fractures compliquées de plaies. III , 42 et suiv. III , /fi et suiv.

Bvndagrs des hernies. — Leur des-

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 21

cription, leur mode d'application.

VIII , 33 et suiv.

Bandages des plaies. — Leur but. — Leur composition est relative à la structure des parties et aux mouvemens dont elles sont susceptibles. — Préférables aux machines.

— Rendus plus simples par les connaissances, anatomiques. 1 , 189. I, 190.

Bandages unissans ou incarnatifs. — Cas dans lesquels ils conviennent.

— Peuvent être nuisibles. — Leur construction varie suivant la situation et la direction de la plaie. ■ — Description du bandage unissant des plaies longitudinales ; manière de l'appliquer ; son mode d'action. — Description du bandage unissant des plaies transversales; manière de l'appliquer. — Son mode d'action. 1 . 190 et suiv.

Bandages agglutinatifs. — Voyez agglutinatifs.

Bandelettes ( agglutinat'wcs ). — Doivent être employées plutôt qu'un morceau d'emplâtre. I, 199, 1 , 200. — Des bandelettes enduites de cérat doivent être appliquées à la circonférence des plaies pour empêcher la charpie d'adhérer et de détruire la cicatrice. 1 , 237. — Les bandelettes agglutina tives sont efficaces pour rapprocher les bords des plaies qui suppurent. — Manière de les appliquer. — Elles déterminent quelquefois un érysipèle boutonneux. 1 , 237. I , a38.

Bandes. — Pièces de linge beaucoup plus longues que larges, destinées à entourer les parties et à contenir la charpie, les compresses et les autres pièces d'appareil. — Varienr en longueur et en largeur , selon le volume des parties , et le but qu'on se propose en les appliquant. — Se roulent à un globe ou à deux globes, selon l'espèce de bandage que l'on veut faire. V, 12.

Bassin ( Carie des os du ). — Quand la carie du sacrum survient, c'est presque toujours par la face pel-

vienne , ce qui donne lieu à des dépôts par congestion au périnée, à la marge de l'anus , etc. — La carie affecte aussi souvent la crête de l'os iléon; sa tubérosité et celle de l'ischion. — Traitement : la conduite à tenir est absolument la même que pour la carie des vertèbres^et les abcès par congestion.

(Voy. ces mots). Cautérisation dans le cas de carie de la face postérieure du sacrum. Histoires de maladies y relatives. III, 53o et suiv.

III , 555 et suiv.

Îassin (Ecarlcmcnt des os du). A lieu naturellement dans les derniers temps de la gestation et à l'époque de l'accouchement. — Peut être porté au point de permettre des mouvemens très - manifestes. — Devient une maladie grave quand il est porté trop loin. — Survient quelquefois spontanément par suite de l'altération des cartilages par le vice scrofuleux. — Signes diagnostiques : douleurs dans la région pubienne, dans les aines , vers les articulations ilio-sacrées ; ces douleurs deviennent d'autant plus vives que la grossesse est plus avancée ,et que la femme fait plus d'exercice ; progression difficile , souvent impossible; mobilité des osinnominés, crépitation dans le cas d'altération scrofuleuse des surfaces articulaires; différence dans la longueur respective des deux membres pelviens. — Pronostic peu grave quand l'écartement dépend delà gestation; très-grave quand il est causé par une altération scrofuleuse de l'articulation. — Traitement : lorsque la ; maladie es t produite par la grossesse , il faut d'abord calmer la douleur et l'irritation à l'aide des émolliens et des.antiphlogis tiques , puis ensuite établir la compression autour du bassin et prescrire le repos. — Dans le cas où la maladie dépend d'un vice ^scrofuleux , les remèdes employés' contre les tumeurs bhv -

ches des articulations devront être surtout employés. IV, 129 et suiv.

Bassin [Luxation des os du). — Peut être produite, quoique très difficilement, parl'action des causes externes. — Ces luxations sont toujours incomplètes à cause de Tétendue des surfaces articulaires. — Causes : violence extrême exercée sur les os du bassin , sur la région du sacrum surtout. — Signes diagnostiques : station impossible; difficulté très - grande de mouvoir les extrémités inférieures; douleur vive répondant aux articulations des os du bassin ; différences de niveau des deux os du pubis; mobilité des os. — Pronostic : toujours très -grave à raison des complications que l'action de la cause entraîne toujours, — Traitement :

tenter le replacement des os ; combattre et prévenir les accidens inflammatoires qui peuvent survenir. IV , i44 e't suiv.

Bas- ventre. (Plaies non pénétrantes du bas-ventre par instrumens piquarts.) Ces plaies n'offrent rien de fâcheux lorsqu'elles sont peu profondes , qu'elles ne divisent aucune artère et ne blessent aucun nerf.

VII , 4o4« — Il est raie que des eprps étrangers compliquent ces plaies : s'il en existait on en tenterait sur-le-champ l'extraction. 4o5.

— Elles sont bien rarement compliquées d'hémorragie ; traitement de cette complication. 4o6.

— Un des accidens les plus graves qui puissent compliquer les plaies non pénétrantes produites par des corps piquans , c'est l'inflammation ; lieu où elle s-e manifeste plus spécialement ; ses symptômes ; moyens employés pour les combattre. 4°7 et suiv. — Cette inflammation est fréquemment suivie d'abcès dans les patois de l'abdomen. Signes auxquels se reconnaissent ces abcès. Ils doivent être ouverts promptement , et plutôt avec la pierre à cautère qu'avec le

bistouri; raisons de ce précepte chirurgical , 4«9 et suiv. — Traitement des fistules qui suivent l'ouverture de ces abcès. VII , 4 10.

Bas-ventre. ( Plaies non pénétrantes faites par des instrumens tranchons.) Sont en général moins dangereuses que celles qui sont produites par les corps piquans. VII , /j.10. — Elles diffèrent entre elles relativement à leur étendue, à leur profondeur, à leur direction, au lieu qu'elles occupent, aux accidens qui les compliquent et à ceux qui leur succèdent. 4 l 1 et suiv. — Un des points les plus importans dans le traitement des plaies non pénétrantes produites par des instrumens tranchans, est de donner une position favorable au rapprochement des lèvres de la plaie. ^.12. — Il arrive souvent qu'une hernie se forme consécutivement dans le lieu même de la cicatrice. VII , l\\7> et suiv.

Bas-ventre. (Plaies pénétrantes produites par des instrumens piquans.) Ces plaies, toujours fort graves, sont le plus souvent compliquées: i° d'inflammation du péritoine; 2°de la lésion des parties intérieures ; 3° de l'épanchement de quelque liquide ; 4° de l'épanchement d'air; 5° de la présenee d'un corps étranger. VII, 417 et suiv. — L'inflammation du péritoine s'observe trèssouvent ; son danger^ sa terminaison par suppuration. 4*8. — Caractères spéciaux, signes diagnostiques différentiels : danger relatif et absolu de la lésion des différens viscères contenus dans l'abdomen, VII , 4' 9 et suiv. — Divers liquides peuvent s'épancher dans l'abdomen à la suite des plaies pénétrantes, et produire des symptômes particuliers. Le sang et les matières fécales sont ceux qui s'épanchent le plus souvent ; l'urine et la bile quelquefois, et l'air dans quelques cas. 427« — Mécanisme de l'épanchement du sang dans la cavité de l'abdomen; symptômes particuliers

Du Traité des Maladies Chirurgicales. ^3

de cet épanchement ; sa gravité ; son traitement. 427 et suiv. ■ — Les épanchemens de bile et d'urine produisent à peu près les mêmes symptômes et avec la même rapidité; gravité du pronostic ; lésions anatomiques trouvées à l'ouverture des cadavres. Vil, 4-H et suiv.— L'épanchement d'air a lieu plus rarement que ceux dont il vient d'être question; il a lieu lorsque l'eslomac ou l'intestin a été divisé , et que le défaut de parallélisme de la plaie, des tégumens et de celle des intestins , empêche la sortie des gaz au dehors. — Il se complique ordinairement d'épanchement stercoral , et alors est mortel. VII, 435. • — Les plaies qui intéressent les parlies contenues sont plus graves à raison de leur profondeur, des vaisseaux et des nerfs qui ont été offensés, et des fonctionsde la partie blessée. 4^7» — Le traitement varie à raison de beaucoup de circonstances ; l'indication générale est de prévenir et de combattre les accidens qui accompagnent ces plaies ; moyens de prévenir l'inflammation. 4^7 et suiv. — L'épancbement du sang et des divers liquides contenus dans les viscères de l'abdomen.

428 et suiv. — Les plaies pénétrantes par instrumens piquans sont rarement compliquées de corps étrangers , surtout quand elles ont lieu à la partie antérieure de l'abdomen ; il est fort difficile de les reconnaître et dangereux d'en vouloir ob tenir la sottie. 442 et suiv. — Quelquefois on en a vu sortir par l'anus. VII, 445 et suiv.

>as-ventre. ( Plaies pénétrantes par instrumens tranchans ). — Sont toujours très-faciles à reconnaître.

Peuvent être compliquées des mêmes accidens que les plaies par instrumens piquans. VII , 444« — ' L'inflammation du péritoine estun des accidens les plus fréquens de ces plaies. 4-44- — -Elles sont accompagnées des mêmes symptômes

que celles qui sont faites par des instrumens piquans, lorsqu'elles sont compliquées de la même manière. 445. — Le pronostic est en général extrêmement grave 9 relatif toutefois au danger de la complication elle-même. 445 et suiv. — Ces plaies sont presque toutes compliquées de la sortie des viscères mobiles renfermés dans le ventre. 447- — Réduction des intestins ; procédé de réduction ; opérations préliminaires ; instrumens dont le chirurgien doit se servir ; pansemens subséquens. VII, 447 et suiv. — Les plaies pénétrantes par instrumens tranchans, sont quelquefois compliquées de la sor- Sie d'une portion de l'épiploon. — Réduction de cet organe. — Accidens qu'entraîne son adhérence aux lèvres de la plaie. — Conduite que doit tenir le chirurgien lorsque l'épiploon est étranglédans la plaie, et que la réduction ne peut être faite. 456 et suiv. — On doit renoncer à la ligature de l'épiploon. 460.

— Nature et cause des accidens que l'adhérence de l'épiploon avec la plaie amène par la suite. VII, 461 et suiv. — Conduite du chirurgien dans le cas de plaie de l'intestin (voy. estomac, intestin). VII, 465 et suiv. — Lorsqu'on a réduit les parties sorties, on doit s'occuper de la réunion de la plaie de la paroi abdominale; cette opération a re eu le nom de gàstroraphie ( voy. ce mot ). VII , 473 et suiv.

Bas -ventre ( Contusion du). — La contusion desparois de l'abdomen, lorsqu'elle n'est pas accompagnée de celle des viscères abdominaux , ne produit ordinairement aucun accident, et n'offre aucune indication particulière. VII,479et suiv.

Bas-ventre (Plaies contuses du). — Ces plaies, faites par des instrumens ordinaires . sont simples ou compliquées; traitement des plaies simples et des complications. VII, 48o et suiv.— Les plaies d'armes â

feu des parois de l'abdonren qui n'in téressent que les parties molles, représentent pas toujours des indications et des symptômes particuliers , 48 1 . - — Les plaies non péné-

téressent le reclum. VI1,5oî.— On ne doit rechercher les corps étrangers que lorsqu'il n'y a aucun risque de blesser en même-temps les viscères. VII, 5o2 et suiv.

trantes dans lesquelles la colonne Bas-ventre (Erysipèle du). — ° Ne prévertébrale est intéressée , sont plus sente aucune indication particulière. VII, 5o4.

ou moins graves, suivant le degré de lésion des vertèbres et de la moelle ; ces plaies exigent des incisions profondes et étendues en divers sens pour débrider les aponévroses , et extraire les corps étrangers, 48 1 et suiv. — Les corps contondans qui frappent l'abdomen peuvent léser les viscères de cette cavité sans y pénétrer, ou en y pénétrant. VII, 484- — Les corps contondans qui agissent sur l'abdomen sans pénétrer dans cette cavité, étendent toujours leur action à plusieurs viscères , et entraînent presque toujours la mort. 484 et suiv. — L'inflammation d'une portion du tube intestinal produite par une contusion sur le bas-ventr« , peut donner lieu consécutivement à l'épaississement des parois de l'intestin , et au rétrécissement de son diamètre; observation de Braillet y relative. 486 et suiv. — Les corps contondans qui agissent sur les viscères du bas-ventre en pénétrant dans cette cavité , sont le plus ordinairement des corps mis en mouvement par les armes à feu.

VII, 4g3 et suiv. — Les plaies que produisent ces corps diffèrent beaucoup entre elles , à raison des organes qui sont intéressés , de la grandeur et de la profondeur de la lésion , de la présence du corps vulnérant , et de ceux qu'il a entraînés avec lui dans la plaie. 490.

Signes auxquels on reconnaît la contusion ou la perforation de l'intestin. 496 et suiv. — Dangers de la lésion des organes contenus dans le bassin. 498. — Traitement de ces diverses plaies. 496 et suiv. — Indications spéciales que présentent les plaies d'aimés à feu qui in-

Bas ventre (Phlegmon du) .— Ne diffère pas de celui des autres parties du corps. — On doit faire de bonne heure l'ouverture des abcès. — Phénomènes particuliers de l'inflammation de la couche celluleuse qui réunit le péritoine, aux muscles abdominaux ; collections purulentes énormes qui en sont la suite. — Il serait imprudent de confier à la nature l'ouverture de ces abcès. VII, 5o5 et suiv. — L'inflammation qui a son siège dans le tissu cellulaire qui unit le péritoine aux muscles psoas et iliaque, a été nommée dans ces derniers temps psoïtis ou psoïte (Voy. ce mot). — Durée, marche , terminaison , traitement de ce phlegmon. VII , 509 et suiv.

Bas-vektre ( Furoncle , Anthrax 9 Squirrhes , Loupes du). — Ne présentent aucune indication particu-* lière. VII, 5i2 et suiv.

Bas-ventre {Dépôt laiteux ou lymphatique du). — On a donné ce nom à certains engorgemens du tissu cellulaire de l'abdomen auxquels les femmes nouvellement accouchées sont sujettes. — Les femmes dont l'accouchement a été pénible ont plus à craindre ces engorgemens que les autres. VII, 5 14. — Se terminent le plus souvent par suppuration. — Le pronostic de ce& engorgemens est subordonné à leur situation et à leur intensité. 5i5.

— Dans le traitement de cette maladie on doit a voir en vue de favoriser la résolution de l'engorgement, et lorsque cette terminaison n'est pas possible, de hâter la formation du pus, et de lui donner issue lorsqu'il est formé. VII „, 5 16 et suiv.

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 25

i as-ventre (Hydropisie du). — Il y a deux espèces d'hydropisies du basventre : dans l'une la sérosité est épanchée dans la cavité du périîoine (ascite) ; dans l'autre elle est contenue dans un kyste formé accidentellement (hydropisie enkystée). VÏÎI , 4oo.

êas-vejytre ( Hydropisie ascite du).

Cette hydropisie , est la plus commune de toutes, et peut avoir lieu à toutes les époques de la vie. VIII, 4oo. — Elle est tantôt essentielle ou primitive , tantôt secondaire ou symptomatique. 4oo et suiv. — Caractères particuliers sous lesquels se présente cette tumeur; symptômes généraux concomitans.' 4oi et suiv. — Le diagnostic de l'ascite présente rarement de grandes difficultés ; il se tire de la tuméfaction du ventre et de la fluctuation qu'on y observe. 4o4»

— Peut être confondue avec la grossesse et certaines affections de l'utérus ; diagnostic différentiel.

4o4 et suiv. — Elle te distingue toujours fort aisément de la tympanité. 4o6 et suiv. — Il est extrêmement difficile dans un certain nombre de cas de la distinguer de l'hydropisie enkystée. ^07. — Lorsque le traitement interne de l'ascite a été sans effet, il faut débarrasser l'abdomen du liquide qu'il contient , par la ponction ou paracentèse. — Utilité de cette opération. 407 et suiv. — La ponction doit être pratiquée aussitôt que la collection séreuse est assez considérable pour qu'on ne soit pas exposé à blesser les parties intérieures. VIII , 409 et suiv. — Description du trois-quarts , instrument employé pour pratiquer la ponction. 4*o. — Situation du malade pour l'opération. 4*o. — Lieu d'élection où doit être faite la paracentèse. 411* — Procédé opératoire. 4*2 et suiv. — La quantité de sérosité qu'on lire du ventre par la ponction est extrêmement va-

riable et peut être considérable" 417. — 11 est extrêmement rare que la ponction soit suivie d'hémorragie ; manière d'arrêter cette hémorragie si elle avait lieu. 4*7 et suiv. — Moyens divers proposés pour empêcher la récidive de l'ascite. 420. — Injections irritantes proposées par Brunner ; succès obtenu par Warrick. 421 et suiv.

— Mouchetures employées pour évacuer le liquide qui distend le tissu cellulaire des membres. VTII, 423 et suiv.

Bas-ventre (Hydropisie enkystée du).

— On appelle, hydropisie enkystée celle qui est formée par la sérosité contenue dans un sac ou kyste particulier. VIII , 4a5. — Cette maladie se forme très-souvent dans les ovaires , et principalement dans le gauche. 425 et suiv. — Elle n'a pas toujours son siège dans l'ovaire même, et elle se trouve quelquefois sous la membrane qui l'enveloppe.

426. — Caractères anatomiques de ces sortes de kystes. VIII, 426 et suiv. — L'hydropisie de l'ovaire est remarquable^ surtout par la lenteur de sa marche et par sa durée.

427. — Signes diagnostiques tirés du développement graduel des tumeurs et des lésions de fonctions qui en sont la conséquence. 428 et suiv. — Le diagnostic est trèsdifficile, tant que les tumeurs n'ont pas encore acquis un développement considérable. 43o. — L'hydropisie enkystée de l'ovaire est presque toujours incurable, et peut exister long-temps sans aucun danger. 45 1. — La résorption du liquide et son expulsion par les urines et par lesselles, se remarquent quelquefois. 4^2. — Les médicamens internes n'ont en général aucune efficacité dans le traitement de cette affection. VIII , 433. — La ponction du kyste est souvent toutà-fait inutile , et peut être suivie de très-grands dangers. 433 et suiv»

— On ne doit jamais pratiquer la

ponction de l'ovaire dans le but de ralentir les progrès de la maladie.

434 et suiv. — La paracentèse a été quelquefois suivie de la guérison de Thydropisie enkystée de l'ovaire; mais ce cas est extrêmement rare. 436 et suiv. — Procédé de Ledran, consistant à pratiquer une incision à la partie la plus déclive de la tumeur-» et à y introduire une tente. Cette pratique est condamnée par l'auteur. VIII , 4^7 et suiv.

Iec-de-mèvre. — Division contre nature d'une des lèvres. — Est congénital ou accidentel. ■ — Le bec-delièvre congénital n'attaque jamais que la lèvre supérieure. — La division de la lèvre peut être double.

— Se complique souvent de l'écartement des os maxillaires, de la saillie des dents. VI, 184 et suiv.

— Traitement : le traitement consiste à convertir le contour de la division en une surface saignante dont les bords, maintenus dans un contact parfait, puissent se réunir.

— Age auquel on doit tenter l'opération du bec-de-lièvre congénital.

VI, 1 87, VI, 188. Précautions à prendre avant d'en venir à l'opération.

VI, 189, VI, 190.- — Vèsication et suppuration des bords de la plaie tentées pour réunir le bec-de-lièvre; ce procédé est condamné par l'auteur. VI, i9o,VI, 191. — Avantages de la résection des lèvres de la plaie ; instrumens que l'on doit préférer pour cette résection; procédé opératoire. VI } 191 et suiv.

— Emplâtres aggiutinatifs, bandage incarnatif, employés pour maintenir les bords de la plaie en contact; ces moyens sont blâmés par l'auteur, la suture lui paraît devoir être exclusivement adoptée .

VI, ig3 et suiv. — Génie de suture qui convient à cette opération; choix des aiguilles. VI, 196 et suiv.

■ — Instrumens employés pour l'opération du bec-de-lièvre. — Situation du malade. — Procédés opé-

ratoires. — Manière de pratiquer^ la suli;re entortillée. — Pansement; Bandage contenlif. VI, 196 et suiv.

— Situation et traitement du malade après l'opération ; époque à laquelle on doit enlever les aiguilles. VI , 2o3 et suiv. — Modifications apportées à l'opération dans ïe cas de bec-de-lièvre double. VI , 2o5 et suiv.

Beurre d'antimoine. — Manière de l'appliquer sur les parties. — Son mode d'action. 1 , 448. — 1 , 45o.

— Préféré aux autres caustiques pour le traitement des plaies par morsure d'animaux venimeux et enragés. I, 428. — I, 43 1. — 15 447»

Biliaires (Calculs). — Concrétions solides formées par la bile épaissie , et par une matière concrescible , huileuse, analogue au blanc de baleine. — Se trouvent tantôt dans la substance du foie , tantôt dans les conduits, tantôt dans les réservoirs de la bile. VII , 566. — Ils sont de forme , de couleur et de volume variables. 567 et suiv. — Ils peuvent rester long-temps et en grand nombre dans la véhicule du fiel sans causer d'accidens. 569. — Les pierres biliaires anguleuses, inégales, arrêtées dans les voies biliaires, causent souvent la colique hépatique; remèdes employés contre ce symptôme. VII, 569 et suiv.

Bistouri à lame étroite, préféré à l'aiguille à cataracte pour l'ouverture des abcès froids. I, 77. — 1 , 78. — Manière de tenir le bistouri selon les différentes incisions que Ton pratique. V, 3i et suiv.

Boerrhaave. Sa théorie de l'inflammation discutée. I, 7 et suiv.

Boissons. — Autiphlogistiques , doivent être administrées en grande quantité pendant le cours des inflammations graves. I, 58. — Acides, irritent en hiver l'organe pulmonaire. I, 38. — Délayantes, conseillées dans la fièvre qui ac-

Du Traité des Maladies Chirurgicales. W

compagne la pourriture d'hôpital. I, 55o. — Spiritueuses , acides, toniques , conseillées dans la pourriture d'hôpital. 1 , 53o et suiv.

Bombe (Eclats de). Leur mode d'action sur les parties. I, 355. — I,

Bouche (Im perforation de la). — Cette maladie qui peut être congénitale, demande les plus prompts secours, et sur-le-champ on doit pratiquer une incision horizontale sur le sillon qui marque le lieu où l'ouverture de la bouche doit être. — On devra détruire aussi les adhérences vicieuses des lèvres. — Le rétrécissement de la bouche ne doit pas être confondu avec l'occlusion partielle ; il tient quelquefois à des cicatrices de brûlures, d'autres fois à la constriction spasmodique du muscle orbicuîaire. — On remédie au rétrécissement qui résulte d'une brûlure ou de l'ablation d'une tumeur considérable, en fondant transversalement les commissures , et en s'opposani à leur réunion. VI \ 182 et suiv.

Boucher. — Rapporte un cas de guérison d'épilepsie par l'opéra "ion du trépan. V, t£-3. — Rapporte un grand nombre d'exemples de plaies d'aï mes à feu, avec fracas considérable des os, qui ont guéri sans amputation. I, 4°^- ' — ' I •> 4°5. — Pense que l'amputation doit être pratiquée sur-le-champ dans les plaies d'armes à feu, lorsqu'elle est jugée nécessaire ; combat l'opinion de Faure. 1 , 4o5. — 1 , 4°7«

Boule de mars. — Employée comme résolutif dans le traitement des contusions. 1 , 545. — 1 , 546.

Boulet. — Instrument contondant mis en mouvement par la poudre à canon. — Son mode d'action sur nos parties. I, 355. — 1 , 556.

Boureillon. — Foy. Furoncle et Anthrax.

Bourdonnets. — Petits corps globuleux composés de plusieurs brins de charpie qu'on roule entre les

mains. — Servent pour absorber le sang ou le pus, pour remplir les plaies, pour s'opposer à la réunion de leurs bords, ou les tamponner en cas d'hémorragie. — Doivent être liés quand on les introduit dans le fond d'une plaie profonde.

Bourgeons charnus.- — Epoque à laquelle iis apparaissent. — Leur état est toujours en rapport constant avec les qualités du pus. I , 210. — I, 212. — Ont été regardés à tort comme une véritable régénération des chairs. — Sont le résultat de l'inflammation du réseau vasculaire. — N'offrent aucunes traces de fibres. I, 216. — I, 217.

Brachiale (uânèvrisme de l'artère). — Est ordinairement faux et déterminé par une cause externe. — Diagnostic très - facile. — Traitement par la compression et par la ligature. — Procédé opératoire pour opérer l'anévrisme. ■ — Méthode de Hunier. — Méthode ancienne. II , 204 et suiv.

Bras (Luxation du). • — Vcy.

MÉRUS.

Bras ( Fracture du). — Voy,

MÉRUS.

Bras [Amputation du). — Vcy.

putation.

Bras (Saignée du). — Voy. Saignée.

Brasdor. — Sa méthode pour l'opération de l'anévrisme, eonsisîant à lier le vaisseau au-dessous de la tumeur. — Discutée par Desault.

— Pratiquée par Vernet et par Deschamps. — Entièrement proscrite par l'auteur. II, i49etsuiv.

— II , i5j et suiv.

Brides (des abcès). — Leur nature.

— Ne doivent point être détruites.

Bronchotomie. — Consiste à faire une ouverture au conduit de la respiration, pour donner passage à l'air intercepté par une cause quelconque, ou pour extraire un corps étranger qui s'est introduit dans ce conduit. — Cette dénomination

Hu-

Hu-

Am-

s'emploie aussi pour désigner la section du larynx. VU, 124 et suiv.

- — Description de l'opération de la laryngotomie. 128 et suiv. — {Voy.

Laryngotomie. — Description du procédé opératoire mis en usage pour la trachéotomie. i35 et suiv.

— Introduction d'une canule pour favoriser la respiration. i35 et suiv.

— Description et usages du troisquarts de Deker. i36. — Bronchotome de Bauchot, sa description, ses usages. i3j et suiv.

Caducité. — Cause fréquente de la gangrène sèche. I, i^y.

Caillot. — Se forme à l'ouverture d'une veine blessée , et s'oppose à l'hémorragie. I , i44« — Se forme après la ligature des artères. — Son étendue. — Contracte des adhérences avec les parois artérielles.

— Opinion de Petit , de Ponteau.

— Oblitère également les plaies latérales des artères, et, dans ce cas, offre peu de solidité. I, 249 et suiv. — Fait confirmatif rapporté par Petit. I, 25a. — Remplit les poches anévrismales anciennes. — Est formé de couches superposées de fibrine. II, 92.

Cal. — Moyen d'union des solutions de continuité des os. — Attribué par les anciens à l'épanchement d'une matière gélatineuse inorganique, nommée suc osseux. — Est constitué, suivant Duhamel, par le périoste qui se gonfle , s'ossifie , et forme une virole autour de la fracture.— Formé, suivant Haîler et Dethleef, par l'épanchement de la lymphe qui s'épaissit et s'organise.

■ — Formé, suivant Bordenave, par un mécanisme analogue à celui que la nature emploie pour réunir les parties molles divisées. — Phases successives par lesquelles passe le cal. III, 86 et suiv.; III, 87 et suiv.

Calcakéum (Fractures du). Ont lieu le

plus souvent par l'action musculaire. — Elles s'effectuent entre l'articulation avec l'astragale et l'extrémité postérieure. — Le déplacement est toujours médiocre et quelquefois nul, — Sig?ies diagnostiques : chute sur la pointe des pieds , impossibilité de se relever ; douleur ; intervalle entre les fragmens. — Pronostic : nullement fâcheux. — Traitement : réduction très-facile : difficulté à maintenir les fragmens en contact : procédés pour remplir cette dernière indication : pantoufle de J.-L. Petit t bandage extensif du pied : attelle antérieure de Monro : consolidation facile et rapide. III, 384 et suiv.; III, 387 et suiv.

Callosités (des fistules). Sont le résultat d'un engorgement inflammatoire terminé par induration. I„

Calculs biliaires. — Fby. Biliaires.

Calculs de la matrice. — Voy. matrice.

Calculs stercoraux. — Voy. rectum (Corps étrangers dans le).

Calculs de l'urètre. — Voy. urètre (Calcul de l').

Calculs urin aires- — Arrêtés ou formés hors des voies naturelles de l'urine. IX, 5o2. — ■ Ils peuvent être sortis des canaux que parcourt l'urine, ou des réservoirs dans lesquels elle séjourne, ou bien s'être formés dans les parties mêmes où ils sont situés, lorsque l'urine y parvient. IX, 5o2„ — Signes auxquels se reconnaît la préseace des calculs engagés dans le tissu cellulaire. 5o3.

— Les calculs vésicaux pénètrent quelquefois dans le rectum ou dans le vagin. 5o5. — Les plaies de la vessie, en déterminant des fistules ou des infiltrations urinaires, amènent quelquefois la formation des calculs dans le tissu cellulaire , et dans le trajet des fistules : mécanisme de celte formation. 5o4 et suiv. — Les indications curatives sont d'extraire le corps étranger,

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 29

de rétablir le cours naturel de l'urine, d'empêcher qu'elle ne filtre de nouveau hors des conduits :

moyens de remplir ces indications.

5o5 et suiv. — Lorsque le calcul s'est formé dans l'ouraque, il est nécessaire d'en faire l'extraction :

procédé opératoire dans cette circonstance. IX, 5o6 et suiv.

Calculs situés entre le gland et leprépuce. — Cet accident s'observe principalement chez les enfans dont l'ouverture du prépuce est trop étroite : mécanisme de cette formation. IX, 507 et suiv. — Signes auxquels on reconnaît l'existence de ces calculs. 5o8. — Opérations nécessaires pour en faire l'extraction. IX, 509.

Calculs de la vessie. — f^oy. vessie (Calculs de la).

Calmans. — Recommandés à l'intérieur, dans les inflammations externes , accompagnées d'insomnie et d'agitation. î, 16; I, 3j.

Camphre. — Regardé comme trèsefficace dans le traitement du tétanos. I, 295.

Canal de sténonC Plaies du). — Elles sont presque toujours faites par un instrument tranchant, et sont fréquemment suivies de fistule salivaire. — Traitement propre à prévenir l'établissement de la fistule et à la diriger à l'intérieur de la bouche. — Tumeur salivaire intermédiaire entre les deux bouts du canal divisé. Observations de Garnier et de Pcrcy. — VI, 239 et suiv.

Canal de sténon (Fistules du). — Résultent de sa section totale ou partielle. — Caractères qui distinguent ces fistules de celles qui ont leur siège dans la glande parotide.

VI, 268. VI, 269. -Parmi les moyens qu'on a proposés pour guérir les fistules du conduit salivaire , les principaux sont : la compression , la désobturation, la cautérisation, et la formation d'un conduit arliiïciel. — Procédés par la compres-

sion imaginés par Maisonneuve et Desault. Vl^ôg.VI, 270. -Procédés de Louis et de Morand, pour la désobstruction du canal. 271 et suiv.

— Cas dans lesquels les caustiques peuvent être de quelque utilité ; manière de les employer. VI, 274 et suiv. — Etablissement d'un conduit artificiel, procédé de Roy.

VI, 276. Modifications deMonro et de Desault. — Procédé de Déguise, modifications de Percy. VI, 277 et suiv.

Canal de sténon (Obstruction et rétrécissement du). — Causes de cette maladie; leur manière d'agir. — Traitement dirigé contre la cause :

ouverture de la tumeur salivaire à l'intérieur delà bouche. VI, 281 et suiv.

Cancer. — Définition exacte impossible à cause de la variété des caractères de la maladie. — Est le résultat ordinaire de la dégénération du squirrhe. — Ses caractères.

— S'observe généralement chez les individus des deux sexes. — Peut affecter tous les organes, principalement le sein, les testicules et l'utérus. — Se remarque chez les femmes lors de la cessation de la période menstruelle. — Présente de grandes différences dans les diverses parties où il se manifeste. — N'attaque ordinairement les ganglions lymphatiques que secondairement.— S'accompagne quelquefois de symptômes nerveux fort graves. — Est très-souvent héréditaire.— Survient chez quelques individus à la suite de causes occasionelles les plus légères , et souvent sans causes appréciables. — Paraît dépendre d'une diathèse particulière.II, 353 et suiv. II, 291 etsuiv.

— Marche de la maladie. — Endurcissement du squirrhe : douleurs lancinantes et intermittentes : inflammation de la peau : homogénéité du tissu malade : ramollissement partiel de la tumeur : ulcération de la peau du squirrhe : don.

leurs plus violentes : hémorragies : engorgement des ganglions lymphatiques : agrandissement des ulcères : dans quelques cas mortification et élimination de la tumeur : fièvre hectique : consomption : mort. II, 565 et\<suiv.; II, 3o3. Traitement: l'extirpation est le seul moyen de traitement à mettre en usage. — La récidive a toujours lieu. — L'ablation de la tumeur ne doit être employée que lorsque la tumeur est circonscrite, qu'on peut l'enlever en entier, et que la maladie paraît entièrement locale. — ■ L'instrument tranchant doit être préféré aux caustiques.

— Procédé opératoire pour l'extirpation des tumeurs. — Traitement palliatif : opiacés narcotiques. — Questions diverses relatives au cancer. II, 5yi et suiv.; II, 309 et suiv.

Cancer de la matrice. Voy. Matrice.

Cancer du testicule. Voy. Testicule.

Cancéreuse ( Diathèse ). — Rend les os très- fragiles. III, 22.

Canules. — D'argent , de plomb , de gomme élastique, employées pour empêcher le rétrécissement et l'oblitération des ouvertures naturelles, à la suite des brûlures. I, i~3.

Carie. — A été confondue longtemps par les auteurs avec la nécrose. — Est tout-à-fait inconnue dans sa nature. — Affecte tous les os du corps , et principalement ceux qui ont peu de substance compacte. — Est plus ordinaire chez les enfans que dans un âge plus avancé. — Causes internes ou locales : contusions de los , p.'aies des articulations, inflammation du tissu de l'os. — - Causes internes ou générales : les différens vices ou virus, les métastases , les crises des ■maladies graves , la masturbation.

— Signes diagnostiques : inflammation et u!c ération des parties molles; situation de la maladie dans un os court et spongieux. Etat particulier de l'ulcère .altération de i'os

appréciable à l'aide de la sonde ; fongosités des chairs, tuméfaction de l'os, douleurs violentes, continues', profondes ; suppuration ténue , fétide , ichoreuse. — Signes diagnostiques de la carie profonde et cachée : i° douleur fixe plus ou moins violentecorrespondant à un os de structure spongieuse ; 20 formation d'un abcès par congestion dans un lieu plus ou moins éloigné ; 3° ouverture de l'abcès devenant fistuleuse , fournissant une grande quantité de pus fétide, et altérant la santé du malade ; 4° issue de parcelles osseuses irrégulières et très-petites. I II , 453 et suiv. III, 45j et suiv.

— Pronostic : la guérison spontanée est foit rare, et a lieu quelquefois par le changement de la carie en nécrose, ou par la cessation de l'inflammation dans la carie scrofuleuse ; les progrès de la maladie sont beaucoup plus rapides chez les enfans que dans un âge plus avancé : la carie est d'autant plus grave qu'elle est plus voisine des articulations , et qu'elle est située plus profondément. III, 468 et suiv. III, 4j2 et suiv.

— Traitement: combattre les causes qui peuvent déterminer la carie , telles que la vérole, le scorbut, les scrofules, etc. — Traitement local : topiques irritans , conseillés par Monro et par Tenon, adoptés par l'auteur comme trèsefïlcaces : ablutions détersives et alcalines, eaux minérales, alcooliques, acides minéraux : application du feu, conseillée par les anciens, adoptée par l'auteur; manière d'employer cette médication; cas dans lesquels elle est contie-indiquée : résection des portions d'os caiiées, cautérisation subséquente.

Traitement expectant dans les cas où la carie reste stationnaire et ne compromet pas les forces du malade : cas dans lesquels l'amputation est nécessitée par les accu

Du Traité des Maladies Chirurgicales.

Si

dens qu'entraîne la maladie. III, Carie (de la cavité cotyloïde). Voy. 4.71 et suiv. III, 4j5 et suivi luxation spoktanée du fémur.

Carie (des os du crâne). — S'observe Carie (de la colonne vertébrale). Pro

assez fréquemment , et est souvent l'effet du virus vénérien. ■ — A lieu le pins souvent à la région mastoïdienne. — La carie de la table externe offre simultanément l'affection de l'os et des parties molles. — La carie de la table interne débute par de la douleur, et s'accompagne souvent de symptômes nerveux ex

duit des abcès par congestion. — Dépend d'une cause morbifique, de la masturbation ; ne s'accompagne pas toujours d'abcès par congestion. — Lésions anatomiques rencontrées à l'ouverture des corps. — Produit le mal vertébral de Hott. 1 , 86. 1 , 87. Voy. Vertèbres ( carie des).

trêmement graves; bientôt il sur- Carie du sacrum. Voy, Sacrum.

vient une tumeur interne qui ne Carie du sternum. Voy. Sternum.

tarde pas à s'abeéder. —Pronostic Carie du bassin. Voy. Bassin.

toujours fàcbeux à cause du voisi- Caroncule lacrymale. Voy. Encan-

nage de la maladie avec le cer- this.

veau. — Traitement.: quand la nia- Carotide primitive ( Anèvrisme de

ladie n'affecte que la table externe l'artère). — Est le plus souvent

du crâne, les topiques irritans suffisent pour en amener la guérison : l'amputation est conseillée dans le cas où. la carie s'étend à toute l'épaisseur de l'os ou à la table interne seulement , à moins que la maladie n'ait son siège à l'apophyse mastoïde ; dans ce cas , on pourrait faire usage du cautère actuel. — Ablation de la portion d'os cariée à l'aide de la rugi ne du trépan. III , /\85 et suiv. 111, /190 et suiv.

Carie ( des côtes). Attaque le plus souvent l'extrémité postérieure de ces os, et alors elle est compliquée fréquemment de carie des vertèbres correspondantes. — Quand elle

vrai ou faux spontané, rarement faux primitif ou consécutif. — Diagnostic très -difficile. — A longtemps été regardé comme au-dessus des ressources de l'art. — L'opération par la méthode de Hunter a été conçue par Scarpa , exécutée par AstleyCooper, par Birken,etc.

— Ne doit être entreprise que lorsque la tumeur est située vers la partie supérieure du col. ■ — Les battemens continuent dans la tumeur après la ligature. — La ligature de cette artère a été pratiquée avec succès par Travers , poi r guérir une tumeur fongueuse de l'orbite. II, i84 et suiv. II, 195 et suiv.

s'unit au corps de ces os, elle Carpe (Fracture des os du). — Ne

s'accompagne souvent d'abcès in ternes ou externes qui entraînent des accidens fort graves dans certains cas. — ■ Traitement : mettre l'os à nu , et enlever à l'aide d'une scie la portion cariée : si la carie n'est que superficielle , les topiques irritans seront mis alors en usage.

III , 528 et suiv. III, 555 et suiv.

Carie (du coccix). — • S'observe quelquefois. — Les pièces de l'os ne tardent pas à se séparer, et l'on en fait l'extraction sans difficulté.

peut avoir lieu que par écrasement.

— Le traitement doit être le même que celui des plaies contuses de la main. — Quand le désordre est trop grave, et qu'il y a imminence de gangrène, l'amputation est né-, cessaire. III, 25a. III, 25.|.

Carpe (Luxations des os du). — Ne peuvent se luxer entre eux que trèsdifficilement. — Le grand os est celui dont la luxation est la plus fréquente. — ■ Elle s'observe plus souvent chez la femme que chez, l'homme. — La luxation du grand

os se reconnaît aux signes suivans :

tumeur dure, circonscrite sur le dos de la main ; cette tumeur augmente par la flexion , et diminue dans l'extension. — La réduction est toujours facile, maison ne peut que très-difficilement la maintenir réduite. IV , 264 et suiv.

Cartilage (de l'oreille). Nécrosé à la suite d'une pression long -temps continuée. I, 126.

Cartilages. — Sont détruits par les tumeurs anévrismales situées dans leur voisinage. II, 99.

Castration. Voy. Testicules.

Cataplasmes (résolutifs , émoltiens ).

— Sont moins avantageux que les fomentations dans les cas où la peau est elle-même enflammée. — Emolliens : manière de les composer ; ceux que l'on doit préférer relativement a»ux parties. — Précautions à prendre avant de les appliquer. — Manière de les étendre, de les contenir. — Durée de leur application. 1 , 45 et suiv. — Favorisent la réunion du pus des phlegmons du foyer. I, 56. — Maîuratifs , attractifs , conseillés dans certains cas. 1 , 48 et suiv.

Cataracte. — À été désignée sous les noms de suf fusion , hypochyma , goutte obscure. — Causes : ophthalmies violentes , lésions de l'œil. — S'observe plus fréquemment dans la vieillesse que dans l'enfance et l'âge mûr. — Est quelquefois congénitale. — Signes diagnostiques :

changement de couleur de la pupille; lenteur du développement de la maladie; opacité du cristallin ou de son enveloppe. — Pronostic toujours grave; nécessité de recourir à l'opération. V, 498 et suiv. V, 002 et suiv. — Traitement : l'opération est le seul moyen de guérison. — Cas dans lesquels cette opération est contreindiquée; époque à laquelle on doit pratiquer l'opération. — Les deux yeux doivent être opérés en même temps quand les deux sont affectés de cataracte- — Deux mé-

thodes sont employées : l'abaissement du cristallin ou son extraction. V, 5o4 et suiv. 509 et suiv. — Préparations qu'il est nécessaire de faire subir au malade avant l'opération. V, 517 et suiv. 52i et suiv. — Description de l'opération de ta cataracte par l'extraction du cristallin. Procédé de Daviel, instrumens dont il se servait. V, 5i8et suiv. — Procédé de Lafaye , ses instrumens , sa méthode opératoire.

V, 520 et suiv. 524 et suiv. — Modifications apportées par Wenzel dans les instrumens et dans le manuel de l'opération ; méthode opératoire généralement adoptée ; premier pansement., traitement subséquent. V, 52i et suiv., 525 et suiv. — Description de l'opération de la cataracte par le déplacement du cristallin. Instrumens et procédé opératoire de Scarpa : modifications que la nature de la cataracte apporte à l'opération ; pansemens et traitement subséquens. V , 555 et suiv. 5/jo et suiv. — Parallèle des deux méthodes , discussion des avantages et des inconvéniens de ces procédés ; cas dans lesquels l'un doit être préféré l'autre : l'extraction est généralement préférée par l'auteur. V, 5ôj et suiv. 542 et su iv.

Catarrhe ( de la vessie). — V. vessie ( catharre de la).

Cathérétiques. — Conseillés pour irriter les surfaces des plaies qui suppurent. I, 226. I, 237.

Cathéter. — V. rétention d'urine.

Cathétérisme. — Voyez rétention d'urine.

Caustiques. — Employés pour ouvrir les abcès. — Ne doivent jamais être employés pour ouvrir les abcès phlegmoneux. 1 , 63. — Sont préférables au cautère actuel dans le traitement local des plaies par morsure d'animaux venimeux. I, 428. I, 4^1. — Dans celui des plaies par morsure d'animaux enragés. I, 447- T 5 449.

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 33

Cautère actuel. — Utile pour prévenir la gangrène. 1 , 116. — Empêche la terminaison par gangrène des érysipèles. II, 22. — Nécessaire pour arrêter les progrès de la pourriture d'hôpital. I, 552, I,

Cautères. — Moyens employés par les chirurgiens pour désorganiser les parties. — Sont actuels ou potentiels. — Actuels. ( V. plus haut.

F.moxa) . — Potentiels ont pris plus particulièrement le nom de caustiques. ( V. caustiques.) — Par leur action chimique, ils détruisent l'organisation des parties sur lesquelles on les applique. — Les caustiques employés le plus fréquemment sont la potasse solide, le nitrate d'argent fondu, le beurre d'antimoine , le nitrate de mercure, l'arsenic , l'alun calciné, etc., etc. V, 29 et suiv.

Cautère. — Petit ulcère rond établi parle chirurgien, et dont on entretient la suppuration. XI, 53o. — Les cautères peuvent être ouverts dans toutes les parties du corps où la peau est unie aux parties spusjacentes par une couche de tissu cellulaire d'une certaine épaisseur. 33o et suiv. — Lieu d'élection où l'on doit placer le cautère, au bras, à la cuisse, à la jambe.

33 1 et suiv. — 'Les cautères peuvent être faits par incision ou par cautérisation. 332 et suiv. — Il y a deux manières d'ouvrir les cautères avec l'instrument tranchant.

XI , 333 et suiv. — Procédés pour ouvrir les cautères avec le feu ou les caustiques. 554 et suiv. — Premier pansement. 536. — Manière d'entretenir la suppuration du cautère. 557 et suiv. — Guérison de> cautères, ses inconvéniens. 54o.

— Utilité de cette médication. XI, 34i et suiv.

Cautérisation. — Conseillée pour arrêter les hémorrhagies. — Se pratique de deux manières. — Le fer rouge est préférable aux caus-

tiques. — Inconvénient de la cautérisation.— Est seule praticable dans certains cas", — Histoire de maladie y relative. I, 255 et suiv.

— - Le cautère actuel forme une escarre plus sèche.

Cautérisation. — ■ Vantée par les auteurs pour le traitement des tumeur* blanches. — Manière de la pratiquer indiquée par Percy. — Tracer avec de l'encre la direction que doit suivre le cautère. — Le cautère étant rougi à blanc , effleurer légèrement la peau à plusieurs reprises, et éviter de croiser les raies de feu. — ■ Couleur de l'escarre , son élargissement progressif, sa chute, i V, 520 et suiv.

Caverneux (corps). — Prétendue régénération des corps caverneux après l'amputation de la verge. I , 21g. 1 , 220.

Ceinture dartreuse. — V. zona.

Ceinture de feu. — • F. zona.

Cellulaire ( tissu ). — Est le siège spécial de l'inflammation dans tous les organes. 1,2. — Son inflammation se termine le plus ordinairement par induration. I , 34. —Se gangrène très-facilement, surtout quand il est en contact avec l'urine. 1 , 108.

Cérat dc Gallen. — Utile dans le traitement des brûlures au 2e degré.

— Cas dans lesquels il doit être préféré au cérat de Goulard. 1, 169.

Cérat de Goulard. — Vanté dans le traitement des brûlures au 2edegré.

Cercle inflammatoire. — ■ Annonce les efforts de la nature pour séparer les parties mortes d'avec les parties vives. — L'amputation des membres gangrenés ne doit jamais être pratiquée avant qu'il ne soit établi.

Fuyez

gangrené.

Cerveau ( lésion du ) par des instrumens piquans. — Ces instrumens ne font pas une simple piqûre au crâne ; l'os est toujours fendu, et quelquefois le corps vulnérant en ■détache des fragment qu'il enfonce

plus ou moins profondément dans Je cerveau. — Les effets des plaies du cerveau faites par un corps piquant, varient selon la portion de ce viscère qui a été fr.sppée , et la profondeur à laquelle l'instrument a pénétré. — Les plaies qui attaquent la base du cerveau , le cervelet et la moelle alongee, sont décidément mortelles. — Elles offrent moins de danger quand illes attaquent la partie supérieure des hémisphères cérébraux. — Les accidens consécutifs , c'est-àdire l'inflammation du cerveau et l'épanchement de sang, ajoutent encore au danger. — Ces cas peuvent se compliquer de corps étrangers, c'est-à-dire, ou du corps vulnérant lui-même, ou de la présence de quelques esquilles. — • Traitement : extraire les corps étrangers avec les instruirions, ou à l'aide du trépan. V , 78 et suiv.

Cerveau (lésion du) par des instrumens tranchans. — Les plaies qui résultent de l'action des corps tranchans sont plus ou moins graves, suivant leur situation, leur profondeur, la grosseur et le nombre des vaisseaux coupés, la facilité que trouve le sang à sortir du crâne par la blessure même , ou par une ouverture faite à l'aide du trépan.

— Lorsque les plaies sont situées à la partie supérieure du cerveau , si les humeurs s'écoulent librement elles peuvent guérir aussi aisément que celles de la plupart des autres viscères. — Elles sont beaucoup plus graves lorsqu'elles sont situées à la partie latérale de la tête. — Indications cûralives : i° favoriser

. l'issue du sang qui s'échappe des vaisseaux cérébraux divisés; 20 prévenir ou combattit; l'inflammation du cerveau et des méninges. V , 84 et sui*.

Cerveau (lésions du) par des corps contondans. — Les corps conlondans poussés par la poudre à canon , sont les seuls qui puissent

entrer dans le crâne et blesser le cerveau en blessant sa substance immédiatement. Ces plaies diffèrent beaucoup entre elles par rapport à la partie du cerveau dans laquelle la balle a pénétré, par rapport à la longueur du trajet qu'elle a parcouru , à sa sortie du cerveau ou à sa présence dans cet organe. — Traitement : favoriser l'issue de la suppuration , extraire les corps étrangers, prévenir l'inflammation du cerveau et de ses membranes. — Manière d'explorer et d'extraire les balles enfoncées dans la tête. Y , 86 et suiv.

Cerveau (commotion du ). — Ebranlement du cerveau, causé par les corps contondans qui blessent cet organe et ses membranes sans le toucher immédiatement. — Le».

degrés de la commotion sont proportionnés à la résistance du crâne et à la violence du coup. — La commotion du cerveau est toujours plus grande , proportion gardée , quand les os n'ont point été divisés.

— Effets de la commotion : altéralion du cerveau et des méninges, d'où résultent les épanchemens sanguins , l'inflammation et la suppuration ; l'altération des fonc lions cérébrales caractérisée par l'anéantissement ou le désordre des facultés,la difficulté desmouvemens.

— Pronostic en général très-grave, à moins qu'il n'y ait aucune lésion organique du viscère. — Indications curatives : prévenir l'engorgement des vaisseaux , répanchement et l'inflammation. — Faire sortir le cerveau de l'état d'affaissement dans lequel l'ébranlement l'a jeté. V , 89 et suiv.

Cerveau (inflammation traumatique du cerveau et des méninges). — ■ Causes : contusions , commotions , plaies, fractures du ciàae, présence de corps étrangers dans la substance cérébiale ou à la surface des méninges. — L'inflammation

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 35

de la dure-mère et du cerveau luimême , survient quelquefois dans le cours d'un érysipèle phlegmo «eux du cuir chevelu. — Signes diagnostiques: ire période. Douleur de tête bornée à la partie qui a été frappée , s'étendant bientôt à toute la tête : langueur, abattement moral, nausées, vomissemer-s, vertiges, fièvre. -*— 2e période. Céphalalgie plus vive, exaltation de le sensibilité, délire , symptômes ataxo - adynamiques. — 3e période. Insensibilité , agitation automatique, convulsions, paralysie , coma , respiration stertoreuse , mort. — Complications de la maladie : embarras gastrique , fièvre bilieuse, érysipèle. V, i 17 et suiv.

— Pronostic : toujours très-grave.

— Lorsque la maladie est intense, elle se termine toujours par la mort.-T- Le pronostic varie en raison du siège et des complications de la maladie. — Caractères anatomiques : matière ordinairement séro-purulente entre le crâne et la dure-mère, suppuration de cette membrane , dans le cerveau pus blanc , ichoreux , séreux ou mêlé de caillots de sang. V, 126 et suiv.

V, 127 et suiv.

— Traitement : varie dans les diverses périodes de la maladie , est subordonné à l'intensité des symptômes , aux complications , au tempérament du malade, et aux circonstances accidentelles qui ont produit cette affection. — Dans le début de la maladie on insistera avec énergie sur les émissions sanguines, les légers purgatifs et les lavemens irritans: vésicatoire sur le cuir chevelu ; ouvrir largement la partie du cuir chevelu qui est tuméfiée. — Vomitifs et anliphlogistiques combinés dans le cas de complication de fièvre bilieuse.

— Trépanation dans le cas de compression cérébrale, pour évacuer le liquide que contiennent les méninges : signes auxquels se iecon-

naît le lieu de l'épancbement. V ,

129 et suiv.

Chaleur. — Phénomène constant de l'inflammation. — Peu manifeste au thermomètre. — Présente beaucoup de variétés suivant le tissu , selon la nature de la phlegmasie.

Chaleur. — Détermine la gangrène des parties asphyxiées par le froid.

Charbon. — V. anthrax.

Charbon. — Utile pour empêcher la prompte décomposition des parties mortifiées. 1 , 1 18.

Charbonneux (virus). — Est essentiellement contagieux lorsqu'il est appliqué à l'extérieur. — Ne peut déterminer d'accidens lorsqu'il est appliqué à l'intérieur. — Faits confirmatifs rapportés par Morand et par Thomassin. — ■ Faits contradictoires rapportés par Eneaux et Chaussier. II, 67 et suiv.

Charpie. — Assemblage de plusieurs brins de fil qu'on retire d'un linge en l'effilant. — Les fils doivent être mêlés dans toutes les directions. — Confectionnée par des personnes atteintes de maladies contagieuses, elle peut prendre des qualités nuisibles. 7- Exposée à des effluves dangereux , elle peut se charger de miasmes et les communiquer aux plaies sur lesquelles on l'applique.

— Charpie brute : celle dont les fils ne présentent d'autre arrangement que celui qu'ils prennent en les mêlant au hasard. — Charpie râpée : duvet que l'on enlève en raclant le linge avec un couteau. — On compose avec la charpie, des plumasseaux , des bourdonnets , des mèches, des tentes, des pinceaux. V, 8 et suiv. ( V. ces mots.)

Charpiesèche. — Estle meilleur moyen de préserver les plaies du contact de l'air. I, 228. — A des qualités légèrement stimulantes. 1 , 235. — Est utile pour arrêter les hémorragies lorsqu'elle est soutenue par la compression. I , a54.

Chaussier et Enbaux. — Citent des faits propres à prouver que le virus charbonneux introduità l'intérieur peut produire la gangrène de l'estomac. II , 69.

Chyle. — Son épanchement dans l'abdomen par la rupture du réservoir de Pecquet. II , 5.

Cicatrices ( des plaies simples). — Sont organisées. — Leur organisation démontrée. — Sont d'abord d'un rouge obscur, restent d'une couleur différente de celle de la peau. — On doit s'attacher à les rendre le moins apparentes possible. 1 , 208. — Sont toujoursmoins larges que la plaie elle-même. 1 ,

Cicatrice (des plaies qui suppurent).

— Définition.- — Epoque à laquelle elle se forme. — Commence toujours par îa circonférence. — Se forme quelquefois en différens points de la surface des plaies. — Est formée parle dessèchement de l'extrémité des vaisseaux et i'exsiccation du tissu cellulaire. — Est consolidée par un suc nourricier.

— Acquiert de jour en jour plus de consistance. — Est plus ou moins solide, plus ou moins enfoncée. — Sa couleur. 1 , 225 et suiv.

Cicatrice (des brûlures). — Toujours difforme, est très -difficile à obtenir.— -Adhère aux parties dénudées. — Fait adhérer entre elles les parties contiguës. — Entraîne la perte des mouvemens des membres. — Précautions à prendre par le chirurgien pour la rendre moins difforme et moins dangereuse. I, 171 et suiv.

Cicatrisation desplaies. — Ce qu'on entend par ce mot. — Est toujours l'ouvrage de la nature. • — N'est pas toujours possible; motifs de cette impossibilité. — Mécanisme par lequel elle s'effectue tout -a -fait ignoré. — S'accomplit plus aisément chez les enfans que chez les adultes et les vieillards. — Médicamens proposés pour la favoriser ,

inutiles. — Remèdes généraux mis en usage de nos jours pour l'obtenir plus facilement. 1, 2o£ etsuiv.

Gigue.— A joui d'une grande célébrité pour le traitement du squirrhe. — <- Son efficacité n'a point été consacrée par l'expérience. — Manière de l'administrer. II , 288. II , 55o et suiv.

Gigue (emplâtre de].-- Concourt à procurer la résolution des glandes extérieures enflammées. I , ^g. — Détermine des érysi pèles miliaires.

II , io.

Cils (chute des). — Ses effets. — L'œil devient plus sensible à la lumière, les paupières sont agitées par un clignotement perpétuel. — Causes: cohésion de la chassie, ulcération des paupières , variole. — Traitement: diiigé contre la cause.

V , 279. V , 280 'et suiv.

GjLs(dh^ect ion vicieuse). --Y.Trich.ias\s.

Ciesocèle. — Vay. Varicocèle.

Clapiers. — Ce qu'on doit entendre par ce mot. — S'opposent à la guérison des abcès. — Sont quelquefois fort nombreux. — Moyens de les évacuer, de les fermer. 1 , 68 et suiv.

Clavicule (fractures de la).— Sont trèsfréquentes. — Peuvent résulter également d'une cause médiate ou d'une cause immédiate. — Les fractures par cause médiate ont lieu ordinairement dans les chutes sur le moignon de l'épaule. — Le fragment externe, par l'effet même de la chute, peut léser les nerfs et les vaisseaux, et même se faire issue à travers les tégumens. — La fracture immédiate est produite par une violente contusion , qui peut avoir lésé les vaisseaux et les nerfs du plexus brachial. — Le déplacement a toujours lieu, excepté quand la fiacture a son siège entre l'apophyse coracoïde et l'acromion. — Diagnostic : extrêmement facile :

douleur , rotation du bras en dedans, impossibilité de porter lebras à la tête , dépression de l'épaule , saillie des fragmens, crépitation.

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 07

— Pronostic : cette fracture est ordinairement peu grave, et peut même se consolider sans le secours des médecins: dangereuse si le plexus brachial a été endommagé. —Traitement : dilfîculté extrêine à maintenir la Fracture réduite : le bandage en 8 de chiffre est insuffisant, en ce qu'il ne soutient pas le poids de l'extrémité supérieure : la croix de Heister, le corset de Brasdor, et la courroie de Bruninghausen, partagent tous les inconvéniens du bandage en 8 de chiffre. Bandage de Desault, modifié par l'auteur , remplit seul toutes les indications relatives au traitement de la fracture de la clavicule. — Dans le cas où l'engorgement inflammatoire ou d'autres causes empêcheront le malade de supporter le bandage, on soutiendra le bras à l'aide d'une écharpe, et ce traitement seul est souvent suffisant. III, 171 etsuiv.

III, ij3 et suiv.

Clavicule (luxations de la). — Elles peuvent s'effectuer, soit à l'extrémité sternale, soit à l'extrémité scapulaire de l'os. IV, i5| et suiv.

Clavicule (luxations de l'extrémité sternale de la). — Considéiations anatomiques qui rendent raison du peu de fréquence de ces luxations.— Peuvent s'effectuer de trois manières : en devant, en arrière et en haut. La luxation en avant est la seule qui ait été bien constatée. — Cette luxation est causée par une violence extérieure et soudaine , dont l'effet à été de porter fortement l'épaule en arrière ; la luxation est bien plus souvent le résultat de cette cause chez les enfans

la poitrine, changement de direction de la clavicule , tumeur devant le sternum au-dessous du niveau de l'autre articulation sternoclaviculaire, dépression correspondant à la cavité que l'os a abandonnée, inclinaison de la tète et du cou vers le côté de la luxation. — Pronostic : nullement fâcheux. — Traitement : réduction de la luxation } procédé opératoire ; il est très-difficile de maintenir la fracture réduite ; opportunité de l'application du bandage de Desault pour la fracture de la clavicule.

IV, r54 et suiv.

Clavicule (luxations de l'extrémité huméralede la). — S'observent trèsrarement. — Ont lieu en haut et en bas. — Une chute sur le moignon de l'épaule est la cause la plus fréquente de la luxation en haut. — Signes diagnostiques : saillie plus ou moins considérable formée par l'extrémité numérale de la clavicule; faculté de faire disparaître cette saillie en faisant exécuter certains mouvemens à l'épaule et au bras. — Pronostic : très-peu fâcheux ; dans le cas même où la luxation n'est pas réduite , la douleur se dissipe bientôt, les ligamens se consolident , et par la suite le membre peut exécuter tous ses mouvemens. — Traitement : la réduction est très-facile; procédé opératoire pour l'effectuer. — ïl est fort difficile de maintenir la luxation réduite. Le bandage de Desault pour la fracture de la clavicule remplira bien cette indication.

IV, 164 et suiv.

que chezles adultes. — La luxation Climats. — Modifient la marche et

en arrière ne peut avoir lieu que l'intensité de l'inflammation. I, 5.

par l'action d'une violence extrême Clitoris (v ices de conformation du).

exercée sur l'extrémité de l'os, et X, 4oo et suiv.

dans ce cas elle s'accompagne le Clou. — Voy. Furoncle,

plus souvent de fracture commi- Coaptation. — Opération par laquelle

nutive. — Signes diagnostiques : dé- on replace les fragmens osseux ou

pression de l'épaule qui semble les surfaces articulaires des os dans

appuyée plus près sur les parois de leur situation naturelle. — Doit élis

Tabla analytique

dirigée selon le mode de déplacement des os IH, 36 et suiv.

Coccyx ( fractures du) . — Ne s'observent presque jamais. — Ont lieu seulement chez les personnes avancées en âge dont les pièces du coccyx sont soudées entre elles et avec le sacrum. — Diagnostic : mobilité des fragmens; douleurs aiguës dans les mouvemens des extrémités inférieures. — Traitement local et général antiphlogistique. III , 160. III, 162.

Coccyx [luxation du). — Est produite par !a dilatation que le passage de la tôle de l'enfant exige de la part de la vulve et du périnée dans l'accouchement. — Cette cause produit rarement la luxation. — Les coups, les chutes sur le coccyx, peuvent enfoncer cet os du côté du rectum. — Signes diagnostiques :

contusion , douleur vive vers le sommet du sacrum , s'étendant dans toute la région sacrée , augmentant surtout lorsque le malade va à la garde-robe. — Quelquefois il survient un abcès au fond duquel on distingue les pièces de l'os

pies, doublesj etc. , plus ou moins longues et larges, qu'on emploie pour couvrir et contenir la charpie qui a été mise sur une plaie. — Se divisent en simples et en composées.— Compresses simples: ne sont faites que d'une seule pièce de linge. — Compresses composées:

formées d'un morceau de linge plié en un ou plusieurs doubles. — Compresses graduées: faites d'une seule pièce de linge qui étant pliée plusieurs fois sur elle-même, se trouve plus épaisse sur un point de sa largeur que sur l'autre. — Compresses expulsives, fendues. — Précautions à prendre en les appliquant. V, 1 1.

Compression. — Détermine la gangrène des parties saillantes comprimées par des bandages, par le poids du corps. — N'est pas la seule cause de la gangrène dans les fièvres graves. 1 , 125 et suiv.

Compression. — Détermine souvent la gangrène; par quel mécanisme. — Locale , produit la gangrène humide. — Générale, produit la gangrène sèche : observation y relative. I, i35 et suiv.

nécrosées. — Traitement: toutes Compression. — L'un des moyens les

les indications se réduisent à combattre l'irritation et à prévenir l'inflammation; repos absolu, topiques relâçhans , émolliens , anodins. IV , 148 et suiv.

CoLUQUATiF ( dévotement ). — Est la conséquence de l'ouverture des abcès par congestion. I, 91.

Colophane. — Employée par quelques chirurgiens pour empêcher l'exhalation sanguine à la surface des plaies récentes. — Sesinconvéniens. 1 , 228.

Commotion. Effet ordinaire des plaies d'armes à feu. — Altère les fonctions nerveuses. — Se propage quelquefois jusqu'au cerveau. — Est souvent accompagnée de stupéfaction. 1 , 556. 1 , 557. — Contre-indique l'amputation immédiate des membres contus. I, j.25. I, 124.

Compresses. — Pièces de linge, sim-

plus efficaces pour arrêter l'hémorragie d'une grosse artère. — Ce en quoi elle consiste. — Distinguée en compression latérale et en compression directe. 1 , 25- , I, 258. — Compression latérale. — Définition.

Peut être établie en deux endroits.

— Agit en soutenant le caillot qui doit oblitérer l'artère , ou en aplatissant le vaisseau. — Est médiate ou immédiate. — Ne convient que pour les artères qui ont un point d'appui solide. — Manière de l'exercer. — Compresses graduées. — Tourniquet. — Conditions nécessaires pour qu'elle soit efficace. — Accidens qu'elle peut déterminer. — La pratiquer autant que possible entre le cœur et l'ouverture du vaisseau. — Doit èîiecontjnuée pendant long-temps si le temps est relatif à la grossem

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 3 y

du vaisseau. — Convient exclusivement dans les lésions des artères intercostales, honteuse, interne.

I , a58 et suiv.

— Compression directe. — Son mode d'action est moins efficace que la compression latérale et que la ligature : cas dans lesquels elle doit être exclusivement adoptée. 1, 265 , \, 264.

Compression des artères ( pour la guèrison de t'anevrisme ) . — A été pratiquée au-dessus et au-dessous de la tumeur anévrismale, et sur la tumeur elle-même. Conditions de cette compression pour qu'elle soit efficace. — Ses inconvénient lorsqu'elle est pratiquée au-dessus de la tumeur : elle agit en interceptant le cours du eang dans la poche anévrismale , et en permettant à ce liquide de se coaguler. — Doit être pratiquée toutes les fois que la situation de la maladie le permet, et lors même que l'anévrisme est récent et très-volumineux. — A été pratiquée avec succès sur la tumeur même : cette méthode est condamnée par l'auteur. — -A été faite à l'aide d'un bandage expulsif; cette méthode n'a réussi que dans le cas d'anévrisme variqueux. — Doit toujours être secondée par un régime convenable. — Instrumens employés pour l'exercer. II, 120 et suiv.

Congélation. — Est une cause fréquente de la gangrène. — Comment elle s'opère. — Ses effets sur les organes. — Son traitement consacré par l'expérience : éviter la chaleur ; appliquer de l'eau froide, de la neige sur la partie congelée.

— Même méthode de traitement pour les congélations générales. I , 129 et suiv.

Conjonctive (phlyetènes de la). — Petites vésicules aqueuses qui se développent sur la partie antérieure du globe de l'œil , et paraissent avoir leur siège dans le tissu cellulaire qui unit la conjonctive

aux membranes propres de cet organe. — Sont ordinairement produites pari'ophthalmie. — Sont situées ,]tanlôt sur la sclérotique , tantôt sur la cornée. —Ne causent aucun danger. — Traitement : topiques résolutifs. — Incision des phlyetènes.

V, 384 et suiv. V , 3S7 et suiv.

Conjonctive (eechymtse de la). Est ordinairement la suite d'une contusion. — Se forme quelquefois tout-à-coup sans cause connue. — Traitement : lotions astringentes.

V, 3go et suiv. V , 5g3 et suiv.

Conjonctive (varices de ta). — Occupent presque toujours la portion de cette membrane qui recouvre le globe de l'œil. — Elles sont ordinairement la suite de Pophthalmie et surtout des ophthalmies répétées, ou de l'ophthalmie chronique. — Traitement : collyres astringens et aromatiques , boissons adoucissantes et laxatives ; ablation des vaisseaux variqueux. V, 591 et suiv.

V, 3g4 et suiv.

Conjonctive ( œdème delà) — Causes.

Les mêmes que celles de l'anasarque , et de toutes les hydropisies partielles , contusions , plaies , ophthalmies. — Occupe le plus souvent les deux yeux , et s'accompagne d'un gonlîement quelquefois énorme de la membrane muqueuse. — Cette maladie est rarement dangereuse. — Traitement :

lotions aromatiques et astringentes , diurétiques , purgatifs. M ,0^0 et suiv. V, 396 et suiv.

Constriction (circulaire des artères ).

— Blâmée par quelques auteurs. — A peu d'inconvéniens. — Présente autant d'avantages que l'aplatissement du vaisseau. II , 139.

Contagion (de la pourriture d'hôpital).— Prouvée par les observations de Pouteau et par celles de l'auteur. I , "aii. — De la pustule maligne; prouvée par les faits. II ,66

Contractions tétaniques. — Son^ accompagnées de douleurs vives.

— Sont ordinairement rémittentes.

— Sont souvent déterminées par les efforts du malade. I, 290.

Contre-extension. — Est une action opposée àl'extension , qui empêche que le membre ou tout le corps n'obéisse à l'effort extensif. — Doit être appliquée" sur le membre qui s'articule avec le fragment supérieur. III, 33 et suiv.

Contre-ouvertube. — Opération souvent nécessaire pour extraire les balles dans les plaies d'armes à feu.

— Cas dans lesquels cette opération est nécessaire. — Manière de la pratiquer. 1 , 375, I , 5-7.

Contre -ouvertures. — Leur utilité dans les abcès considérables. — Le lieu qu'elles doivent occuper. I, 65 et suiv.

Contuses (plaies). Voy. Plaies contuses.

Contusion. — Est une cause assez fréquente de la gangrène, qu'elle produit de deux manières. — Violente , elle détruit entièrement l'organisation des chairs. — Produit la gangrène en affaiblissant l'action organique des chairs. — En déterminant des engorgemens inflammatoires considérables. ■ — Etend profondément son action. I, 120

Contusion sans plaies. — Est quelquefois produite par les corps sphériques lancés par la poudre à canon. — Ne dépend pas de la percussion de l'air. — Lésions qui la caractérisent. — Peut même s'accompagner de fracture. — Indications curatlves : variables selon l'étendue des désordres. I, /\i6 et suiv. 1 , 419 et suiv.

Contusion. — Distinguée des plaies contuses. — Sa définition.. — Mode d'action du corps contondant.

— Décbire les parties sous-jacentes plutôt que la peau. — Ecchymose. — Effets de la contusion variables suivant certaines circonstances. — S'étend quelquefois jusqu'aux nerfs, aux mu.scles, aux os, aux organes intérieurs. —

Terminaison variable ; tumeurs sanguines, inflammation, gangrène. — ■ Pronostic : relatif aux causes et aux effets de la contusion.

— Traitement : résolutifs, émoiliens, incisions. I, 338 et suiv.

Cordiaux. — Conseillés dans le cas de délitescence de l'inflammation.

Cordon spermatique. ( [infiltration du) .

Vos. hydrocèïe celluleuse.

Cornée (pustules de la). — Petites tumeurs qui se forment entre les lames les plus superficielles de cette membrane. — S'ouvrent à la surface de l'œil, et rendent une petite quantité d'un liquide blanebatre et purifoime. — Se c»anifestent presque toujours à la suite ou vers le déclin de l'ophthalmie aiguë. — Pronostic : n'est grave que lorsque les pustules occupent le centre de la cornée. — Traitement : ouverture de la pustule, cautérisation à l'aide de la pierre infernale , lotions émollientes. V , 595 et suiv. "V } 398 et suiv. *

Cornée ( nuage de la ). — Tacbesuperficielie demi transparente , piacée sur la cornée. — Causes : ophthalmie chronique, constitution lymphatique.— Pronostic: n'est grave qu'au tantqu'ilïntercepte le passage de la lumière. — Traitement: remèdes locaux astringens et aromatiques ; excish n des vaisseaux variqueux de la conjonctive. Y, ôg~ et suiv. V , 4oo et s. ( V . Leucoma albugo.

Cornée. ( ulcères de la ). — Sont distingués en superficiels et en profonds. — Ulcères superficiels. — Causes ; l'action d'un instrument qui a soulevé ou détaché une des lames externes de la cornée, brûlure, pblyetène, pustule. — Signes dagnostlques : tache grisâtres trèspeu déprimée. — Pronostic : nullement grave ; la guérison est le plus souvent spontanée. — Traitement : collyres et injections détersives, injections et lotions astrin-

Du Traité des

gentes, cautérisation avec le nitrate d'argent. — Ulcères profonds.

— Succèdent presque toujours à un abcès qui s'est formé entre les lames de la cornée, ou bien dépendent d'une affection scrofuleuse, vénérienne , dartreuse. — Signes diagnostiques: couleur brune et cendrée excavation considérable, suppuration, inflammation de la conjonctive. — Pronostic : l'ulcère abandonné à lui-même ne guérit pas spontanément, et détermine le plus souvent la perforation de la cornée. — Traitement : cauté= risation avec le nitrate d'argent; manière de la pratiquer, excision desfongosités qui environnent l'ulcère. V,4o3 et suiv. V, 4o5 et suiv.

Cornée [fistules de la). — Sont ordinairement la conséquence de l'ulcération de la cornée. — Sont de deux sortes : les unes aboutissent par l'une de leurs extrémités à la surface de l'œil, les autres dans la cbambre antérieure. — Signes diagnostiques : ouverture plus ou moins large de la cornée , issue de l'humeur aqueuse. ■ — Pronostic:

toujours très-grave, surtout dans les fistules complètes. — Traitement : injections détersives , incision du trajet fistuleux dans le cas de fistules incomplètes. — Traitement expectant dans le cas de fistules complètes. V , /j.08 et suiv.

V , 4-1 1 et suiv.

Cornée (abcès de la). — Se développent entre les lames de la cornée. — Causes : plaies, contusions, corps étrangers, ophthalmie intense. — Signes diagnostiques ; douleur , inflammation , tache blanchâtre dans l'épaisseur de la cornée. — Traitement : antiphlogistiques dès le début, incision de la cornée. V ,412 ets. V, 4i5 et suiv.

Cornée ( staphylôme de la). — Affection dans laquelle une portion ou la totalité de la cornée, fait au devant de l'œil une saillie plus considérable que dans l'état ordinaire , et trouble ou détruit entie-

rs Chirurgicales. 4*

rement la vue. — Plus fréquent chez les enfans que chez les adultes.

— Causes : variole, ophthalmie, plaies, contusions. — Diagnostic : toujours très - facile ; cette maladie n'est jamais susceptible de guérison complète. — Traitement : évacuation des humeurs de l'œil , placement d'un œil artificiel. V , 42 1 et s. V , 424 et suiv.

Cornes de la. peau. — Excroissances dures, coniques, dont la substance est analogue à celle des ongles , et qu'on voit naître quelquefois en certains endroits du corps de l'homme.

XI , 1 27. — Faits de ce genre rapportés par diffère hs écrivains. 127 et suiv. — Les hommes sont moins sujets que les femmes aux excroissances cornées. i3r et suiv. — On pense que ces cornes sont produites par le prolongement et l'induration de l'épiderme et du corps muqueux. i32. — Elles se détachent quelquefois spontanément , mais leur chute est rarement suivie d'une guéiïson complète. i33 et suiv. — La peau sur laquelle elles sont implantées peut devenir le siège d'une affection cancéreuse.

i34. — Les caustiques ont été employés pour détruire la peau de la base de ces excroissances, et en déterminer ainsi la chute. XI, i35.

Coprs caverneux (anèvrisme des).

Voy. Verge.

Corps caverneux ( ganglions des ).

Voy. Verge.

Corps caverneux ( nœuds des ). Voy.

Verge.

Corps caverneux ( Tumeurs des).

Voy. Verge.

Corps étrangers. — ■ Compliquent souvent les piqûres. — Moyens de les reconnaître et de les extraire. I, 338. I, 539. — -Compliquent trèsfréquemment des plaies d'armes à feu. — Dérangemens qu'ils peuvent éprouver, primitivement et consécutivement. I , 358 et suiv. I , 56o et suiv.

Corps étrangers ( dans le rectum ).

Voy. Rectum.

Corps étrangers ( clans V urètre) .Voy . Calculs urinaires.

Corps fibreux ( de la matrice). Voy.

Matrice.

Cors aux pieds. Voy. Pieds.

Coryza. — Inflammation delà membrane pituitaire. — Causes : les vicissitudes atmosphériques , la rétropulsion d'un exanthème , d'un flux habituel etc. — Symptômes :

catarrhe nasal, douleurs frontales, éternumens, larmoiement. — Pronostic : généralement peu grave si ce n'est chez les vieillards. — Traitement : nul quand la maladie est légère : antiphlogistiques , émoiliens. "VI, 80 et suiv.

Côtes ( fractures des ). — Sont assez rares pendant l'enfance. — Ont lieu le plus souvent vers la partie moyenne de l'os. -Les fragmens font saillie ou en dehors ou en dedans.

— La cause fracturante agit ordinairement jusque sur le poumon, et détermine des accidens assez graves. — Signes : gêne dans le mouvement de la respiration, douleur vive, déplacement peu considérable, crépitation. — Pronostic :

fractures des côtes supérieures plus graves que celles des côt( s inférieures : ne sont dangereuses que par la lésion des organes sous-jacens. — Traitement : compresses sur le lieu de la fracture dans le cas de saillie des fragmens au dehors, et dans le cas contraire, compresses vers les extrémités de la côte fracturée: bandage de corps bien serré:

traitement général relatif aux accidens qu'entraîne la lésion concomitante des viscères thoraciques ou abdominaux. III, i45 et suiv.

III, 147 et suiv.

Côtes ( luxation des). — Cette luxa tion a été regardée comme impossible par J.-L. Petit et par Duverney. Buttet en admet la possibilité et en indique les signes diagnostiques.— Opinion de l'auteur, qui pense que ces prétendus cas de luxation n'étaient autre chose que

des fractures. — C'est à tort qu'on a donné ce nom à la désarticulation des côtes par suite de la destruction d'une de leurs extrémités. — Il n'existe jusqu'ici aucune observation authentique de luxation de l'une ou l'autre extrémité des côtes.

— Cependant les prolongemens cartilagineux des 6e, 7e, 8e 9e côtes, peuvent glisser l'un sur l'autre, et une luxation peut s'opérer de cette manière. IV, 122 et suiv.

Cou [plaies du) par instrumcns piquans. — Sont simples ou complipliquées. — N'exigent aucun traitement lorsqu'elles sont simples.

— Peuvent être compliquées de corps étrangers , d'hémurrhagie , d'inflammation, d'emphysème , et d'accidens causés par la lésion des nerfs et de la moelle de l'épine. — Signes diagnostiques. — Pronostic.

— Traitement de ces diverses complications. VII, 2 et suiv.

— Plaies par instrumens tranchans.

— Ces plaies diffèrent entre elles selon leur direction, leur situation et les parties qu'elles intéressent.

— Indications curatives particulières pour les plaies longitudinales et transversales dacou relatives à leur situation. VII , 12. VII , i3.

— Les plaies transversales à la partie extérieure du cou sont , eu général , beaucoup plus dangereuses que celles des autres régions, à cause de sa proximité des gros vaisseaux, des voies alimentaires et aériennes. — Diagnostic , pronostic, triatement des plaies, selon qu'elles sont situées au-dessus ou au-dessous de l'os hyoïde , suivant qu'elles s'accompagnent d'hémorragie, d'emphysème, d'inflammation, de lésion du larynx, du pharynx , de l'œsophage , des gros vaisseaux , de la trachée, de la bouche. VII, 14 et suiv.

— Plaies par des instrumens contondans. —Ces plaies peuvent être faites par un corps contondant ordinaire , ou par un corps poussé

Du Traité des Maladies Chirurgicales . 4 3

par la poudre à canon. — Les plaies çontuses simples n'offrent aucune indication particulière. — Les plaies d'armes à feu diffèrent beaucoup entre elles à raison de la grosseur et de la forme des instrumens qui les ont faites , et surtout à raison des parties qu'elles intéressent.

— Ces plaies n'intéressent quelquefois que les muscles , et ne doivent point alors être traitées autrement que celles des autres régions du corps. — Souvent aussi elles ont lésé les vertèbres , la moelle de l'épine , les nerfs , le larynx , la trachée-artère , le pharynx, l'œsophage , les gros vaisseaux. — Pronostic et traitement de ces sortes de plaies, indications particulières qu'elles peuvent présenter. — Prévenir et traiter les accidens consécutifs qu'elles entraînent souvent. VII , 27 et suiv.

Cou (éryscpèle*du ). — Est ordinairement joint à celui de la face. — On le traite comme Térysipèle des autres régions du corps. YII , 34,

Cou [phlegmon du). — Se termine presque toujours par suppuration .

— L'abcès qui en résulte mérite une attention particulière. — On doit laisser ces abcès s'ouvrir spontanément , à moins qu'ils ne menacent de fuser dans la poitrine.

Vil, 35, 36.

Cou (furoncle, anthrax , pustule maligne du ). — Suivent la même marche et exigent le même traitement que ceux des autres parties du corps. Vil , 36.

Cou (loupes du). — Ne diffèrent, ni par leur nature, ni parleur traitement, de celles des autres parties du corps. — On doit toujours tenter leur extraction. — Peuvent imposer pour un anévrisme lorsqu'elles sont situées à la partie antérieure du cou. VII , 36 et suiv.

Cou ( tumeur enkystée du ). — Il se fjrme quelquefois entre l'os hyoïde et le cartilage thyroïde , sur la

membrane qui les unit, derrière le muscle thyro-hyoïdien et le peaucier , une tumeur enkystée contenant une humeur visqueuse jaunâtre. ■ — ■ Abandonner, en généial, le traitement à la nature, vil, 38 et suiv.

Cou ( engorgement des glandes lymphatiques du). — Est tantôt symptomatique , tantôt essentiel. — Peut être symptomatique de l'irritation ou d'une maladie quelconque d'une partie dont les vaisseaux lynphatiques se rendent à ces glandes. — Est considéré comme essentiel lorsqu'il ne dépend ni de l'irritation ni d'une maladie de quelqu'une des parties dont les vaisseaux absorbans se rendent à ces glandes. — Il est tantôt squirrheux , tantôt scrofuleux. — Diagnostic , pronostic , traitement de ces tumeurs , soit symptomatiques , soit essentielles. — Traitement, local, général. VII, 3j et suiv.

Crâne ( lésions du ) par des instrumens piquans. — Peuvent percer le crâne en partie ou dans toute son épaisseur , et pénétrer même plus ou moins profondément dans le cerveau. — La piqûre bornée à la table externe, n'entraîne ordinairement aucun accident. — Lorsque les deux tables de l'os ont été traversées , il peut se former un épanchementsur la dure-mère, ou cette membrane peut s'enflammer. — Traitement : aniiphlogistiques, trépanation en cas d'épanchement.

V, 52 et suiv.

Crâne (Lésions du) par des instj^umens tranchans. — Peuvent produire quatre espèces de divisions. — Hédra , marque légère et superficielle. — Eccopé, section droite ou perpendiculaire. — Diacopé , entaille oblique. — Aposképarnismos , perte de substance de l'os.

— Ne pas réunir immédiatement les lèvres de la plaie extérieure. — Replacer les parties d'os qui tien-

nent encore aux tégumens. — Traiter les complications. V, 54 et suiv.

Crâne (lésions du ) par des instrumens confondons. — Les effets de l'action de corps contondans sont, la contusion , la dénudation , l'enfoncement sans fractute, la fracture et l'écartement des sutures. — La contusion sans dénudation peut être suivie de carie, de nécrose ou d'exostose. (Voy. ces mots. ) — La dénudation est presque toujours suivie d'accidens graves , et nécessite souvent l'opération du trépan.

V , 58 et suiv.

Crâne ( enfoncement scms fracture du). — A été observé par quelques auteurs. — Démenti par l'auteur, qui l'attribue à une erreur de diagnostic. V, 6i et suiv.

Crâne (fractures du). — Résultat le plus ordinaire de la percussion violente du crâne par un corps contondant.— Différent entre elles à raison de l'endroit où elles arrivent, de leur direction, de l'écartement de leurs bords , et des circonstances dont elles sont accompagnées.—S'effectuent souvent par contre - coup dans un lieu éloigné de la partie frappée ; mécanisme de ces sortes de fractures.

— Ne sont dangereuses que par la commotion du cerveau et par l'épanchement de sang qu'elles produisent consécutivement. — Signes diagnostiques sensibles : intervalle que laissent entre eux les fragmens, quand le crâne est dénudé ; son de pot cassé entendu par le malade au moment de la fracture ; inégalités que présente ta crâne lorsqu'il y a enfoncement. — Signes rationnels : éblouissement, étourdissement , perte de connaissance , assoupissement, déjections involontaires, saignement de nez, des oreilles. — Signes consécutifs : la plaie ne se cicatrise pas du côté de la fracture , laisse suinter une humeur sanieuse, et offre des chairs

molles fongueuses. — Il existe dans le lieu de la fracture une petite tumeur; la fièvre se rallume de temps en temps. V, 63 et suiv.

— Pronostic : toujours fâcheux ; mais il l'est plus ou moins, suivant le siège , l'étendue de la fracture, et les circonstances dont elle est accompagnée.— Traitement: trépanation conseillée par Quesnay pour tous les cas de fracture du crâne, blâmée par Desault, quien borna l'emploi à quelques cas seulement, c'est-à-dire lorsqu'il y avait épanchement sanguin ou enfoncement de quelques fragmens qui compriment le cerveau. V, -3

crâne (êcartement des sutures du ). — Effet assez rare de l'action des corps contondans sur la tête. — Est plus facile chez les sujets peu avancés en âge que chez les personnes âgées. — Est impossible chez les vieillards. — A toujours lieu par contre-coup. — Est toujours accompagnée de la rupture des vaisseaux et du détachement de la dure-mère. — Compression consécutive du cerveau par suite de l'épanchement du sang. — Tumeur oblongue suivant le trajet des sutures.— Inégalités senties à travers les tégumens. — Traitement : on doit toujours employer le trépan pour donner issue au sang qui comprime le cerveau. V, 76 et suiv.

Crâne (èpanchemens de sang dans le) à la suite de percussions sur la tête. — -Sont un effet fréquent des coups portés sur la tête, ou des chutes sur cette partie. — Il peut se former à la fois deux èpanchemens , celui qui est l'effet de la commotion, et celui qui est produit par la fracture.-— Se forment au moment même où les vaisseaux du cerveau sont déchirés, et augmentent insensiblement et quelquefois avec une grande rapidité. — Signes diagnostiques : assoupissement léthargique , respiration stertoreuse, pa-

Du Traité des Maladies Chirurgicales. ^5

ralysie d'un membre ou de la moitié du corps , momemens eonvulsif's, dureté et fréquence du pouls, etc. — Lorsque l'épanchement est peu considérable , il peut subsister plusieurs mois sans se manifester par des symptômes tranchés. V, 97 et suiv.

— Pronostic : est généralement grave et fâcheux. — Les épanchemens situés profondément dans la .substance du cerveau , dans ses ventricules ou à sa base , sont promptement mortels : la guérison, qui arrive assez souvent, ne peut être expliquée que par la résorption du sang épanché. —Indications curaiives : donner issue au sang épanché, en pratiquant une ouverture au crâne, et lorsque cela n'est pas possible , en favoriser la résorption. V, 117 et suiv.

Crêtes de coq. Voy. Rectum [affections vénériennes du ).

Cristallin {atrophie et protubérance du ). — Ces maladies sont très-peu connues, et n'ont été que très-imparfaitement décrites par les auteurs. V, 548 et suiv. V, 553.

Croup. — Variété de l'angine laryngée et trachéale propre à l'enfance, et dont le caractère spécial est de tendre constamment à produire une fausse membrane sur les parties enflammées. — A reçu différens noms, tirés de ses symptômes. — N'a commencé à être connu que vers le milieu du 16e siècle. — Peut exister dans tous les pays , et se montrer particulièrement dans les lieux bas entourés de montagnes.

VII , 91 et suiv.. — Symptômes caractéristiques de la maladie , tirés du son de la voix et du mode de respiration. — Rapidité de la marche de la maladie. — Paroxysmes.

— Suffocation. — Ejection de fausses membranes. 90 et suiv. — Pronostic : toujours très-grave. 97. — Lésions anatomiques trouvées à l'ouverture des corps. 98 et suiv.

— Traitement : antiphlogisiiques ,

révulsifs , vomitifs. — Saignées locales et générales. — Sternutatoires , excitans diffusibles. — Bronchotomie : procédé opératoire. — Examen de ces diverses médications. VII , loi et suiv.

Croupissement du pus. — L'un des accidens consécutifs des plaies. — A quels caractères on le reconnaît.

— Est ordinaire dans les fractures comminutives. — A lieu également dans les plaies profondes. — Moyen d'empêcher le croupissement du pus dans les plaies simples. — Moyen de l'empêcher dans les foyers : incisions , contre-ouvertures. — Ses effets sur 1 économie.

1 , 5i2 et suiv.

Cubitale (anèvrisme de l'artère). — Est ordinairement produit par cause externe. — Doit être traité par la compression ou par la ligature, selon le lieu qu'il occupe, Il

Cubitus (fracture du). — Est beaucoup plus rare que celle du radius.' — A lieu directement ou par contrecoup.— Est peu susceptible de déplacement.— Se reconnaît facilement à la saillie des fragmens et à la crépitation. -IN 'est accompagnée d'aucun danger. — Doit être traitée comme celles du radius et de l'avant-bras. Ï1I , 222 et suiv. III, 224 et suiv.

Cubitus (luxation de l'extrémité inférieure du ). — Nommée autr* fois luxation de l'extrémité inférieure du radins. — A été observée pour la première fois par Desault. — La luxation en arrière est la plus fréquente; celle en avant est fort rare, et n'a été observée qu'une fois par l'auteur. — Causes : mouvement forcé de pronalion ou de supinanation, déterminé par l'action immédiate d'une violence extérieure appliquée a l'avant-bras ou à la main. La luxation en arrière peut avoir lieu aussi à l'occasion d'une chute sur le poignet. — Signes diagnostiques de la luxation en arrière :

pronation forcée, croisement des deux os de Favant-bras , flexion de la main et des doigts , saillie des tendons fléchisseurs, saillie de la partie inférieure du cubitus audessus du dos de !a main. — Dans la luxation en devant, supination forcée, saillie du cubitus en devant.

— Pronostic : peu fâcheux. Si la luxation n'est pas réduite, les mouvemens de pronation et de supination sont perdus sans retour. — Traitement : réduction facile , attelle ou bandage roulé pour prévenir les déplacemens consécutifs.

— Histoire de luxation de la partie inférieure du cubitus , rapportée par l'auteur. IV, 24" et suiv.

Cuisse [amputation de la). Voy. Amputation.

Cuisse {amputation dans l'articulation delà). Voy. Amputation.

Curette. — Instrument propre à retirer les balles des plaies d'armes à feu. ■ — Description de l'instrument. — Manière de s'en servir. I, 378, 1 , 5So.

Curette tire-balle. — Inventée par M. Thomassin. — En quoi elle diffère de la curette ordinaire. — Ses avantages.— Manière de s'en servir. I, 579. 1» 38t.

Cystite. Voy. Vessie {inflammation de la).

Cystocèle. Voy. Heînie de la vessie.

Cystotome. Voy. Vessie {calculs de la).

Dartre aiiLiAiRE. Voy. Zona.

Dartrecx [vice). — Est quelquefois héréditaire. — Est produit par l'altération des fonctions digestives , l'usage des alimens acres, une température élevée. Signes diagnostiques : mortification et desquamation de 1'épiderme. ( Dartre farineuse. — Pustules d'où suinte une matière ichoreuse, acre, qui se dessèche par le contact de l'air , et forme des croûtes. — Ulcérations

irrégulières, larges, formées par la réunion de petites ulcérations.

— Démangeaisons, cuisson brûlante.— Complique les plaies simples , et les fait dégénérer en ulcères dartreux. — Pronostic : guérison très- difficile et quelquefois dangereuse : récidive presque certaine. — - Traitement général ; délayans savonneux, amers, mercuriaux ; purgatifs , eaux minérales sulfureuses ; traitement hygiénique. — Traitement local : sulfureux, alcalins, mercuriaux, préparations saturnines, topiques irritans, vésicatoires. II, 486 et suiv.

II, 421 et suiv.

Débridemens. — Essentiels , surtout dans les plaies d'armes à feu. — Manière de les pratiquer. 1,365 et suiv. Voy. Plaies d'armes à feu.

Déchirure. — Division dont les bords sont irréguliers , frangés , qui résulte ordinairement de l'action d'une puissance dont la direction est perpendiculaire au sens dans lequel s'opère la déchirure. — Est mise en usage pour l'arrachement des polypes, l'extirpation de certaines tumeurs. V, 3o et suiv.

Déchirure ( plaies par). I , 335 et suiv. I, 538 et suiv.

Dégénération terreuse. — Se rencontre fréquemment dans les artères , et peut être cause d'anévrismes faux spontanés. II, 172.

II,i8i.

Délire. — Contre-indiquc l'ablation immédiate des membres violemment contus. I, 123.1,124. — Est causé quelquefois par la vive douleur et par l'inflammation des plaies. I, 283.

Délitescence. — Terminaison de l'inflammation. — Ce qu'on doit entendre par ce mot. — Son opportunité. — Son danger. I, 23. I, 24.

— Eviter ce qui pourrait la déterteiminer. — Moyen de combattre les accidens qu'elle entraîne. 1,48.

— Très-commune dans l'érysipèle.

— Favorable dans le cas d'érysi-

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 4?

pèle par cause, externe. — Est souvent suivie de métastase. II, i3.

Dentaire (fistule). Voy. Joues.

Dents (éruption des). — La première éruption des dents se fait quelquefois sans aucun dérangement de la santé, — Souvent elle est accompagnée de symptômes graves et alarmans. — Symptômes qui accompagnent cette éruption. — Traitement subordonné à la nature des accidens. — Traitement général: incision de la gencive.VI, 337 et suiv. — La seconde dentition est ordinairement accompagnée de symptômes plus graves que la première. — Causes de celte différence. — Phénomènes sympathiques déterminés par la sortie des dents. — Traitement dirigé contre les accidens concomitans , et contre les déviations que peuvent subir les nouvelles dénis. VI, 34o et suiv.

Dents (fracture des). — Ses causes les plus ordinaires. — ■ Moyens d'y 'remédier , ou île parer aux accidens que cette fracture peut entraîner.

Dents (usure des). — Est le résultat des frottemens réitérés qui ont lieu dans l'action de parler et surtout dans la mastication. — L'usure des dents est proportionnée à la saillie qu'elles font , et à la disposition des dents opposées. — Tant que l'usure n'est pas considérable , elle ne produit aucune douleur; mais quand elle fait de grands progrès, elle rend la mastication douloureuse , et devient une maladie qui réclame les secours de l'art. — Traitement. — Description de la consomption de la racine des dents chez les vieillards et chez les adultes: natuie

rie paraît se transmettre par le contact d'une dent malade. — Son origine, sa marche, ses symptômes.

— Variétés de carie admises par M. Duval. VI, 44^ et suiv. — Traitement : ablation de la partie cariée, obturation de la cavité de la dent, extraction : difficultés de l'extraction relatives à la situation des dents , à la forme , à la direction de leurs racines , à l'état de la couronne. 55o et suiv. — Les instrumenspour l'extraction des dents se distinguent en trois espèces:

ceux qui agissent sans appui sur un seul point de la dent , comme le crochet, le poussoir ; ceux qui agissent sur deux points de la dent, comme les doigts , le davier , la pince droite et le bec de corbeau ; les instrumens qui prennent un point d'appui sur les parties voivoisines, comme le levier à manivelle, ou le pélican simple ou composé. — Description fie ces instrumens et leur usage. VI , 352 et suiv. — Accidens qui suivent l'extraction des dents, moyens d'y remédier. 356 et 55j.

Dents (luxation des ). — Ce déplacement est presque toujours l'effet d'une percussion. — Le traitement consiste à ramener la dent luxée à sa direction naturelle, et à l'attacher aux dents voisines afin de prévenir un nouveau déplacement. VI, 55j et suiv.

Dents (ébranlement des). — Tient toujours au mauvais état des parties destinées à les fixer dans leurs alvéoles. — Les causes sont locales ou générales : examen de ces causes et de leur mode d'action. — Le traitement sera relatif aux causes et aux accidens locaux qui ont produit la maladie, VI, 559.

de la maladie. — Traitement qu'il Dents ( douleur des). — Est quelque

convient de lui opposer. VI , 544- Dents ( carie des ). — Destruction graduelle de leur substance. — Les causes en sont tout-à-fait inconnues. — Dans quelques cas , la ca-

fois un symptôme de la carie et de diverses autres maladies des dents; mais souvent aussi elle constitue une affection essentielle. — Examen des causes et de leur influence.

— Traitement très-varié relatif aux causes et aux complications. VI, 36o , VI, 36 1.

Dents (limon, tartre des). VI, 562.

Dents artificielles. VI, 563.

Dénudation (des os). — Voy. Os.

Déperdition (de substance). S'oppose à la consolidation des plaies qui suppurent. Y, 2/j.o.

Déplacement ( des fragmens des os ).

— A lieu selon l'épaisseur, la longueur, la direction et la circonférence de l'os. — - Reconnaît pour causes, tantôt la force extérieure qui produit la fracture, tantôt le poids du corps qui pousse le fragment supérieur contre les chairs, tantôt le poids du membre. — La cause la plus puissante est Faction des muscles, de ceux surtout qui s'attachent au fragment inférieur. III., 1 1 et suiv.

Dépôt sanguin. — Voy. Ecchymose

Dépôts urineux. — Voy. Urineux.

Derme. — Sa couleur jaune après les brûlures indique la désorganisation. 1 , 128,

Desault,

viculc remplit toutes les indications relatives au traitement de la fracture de cet os. III, 180 et suiv.

III , 182 et suiv.

Descente (du vagin). — Voy. Vagin.

Descente ( de, la matrice). — Voy.

Matrice.

Descentes. — • Voy. Hernies.

Détersifs. — Doivent être employés de bonne heure dans le traitement des ulcères suite de brûlure. I,iji.

Diabètes. — Consiste dans une surabondante sécrétion d'urine légèrement sucrée ou miellée. — Ne doit point être confondu avec les autres flux d'urine non sucrée.

VIII , 44.0.*— Est une maladie peu commune ; les jeunes gens y sont moins sujets que les adultes et que les vieillards. 44 *• — L'étiologie de eeîte maladie est extrêmement obscure. 44 1 et suiv. — Les caractère du diabètes sucré se tiren t de la quantité et de la qualité de l'urine,

Son bandage de la cla-

et des accidens que le malade éprouve. 442» — Quantité énorme d'urine rendue par les diabétiques. 445. — Caractères physiques, analyse chimique de l'urine.

443. — Signes diagnostiques de la maladie, symptômes locaux et généraux. 443 et suiv. — En général le diabètes a une marche lente , souvent il dure plusieurs années.

445. — Le diagnostic de cette affection ne présente aucune difficulté. Diagnostic différentiel. 445.

— Le diabètes est une maladie très-grave , et qui fait souvent périr le malade : symptômes sur lesquels on doit fonder un heureux ou un fâcheux pronostic. 446* — Lésions anatomiques trouvées à l'ouverture des cadavres. 44^ et suiv. — Dans le traitement du diabètes le régime est l'objet le plus important. VIII , 447- — Régime gras; boissons vineuses peu abondantes. 44j et suiv. — On fait concourir plusieurs médications avec le régime animal. 44$ et suiv. — Le traitement sera continué longtemps après la guérison. VIII, 449 et suiv.

Diackylon gommé (emplâtre de). — Le meilleur emplâtre asfglutinatif que nous possédions. — Préférable au taffetas d'Angleterre. I, 198.

I, 199. — Est considéré comme maturatif. — Manière de s'en servir. I, 5i.

Diaphorétiqwes. — Conseillés dans le traitement des inflammations en général. 1 , 3~.

Diastasis. — Dénomination accordée à l'éloignement latéral de deux os longs , articulés entre eux parles côtés correspondans de leurs extrémités, et surtout aux lésions de ce genre qui intéressent les arlicuiations immobiles. IV. 5. — Voy.

Entorse.

Diathèse (anévrismale). — Voy. Anévrismaie.

Diathèse (cancéreuse). — Voy. Cancéreuse.

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 49

sàthèsk (inflammatoire). — Ce qu'on doit entendre par-là. I, i5.

Dilk:\ss. — A pour but la division des parties dont la réunion est contrarie à l'ordre naturel, ou forme un obstacle à îa guéridon d'une maladie. — Diérèse particulière, consiste dans la séparation des parties dont l'union est contre nature. — Diérèse commune, renferme toutes Les opérations où Ton divise les parties pour parvenir à quelque fin : se pratique sur les parties dures et sur les parties molles du corps. — La diérèse des parties dures consiste à les trouer, les limer, les ruginer, les scier, les couper, les brider ou les désorganiser. — Les différentes divisions des parties molles sont la piqûre , la déchirure , l'incision , la moucheture , la scarification , la taillade , l'extirpation , l'amputation, l'arrachement , la brûlure et la désorganisation par les caustiques.

— Moyens par lesquels on divise les parties en les désorganisant. — Cautères. (Voy. ce mot.) — Déchirure , incision ( Voy. ces mots.) V, 28 et suiv.

Diète. — L'un des moyens les plus propres à combattre l'inflammation en généra!. — Ce qu'on doit entendre par ce mot. 1 , 55 et Difformités des os. — Dépendent du gonflement, de l'affaissement ou de la courbure des os. — D'une déviation lente et graduelle, sans aucune altération dans leur l'orme et dans leur volume. — Sont produites ou par des maladies des os ou par des habitudes vicieuses. IV, 5;3. IV, 579.

Difformités du cod. — Causes : pesanteur de la tête qui la porte continuellement en avant ; myopie , habitude de regarder les objets de très-près. — Caractères anatomiques : affaissement de la partie antérieure du corps des vertèbres. — Traitement. — Prophylactique : em-

pêcher les enfans de trop incliner la tête pour écrire ou pour travailler, les coucher dans .un lit horizontal , sans chevet. — Mentonnière à ressort placée au-dessous de la mâchoire inférieure. — Prévsnir la flexion latérale du cou chez les enfans , en les plaçant directement en face du jour. — Curatiî":

bandage mécanique qui m mène la tête du côté opposé à la iiexion vicieuse. IV, 5jc) et suiv.

DfFFOawiTÉs des ÉPAULKS. — Elévation des deux épaules. Cette difformité dépend pi esque toujours d'un vice de conformation, et peut être aussi l'effet de !a seule habitude d'élever continuellement les épaules. — Traitement : éviter de suspendre les enfans^par ia lisière, et de les asseoir sut'-».des sièges dont les appuis soient trop haute. — Elévation inégale d^s épaut&j. — Cette difformité est produite , ou par une déviation de la colonne vertébrale, ou par l'habitude de se porter plutôt sur un côté,4|ue sur l'autre. Traitement : habituer l'enfant à faire porter également le poids du corps sur les deux pieds; usage d'un corset dont i'échancrure soit trop étroite du côté où l'épaule est abaissée. — Déviation des épaules en avant. — Produite par l'habitude que les enfans contractent de porter les bras en avant, et de les laisser tomber sur la partie antérieure du corps. On y remédie en obligeant les malades à porter des corsets com.iruiU de telle , sorte que " l'ouverture des manches les empêche de jeter les bras en devant. On peut se servir aussi de bretelles qui portent les épaules en arrière . IV, 583 et suiv.

DIFFORMITÉS DE LA COLOiMXJC vertébrale. — Causes : un travail assidu qui exige la flexion constante du corps , l'habitude, de porter de pesants fardeaux sur la tête ou sur ies épaules, la débilité de la colonne vertébrale , Je ramollisse-

ment du corps des vertèbres , la contraction spasmodique des muscles qui agissent sur la colonne vertréba'e ; le raehiîis, 3a vérole, les scrofules , les diverses cachexies. — Ces déviations de l'épine s'observent plus souvent chez les jeunes filles que chez les garçons, et déterminent toujours des changemens de direction des côtes qui influent sur la forme de h poitrine , et des changemens dans les axes du bassin et dans sa configuration. — Traitement : les médicamens internes seront choisis parmi ceux qui peuvent combattre efficacement le vice qui cause l'altération des os et surtout le vice scrofnleux. — Moyens mécaniques mis en usage contre ces déviations, leur utilité. IV, 583 et suivi ^ i «q

Difformités des jambes. — Les en fans faibles et cacochymes sont sujets, lorsqu'ils commencent à marcher, à la déviation des genoux en dedans ou en dehors. — La déviation en dedans est beaucoup plus fréquente, à cause de la disposition naturelle dessmfaeesarticulaires et de la direction naturelle des os. — Causes : la faiblesse générale du corps et celle des genoux en particulier, la pression qu'exerce îe corps sur les membres trop faibles pour le soutenir. — • Traitement :

ne faire marcher les enfans que lorsqu'ils n'ont besoin d'aucun secours étranger pour se tenir debout. — Médicamens internes:

ceux qui conviennent à l'affection générale dont est atteint le malade.

— Remèdes externes : bains, fomentations et cataplasmes aromatiques ; attelle de bois placée sur la partie externe du membre , brodequin dont la semelle sera plus épaisse du côté vers lequel le genou s'incline ; brodequin avec des attelles élastiques. 1V,6o3 etsuiv.

Pifformiiés du pied. — Sont congéikdes ou accidentelles. — Le pied

peut se renverser sur les ceeâcôtés (pied-bot), ou n'appuyer que sur la pointe (pied équin) ; le renversement en dedans est le plus fréquent, — Causes : fractures,, luxations, abcès, laxifé des ligamèns , contraction spasmodique ou relâchement des muscles. — Signes diagnostiques : tantôt le bord externe du pied appuie un peu plus sur îe sol que le bord interne, tantôt le renversement est plus considérable, et la malléole elle-même sert de point d'appui, La malléole interne est presque effacée et très-peu saillante , et semble portée en avant. Le dos du pied est saillant , la piante trèsconcave et sillonnée très-profondément dans toute sa longueur.— Pronostic : la maladie, peu dangereuse en elle-même, est d'autant plus difficile à guérir qu'elle es!

plus avancée , que le renversement est plus grand, et que les sujets sent plus âgés. — Traitement : bandage mécanique de Scarpa, ses avantages. — Soulier de l'auteur, sa description , son utilité. IV, 6o5 et suiv.

Difformités des orteils. — Causes :

l'usage de chaussures trop étroites.

— Flexion d'un des orteils; accidens que cette difformité dé^termine , précautions à prendre pour l'empêcher. — Traitement :

la section du tendon fléchiseur a réussi à l'auteur. — Section du tendon extenseur dans le easd'extension forcée d'un orteil. — Amputation de la phalange quand les pieds sont ankylosés et que la progression devient impossible. IV, 618 et suiv.

Digestifs. — Employés par l'auteur dans-le pansement des plaies qui suppurent. — Ne doivent pas être continués quand la suppuration est bien établie. 1 , 233 et suiv;

Diplopie. — Affection dans laquelle les yeux transmettent au eervea« deux images distinctes du mémo

Dit Traité des Maladies Chirurgicales, 5i

'objet. — Causes : hypocondrie ; "terreurs dans le régime , impression «d'une trop vive lumière: contusion "de rœih —La durée de la maladie ^excède rarement un mois. -^ Sa terminaison est ordinairement heureuse. — Traitement : ventouses scarifiées , vésicatoires à la nuque ; purgatifs , boissons antispasmodiques , topiques aromatiques etstitnnlaiis. Y, 4^5 et suiv. V", 4^0 et suiv.

4Didréti'q0es. — Conseillés dans les

inflammations en général, 1 , 3*?, Doigt (considéré comme instrument)* — Doit être porté dans les abcès lorsqu'ils ont été ouverts, sans détruire les brides. 1 , 64 et suiv. ■ — Sert à explorer s'il existe des corps étrangers dans la cavité des abcès, 1 , 66. — Est la meilleure sonde pour explorer les plaies d'armes â feu, 1 , 3J3. 1 , 076. — Peut servir pour extraire les balles des plaies peu profondes, i , 375» î , 379.

Doigts. — S'unissent vicieusement à la suite des brûlures. — Prévenir cette réunion. I, 172, 1^ 173.

Doîgîs {luxation des). -— La première phalange de tous les doigts est susceptible de se luxer. Celle du pouce y est plus exposée que celle des autres. — Ces luxations peuvent avoir lieu en avant, en arrière et sur les côtés.— La luxation en aVant et sur les côtés ne s*observe presque jamais , au contraire la luxation en arrière est ïrès-fréquente. Causes de la luxalionenarrière : extension forcée des doigts. — ■ Signes diagnostiques :

renversement de la phalange du côté de l'extension , saillie de la tête du métacarpien la partie antérieure de l'articulation , flexion de ïa dernière phalange.— Pronostic:

la luxation, très-facile à réduire lorsqu'elle est récente; devient très-promptement irréductible. — Traitement : extension, contre-exten.-ion , coaptation. — Topiques résolutifs, bandage en spica, «char*

pe 1 ântiphlogistiques s'il y a complication d'engorgement inflammatoire* — Luxations des phalanges. \Vo}\ Phalanges.) IV, 271 et suiv.

Doigts (visés de conformation des). — Ont rapport au nombre des doigts, à leur union ensemble , à leur union avec Tune ou avec l'autre face de la main, et à leur direction. XI , 44 et suiv.— Doigts surnuméraires, leur situation, leur Forme; ne doivent être extirpés que lorsqu'ils ne sont pas sur le même rang que les autres, et qu'ils ne jouissent pas des mouvemeus communs. XI , 45 et suiv. — L'union des doigts entre eux est ou congénitale ou accidentelle.— Traitement dans l'un et dans l'autre cas. 48 et suiv, — Conduite d* chirurgien dans le cas où les doigts «ont collés immédiatement dans, toute leur longueur contre la pauma ou contre le dos de lainain. 5o et suiv. — La direction vicieuse des doigts n'est presque jamais congénitale; on y remédie en plaçant de petites attelles enveloppées de linge autour du doigt, et en Iqs y fixant pendant quelque temps avec une bande. XI , 53 et suiv.

DoutEUK. — Un des principaux phénomènes de l'inflammation. — Ses variétés. I , 18 et suiv. — Trèsviolente dans la brûlure ; peut produire les convulsions et le tétanos. I, 162» I, i63. — Considérée comme complication de* plaies > porte quelquefois un trouble notable dans l'économie.

Ses effets. — Ses Causes : 1 ° section incomplète ou déchirure des filets nerveux; 20 présence de quelque corps étranger; 3° présence d'ua liquide épanché ; 4° une inflammation trop considérable; 5° un

mauvais mode de pansement.

Traitement : relatif aux causes. 1 27<"$ et suiv.

Doi/LEtf a fixk (dans un point de la télé, suite d'un» percussion). — Il arrive

quelquefois qu'après îa guérison o'une blessure à la tête, il reste , à l'endroit mime de la contusion ou de la plaie, une douleur fixe qui augmenté de jour en jour, et résiste à tous les remèdes. — Cause?

prochaines : entièrement inconnue». — Traitement : si l'os est ssin , il faut laisser agir la nature ; s'il olfre une altération légère, il faut le mettre à nu à l'aide de la rugine. — On appliquera le trépan dans 1® cas de carie avec ramollissement , et dans le ca3 où la douleur persisterait après i'exfoliation d'une portion d'os nécrosée. V, i3£ et suiv. Y, 140 et suiv.

Dons mèse. — Mise à nu par l'opération du trépan, elle acquiert quelquefois une consistance cartilagineuse et même osseuse-. I, 221.

Daaa-iiàRE [tumeurs fongueuses de la).

— Végétations sarcomateuses qui £$ développent sur la dure-mère.

— Peuvent se former dans tous les points de l'étendue de cette membrane, mais plus particulièrement sous la route du crâne. — Sont quelquefois, mais rarement, muliples.

— : Causes ; percussion sur la tête , vérole constitutionnelle. — Symptômes nuls quelquefois au commencement de la maladie; amincissement, destruction des os du crâne, crépitation spéciale , tumeur récitente à l'extérieur du crâne ; batiemensisochrones auxpulsations du cœur; douleur ordinairement peu .vive , quelquefois violente , pé rïûdique; lésions des facultés intellectuelles, des mouvemens. — La durée de la maladie est fort longue; la mort arrive ordinairement subitement danslesconvulsions ou dans le coma. — Altérations pathologiques. — Cette maladie ne doit point être confondue avec la hernie du cerveau; manière de distinguer l'une de l'autre. — Ne doivent point être confondues avec les végétations de la dure -mère, suite de plaies de tête ou de carie du crâne.

— Pronostic : toujours fâcheux. — Traiicmmt: incision, cautérisation, extirpation partielle , ligature ; inconvénients graves d& ce# divers procédés. — Trépanation conseillée par l'aijteur, ses avantages , ses inconvéniens.— L'opération est contre-indiquée par les symptômes nerveux qui indiquent le développement de tumeurs de même nature à la base du crâne. V, 18-j'et suiv.

Dysenterie. — Commune dans les pays chauds. 1,6.

Dyspkagie. — Consiste dans la gêne ou dans l'impossibilité de la déglutition. VII, i5o.

— Dyspkagie spasmodiquô. — S'observe principalement chez les sujets nerveux. — A lieu constamment dans le cours de l'hydrophobie. — Peut occuper une partie ou la totalité de l'œsophage. — Les symptômes peuvent être modifiés de mille manières par l'imagination. — Elle dure peu de temps et cède assez facilement à l'ingestion des boissons opiacées et antispasmodiques. VII, i5oetsuiv.

— Dyspkagie paralytique. — Est produite par la paralysie idiopatbique ou syrnptcmatique de l'œsophage. — L'invasion de la maladie est ordinairement subite. — Symptômes sous lesquels elle apparaît ordinairement. — La durée et la terminaison de cette affection présentent beaucoup de variétés.

— Le traitement est le même que celui de toutes les autres paralysies.

VII , i55 et suiv.

— Dysphagie par vice organique de l'œsophage. — Est la plus fréquente et la plus difficile à guérir.

— Lésions anatomiques trouvées à l'ouverture des corps. — Vient toujours d'une manière lente et progressive.— Est le plus souvent incurable. — Traitement : frictions mercurieiles, emploi des bougies et des sondes. VII , 162 et suiv*

Dvsdriu. — Voy. Rétention d'urine.

Du Traité des Maladies Chirurgicales.

Eau» -Froide, vinaigrée, contenant de l'acétate de plomb en dissolution } considérée comme répercussif, I , 44 et sniv. — Fluide, utile dans la traitement de la brûlure au premier et au deuxième degré» — Vtgéto minérale de Goulard i utile dans le traitement de la brûlure au premier et au deuxième degré.

Bciu aluminease. —Employée par Ledrau dans le premier pansement des plaies. — Ses inconvéniens.

1 , 228. — L'un des astringens les plus usités. — Est utile pour anêter les hémorrhagïes fournies par les artères peu volumineuses. I , a53.

Ead de Llce.- — Employée avec avantage dans le traitement du tétanos par Fournier. ~ Histoires de maladies y relative.*. I, 3o5 et

sniv. 1 , 3o/j. et suiv» — Employée * par de Jussieu comme remède interne pourguéiir une morsure de vipère. 1 , 43 1 . 1 , 45{-

Ecastement ( des bords des p(aies).— Sa première cause est l'épaisseur même de l'instrument. — L Est dû à l'élasticité de la partie divisée, à sa tension au moment de la blessure, à l'irritabilité ou à la contractililé des parties. I, 179 et suiv.

Ecchymose. — Définition. — Ses caractères. — Est formée par le sang infiltré ou épanché dans le tissu cellulaire. — Son mode de résolu* lion. — Couleur successive de la peau. — Mode de traitement de l'ecchymose proprement dite. — Des dépôts sanguins. I , 33o, et suiv. I, 34i et suiv.

Ectropjon.—'- Renversement des paupières en dehors. — Pe-ut ayoir lieu aux deux paupière* ou seulement à une seule. ■ — Causes : tuméfaction de la conjonctive , relâchement de cette membrane 5 plaies , ulcères et brûlures Jos

paupières. — • Le renversement, dans ce dernier cas, est toujours en raison directe de la perte de substance que la peau a éprouvée.

— Traitement : différent suivant la cause qui l'a produit. — Aniiphlogistiques, émollicns, dans le ces d'inflammation de la conjonctive.

— Cautérisation des fongosités ce la conjonctive. — Topique* stimur lans dans le cas d'atonie de la membrane muqueuse. — Ablation d'une partie de la membrane muqueuse. — Ablation d'une partie de la membrane muqueûsa, dans le cas de cicatrices avec renversement de la paupière. — Manière de pratiquer cette opération, V, 269 et suiv. V, 270 et suiv.

Er-ASTJCîïB. — Est commune, à toutes 1rs parties du corps, — Présente des degrés différens dans chacune d'elles. — Est une des causes de l'écartcment des bords de» plaie».

En!;rnA?iTUsis ( du scjvium). — foyes Scrotum.

Elévàtoiees. — înstrumensdrstinésà relever les pièces d'os enfoncés».

— Sont dp trois sortes : l'élévatoire simple, l'élévatoire triploïde , celui de J.-L. Petit, corrigé par Louis. — Leur forme, leur usag«.

V, i5S et suiv.

Emoi-liens. — Utiles dans le casoùles répereussifs ne sont pas indiqués.

— Leurs propriétés. — Leurseffets.

— Manière de les employer. 1,45»

I, 4^. -*- Appliqués sur la partie blessée onfparu avantageux dans le cas de tétanos. I, 3os. t. 3o3.

Sent associés aux résolutifs arec avantage dans quelques cae. I, 4p.

EMPLATRE AGGLOTlSAÏiF. fi?Y. Ag-

gîutinatif.

Emplatïes. — : Employés pour empocher l'oblitération des ouvertures naturelles a la suite des brûlure», I,

EwrsosTOTonos. — Nom donné au tétanos lorsque la contraction oc èùpe es muscles delà partie ai:tc-

rieure du tronc. î , 2S5. ï, 286.

Empyème ( opération de l'). — Consiste à l'aire une ouverture aux parois de la poitrine pour donner issue à un liquide épanché dans cette cavité.— Endroit de la poitrine dans lequel l'opération doit être pratiquée. VII, 3i5etsuiv. — Procédé opératoire. 3jj et sure. — Conduite que doit tenir le chirurgien, lorsque la poitrine est ouverte , suivant que Je liquide qu'elle renferme est du sang-, du pus ou de ia sérosité. 3jo, etsuiv. — Manière défaire les pansemens subséquent.

VII , 32i et suiv.

Empyeme. — Epanehement de pus dans la poitrine. VII, 35 j. — Succède quelquefois à une plaie pénétrante de la poitrine, à la rupture d'une ou plusieurs vomiques ou même à un abcès du foie , enfin à une pleurésie. 352 et suiv. — Signes diagnostiques tirés de la lièvre , des caractères de la respiration, de la toux , de la conformation de la poitrine, de l'abdomen, VII, 356 «et suiv. — Lésions anatomiques trouvées à l'ouverture des cadavres. 35g et suiv. — Abandonné à lui-même , l'empyème se termine quelquefois heureusement; mais le plus souvent il cause ia mort.

36a. — Diverses voies que suit le pu3 pour sortir de la cavité des plèvres. 36a et suiv. — Le pronosfie varie suivant l'âge du sujet, les causes, la durée, les complications de la maladie. VII , 564- — Traitement : on doit avoir recours à la paracentèse du thorax. Manières diverses de pratiquer cette opération. ( Voy. Empyème opération ée F). Epoque delà maladie à la- ■ quelle elle doit être pratiquée. 364 et suiv. — Fonctions successives , injections pratiquées par Morand.

366 etsuiv. — Opération pratiquée sans succès par l'auteur. 368 et suiv. — Pansemens particuliers qui doivent suivre l'opération de l' empyème. 5jo etsuiv. — Letrai~

tement chirurgical de Vem^yëme doit être secondé par un régime* et desmédicamens internes appropriés à l'état du malade. — Le succès de l'opération est fort incertain. Signes qui doivent servir de base au pronostic. 3-2. — Diminution du volume des poumons et de la capacité de la poitrine- VII , 5-3 et suiv.

Encanthis. — Régénération quelquefois cancéreuse de ia caroncule lacrymale. — La cautérisation de la tumeur serait inutile et dangereuse. — L'extirpation doit seule être 1 entée. — Manière de pratiquer cette opération» V, 285> V 9.

Encéphalocèee. — Hernie du cerveau à travers une ouverture du crâne* — Causes : le défaut d'ossification chez les enfans , et chez lesadultes : une déperdition de substance du crâne. — • Diagnostic : tumeur arrondie, circonscrite, molle,»

élastique , réductible , sans changement de couleur à la peau, offrant des pulsations isochrones h celles du pouls. — Pronostic : n'a rien de fâcheux en lui-même. — Traitement : application d'un bandage compressif , d'une calotte en carton ou en cuir bouilli. V, 198 el suiv.

Enclavement (des balles dans la substance des os). — Moyen d'extraire ces corps étrangers.. 13 384 et suiv.9, I, 586 et suiv.

Encombrement (des salles). — Cause la plus fréquente de la pourriture d'hôpital. 1 , 52,0 et suiv. , 1 , 32 s et suiv»

Ereakx ETCHAcssîEK.-Citent des faits qui prouvent que le virus charbonneux introduit dans les voies alimentaires , peut produire la gangrène de l'estomac. II, 69,

Engelures. — Consistent dans une inflammation de la peau et du tissw cellulaire sous-cutané qui survient en hyver, et qui dépend de l'action locals du. froid. XI, 5j. — £-§*

Du, Traité des Maladies Chirurgicales.

pieds sont le siège le plus ordinaire <k:s engelures , et elles affectent plus particulièrement les orteils et le talon. 5j. — Symptômes caractéristiques de cette maladie. 58. — Dans les climats tempérés, les engelures n'exposentà aucun danger.

69. — Circonstances hygiéniques propres à préserver des engelures.

69 et suiv. — Remèdes topiques différens conseillés par les auteurs. XI, 60 et suiv.

Entorse. — Est le résultat d'un mouvement violent dans lequel une articulation a été forcée, sans que les os qui la composent aient subi de déplacement sensible. — La dénomination de diastasis a été réservée à l'éloignement latéral de deux os longs articulés entre eux par les côtés correspondans de leurs extrémités , et surtout à l'écartement des articulations immobiles. ■ — L'entorse est plus fréque u.t e dans les articulation s gingly» moïdales que dans celles qui sont ■orbiculaires. — Causes : une action extérieure qui agit de manière à porter les mouvemens d'une articulation ginglymoïdale au-delà de leurs bornes naturelles, — Signes diagnostiques : violence extérieure; douleur plus ou moins vive dans l'articulation affectée, sans difformité, sans changement des rapports des surfaces articulaires, engorgement subit, ecchymose. - Pronostic : diffère suivant le degré de la maladie, la nature de l'articulation et la disposition particulière du sujet ; est d'autant plus grave que l'articulation est plus serrée; dangereux chez les sujets sçrofuieux. — Traitement: consiste, i° à prévenir l'engorgement inflammatoire; 20 aie combattre quand il est survenu; 5° à favoriser la réunion des ligainens rompus ; 4° à rétablir le ton, la force, la liberté des mouvemens dans l'articulation affectée. — 1™ ndication : plonger l'articulation dans de l'eau très-froide qui tient

de l'acétate de plomb en dissolution ; l'immersion sera long-temps continuée : chez les femmes qui ont leurs règles, défensif composé d'alun, de suie et de blancs d'oeufs.

— 2e indication : saignée générale et locale , topiques émollieqs et anodins ; — 5e et 4 e indications :

usage des résolutifs, des légers toniqueSj des plantes aromatiques, des douches sulfureuses et des eaux minérales. — Compression dans le cas* d'oedème de la partie affectée. — Lorsque l'entorse a dégénéré en.

tumeur blanche , on mettia en usage le traitement conseillé contre cette affection. IV, 3 et suiv.

Envies. — Sont quelquefois confondues avec les tumeurs fongueuses congénitales. II, i5S. II , 290. — Voyez Taches de naisances.

Epanchement purulent. — Distingué des abcès. I, 52. — Survenu dans la poitiine à la suite d'un abcès de Faisselle. I, Go.

Epaule [amputation dans l'articulation de). — Foy. Amputation.

Epidebhe. — Ne peut s'enflammer. I, 4. — Se détache de la peau gangsenée. I, 111. — Son épaisseur garantit quelquefois de la brûlure. I, Epilepsie à la suite d'une lésion à la tête par cause externe. — 'Arrive rarement à la suite des lésions de l'encéphale par cause e*xterrie. — A quelquefois été avantageusement traitée par la trépanation , par le moxa. — Opinion de l'auteur sur ce point de thérapeutique. V, i4i et suiv. V, 142 et suiv.

Epistaxis. — Ecoulement de sang par le nez. — Ses causes. — Son traitement. — Description et usages de la sonde de Bellocq. VI, g5 et suiv.

Eponge. — Mise au nombre des substances absorbantes propres à arrêter l'hémonhagie.— N'a d'eflica* cité qu'autant qu'elle est soutenue par la compression. I, 254, I, 255 Ergot va coq. — Enté sur la tète de

l'anima!, et prrnant de l'accroissement. 1 , 180.

Ervsipèle. — Définition. — Peut affecter toutes les parties du corps. — Occupe plus spécialement le visage , le cou et îes'extrémités. — Se dislingue en simple et en compliqué. — Peut se compliquer d'une fièvre quelconque , de phlegmon , d'oedème. — Caractères de l'érysipèle phlegmoneux, sa gravité, sa terminaison. — Caractères de l'érysipèle œdémateux, sa gravité, sa terminaison. — L'érysipèle est encore distingué en miiiaire, pustuleux, périodique, fixe, ambulant.

- — Caractère de l'érysipèle miiiaire.

— Caractère de l'érysipèle pustuleux. {Voy. Zona.) — Caractère de l'érysipèle périodique, fixe, ambulant. II, t3 et suiv. — Causes: divisées en internes et externes. — Causes externes rares. — Causes internes: Fétat saburral, etc. — Causes occasionnelles : passions , suppression de certaines évacuations humorales. II , 9 et suiv. — Symptômes locaux : caractère de la rougeur, de la douleur ; phîycthènes. -7- Symptômes généraux :

ceux de la fièvre qui complique l'érysipèle. — Terminaisons : délitescence j résolution , suppuration , gangrène. — La délitescence est très-commune ; favorable dans le cas d'érysipèle par cause externe, est souvent suivie de métastase. — Résolution : mode de terminaison le plus heureux et le plus commun de l'érysipèle, ses caractères. — Suppuration : n'a lieu que dans l'érysipèle phlegmoneux; est une terminaison fâcheuse. — Gangrène :

terminaison la plus fâcheuse de l'érysipèle , ses effets ; dépend moins de la violence de l'inflammation que de la fièvre qui complique l'érysipèle. II, 11 et'sulv. — Pronostic: variable suivant la cause, h; siège , l'intensité et les complications de la maladie. — Traitement de l'érysipèle par cause externe :

Emolliens, résolutifs, réperenssifs, antiphlogistiques. — Traitement de l'érysipèle par cause interne : régime antiphlogislique, évacuans, vomitifs, purgatifs, toniques ; doit être dirigé contre la diaihèse qui entretient la maladie, contre la fièvre primitive qui la complique.

— Traitement topique , variable selon les terminaisons de la maladie : irritant dans le cas de délitescence; résolutif quand la phlegmasie tend à résolution \ émollient dans le cas de phlegmasie ; tonique lorsque la gangrène va se déclarer. II, t5 et suiv.

Erysipèle i>k la face. — Est presque toujours produit par une cause interne.— Fièvre primitive ; inflammation consécutive à îa fièvre. — Symptômes : Accidens cérébraux.

— Traitement : évacuant plutôt qu'antiphlogistique. — ■ Traitement local, pharmaceutique, chirurgical. II, 25 et suiv.

Erysipèle pustuleux. — Voyez Zona.

Escarre. — Ferme quelquefois l'ouverture d'un vaisseau. — S'oppose ainsi à Phémorrhagie. 1, 243. — Formée par la potasse caustique dans le but d'ouvrir les abcès froids. — L'inciser : précautions à prendre à cet égard. — ■ Epoque à laquelle elle se détache. I, j5 et suiv. — Caractères de l'escarrequi recouvre les plaies affectées de pourriture d'hôpital. 1 , 325 , l, 524-

Esquilles. — Compliquent souvent les plaies d'armes à ïeu. — Doivent être soigneusement retirées. — Manière de les extraire. — Sont entraînées souvent par la suppuration. 1 , 087 , 1 , 583.

ESQUÏXAHCÎE TOASILLAÏEE. VcyùS

Angine.

Estomac (corps étrangers dans l* ). — ■ Les corps étrangers introduits accidentellement dans l'estomac , ou poussés de l'œsophage, doivent ëti'G extraits par la gastrotomie s'ils donnent lieu à des accidens graves , et s'ils viennent faire saillie

Du Traité des Maladies Chirurgicales, S'J

au-dessous des parois abdominales.

— Manière de pratiquer dette opération (Voy. Gastrotomie. )J VII , 196 et suiv.

Eïkasgers {corps). — Toutes les substances nuisibles introduites accidentellement, ou développées dans le corps humaim — Sont liquides ou solides. — Les liquides qui se forment au dedans du corps deviennent corps étrangers : i° en augmentant en quantité ; 3° en changeant de place; 3° par leur rétention dans les réservoirs qui leur sont destinés; 4° en changeant de nature et en se convertissant par un principe vital dépravé en une matière particulière. — Les corps étrangers solides qui se forment au dedans du corps sont animés on inanimés ; les premiers comprennent les différentes espèces de vers, les hydatides; les seconds proviennent des parties solides du corps, ou se forment dans les viscères cieux qui servent de réservoirs à un liquide quelconque.

— Les corps étrangers qui viennent du dehors peuvent entrer par les ouvertures naturelles, ou par des ouvertures qu'ils font euxmêmes. V , 07 et suiv.

Etranglement. — Regardé parQues-

Etbangcée [hernie). — Voy. Hernies.

nay comme la cause la plus fréquente de la gangrène des membres. — Ce qu'il entend par ce mot. — Cette opinion discutée et réfutée par l'auteur. — Est causé par l'engorgement inflammatoire.

I , 109 et suiv.

Exérèss. ■ — Opération dont le but e*t d'cxtraiie de nos parties les substances étrangères. — Avant d'extraire un corps étranger on doit se rappeler la structure de la partie où il est placé, ets'assurer, t. 'il est possible, de la grosseur, de la ligure , de la situation de ce corps , Me la force avec laquelle il aura été lancé. — - Manière de pra-

tiquer les incisions , instrumens dont on doit faire usage. V, 37 eî suiv.

ExrouATiF ( trépan ). — Lame piesque carrée, dont les bords latéraux et inférieurs sont trancha ns, et qui présente sur le milieu de c« dernier bord une petite mèche pyramidale d'une ligne de longueur.

Exomphale. — Voy. Hernie ombilicale.

Exophthalmih. — Est une affection dans laquelle le globe de l'œil est ■poussé peu à peu hors de l'orbite»

par une ou plusieurs tumeurs qui se sont développées dans le fond de cette cavité, ou qui, dans leurs progrès, se sont étendues jusque dans l'orbite, et ont pris la place de l'œil. — Causes : l'engorgement et le gonflement squîrrbeux dea graisses qui occupent le fond de l'orbite, une tumeur cancéreuse formée dans une des fosses nasales ou dans le sinus maxillaire, une exostose. — Signes diagnostiques :

saillie progressive de l'œil , inflammation delà conjonctive, larmoiement.— Pronostic : toujours fort grave , la perte de l'œil est inévitable, lavie du malade est souvent en danger. — Traitement : combattre les causes diverses qui ont pu donner naissance aux tumeur»

qui compriment le globe de l'œil, extirpation de l'organe. — - Ablation des tumeurs qui siègent au fond de l'orbite ; procédés opératoires les mêmes que pour l'extirpation de l'œil dans le cas de cancer (Voy. ce mot.) V, 5S7 et suiv. , V , 58g et suiv.

Exostose. — Tuméfaction d'une portion ou de la totalité d'un os. — Le système osseux tout entier a été trouvé quelquefois tuméfié chez le même individu. — Tous les os peuvent en être affectés; mais on la rencontre plus fréquemment dans les os larges du crâne, la ma-

choire inférieure, les clavicules, le sternum , les côtes et les os longs des extrémités,. — Est tantôt comme surajoutée à la surface de l'os, tantôt styloïde ou pédiculée, tantôt bornée à la surface d'un os plat, tantôt se développant dans l'intérieur d'un os long et en oblitérant la cavité. — Caractères anatomiques : variables , selon les différentes espèces d'exostoses : divarication des fibres osseuses, interposition de substance nouvelle ; développement celluleux et latneîleux de l'os (exostose laminée) ; tumeur creuse, sphéroïde, renfermant des végétations fongueuses ; tumeur solide extrêmement compacte (exostose èburnée) ; végétations inégales, mamelonnées, stalactiformes ; altérations consécutives des parties molles circonjacentes. — Causes : le virus syphilitique en est la cause la plus ordinaire : les chutes, les contusions en sont souvent les causes occasionnelles. — Peut être dislinée en aiguë ou en chronique, reativement à la rapidité de sa marche. III , 54i et suiv. , III , 5|6 et suiv. — Signes diagnostiques. Exostose aiguë laminée : développement rapide de la tumeur, douleur viole nie , continue , intolérable, déterminant souvent des symptômes fébriles , sensibilité extrême à la moindre pression. — - Exostosc chronique èburnee : accroissement fort lent , douleur presque nulle, nul trouble dans l'économie ; reste stationnaire pendant toute la vie. — Exostose aiguë : dégénérescence, suppuration de l'os, distension, inflammation, ulcération des parties molles ; altération du pus, fièvre hectique, dévoiement colliquatif. — Exostose sphéroïde à cavité'intérieure : douleurs peu violentes, issue des fongosilés, inflammation, suppuration, dégénérescence des parties molles.

— Le diagnostic des exostoses internes est souvent impossible à établir d'une manière positive , aussi bien que le genre de dégénération de l'os. III, 546 et suiv., III, 55 1 et suiv. — Pronostic : les exostoses éburnées et celles qui se sont développées lentement sont les moins dangereuses. L'exostose cellulaire est la plus grave de toutes : l'exostose fongueuse se guérit plus facilement. III, 553 et suiv., III , 558 et suiv. — Traitement :

doit être médical et chirurgical.

— 'Traitement médical : détruire la cause qui a donné naissance à la maladie : opiacés , résolutifs , stimulans. — Traitement chirurgical :

si la tumeur présente une base étroite on la mettra à découvert, et on l'enlèvera à l'aide d'un trait de scie : quand la base est plus large on fait plusieurs excavations â l'aide du trépan perforatif , et à l'aide de plusieurs tiaits de scie ou d'un ciseau on enlève les portions d'os malades. Dans le cas d'exo9tose sphérique avec fongosités, on arrache les fongosilés et ensuite on scie le collet de la tumeur; mais quand l'exostose est ancienne , que la suppuration est abondante, et que la vie des malades est menacée , il faut promptement procéder à l'amputation des membres. III, 554 et suiv. III, 559 et suiv.

Expulsivk [compression). — Ge qu'on entend par ce mot. — Moyen de l'exercer. — Son utilité. 1 , 68.

Exsiccation (du tissu cellulaire). —

Forme la cicatrice des plaies qui suppurent. I, 226.

Extension. — L'action par laquelle on étend en tirant à soi une partie fracturée, pour mettre les fragmens dans leur situation naturelle.

— Doit être pratiquée autant que possible sur le membre qui s'articule avec le fragment inférieur. —

Du Traité des Maladies Chirurgicales. 5$

Doit être faite par degrés,' commencée dans la direction où se trouve le fragment inférieur, et continuée dans la direction naturelle au corps de l'os. III, 35 et

Extension continuelle. — îîom donné à l'action d'un bandage qui , tirant continuellement en sens contraire les fragmens de l'os fracturé , empêche le déplacement suivant la longueur. — A été blâmée par quelques praticiens. — - On doit éviter de comprimer les muscles qui passent sur l'endroit de la fracture. — Les puissances extensives et contre- extensives doivent être réparties sur les surfaces les plus larges possible. — ■ Les puissances doivent agir suivant la direction de l'axe de l'os.

— L'extension doit être lente , graduée, et s'opérer d'une manière presque insensible. III , 55. III , 56 et suiv.

Extraction. — Des corps étrangers dans les plaies d'armes à feu. — J'oy. Plaies d'armes à feu.

Extraction (de la pierre). — Voy.

Vessie. — Des calculs de l'urètre. — Voy. Calculs de l'urètre.

Exutoire. — Souvent nécessaire pour combattre la cause qui a dunnô lieu aux abcès froids et par congestion. 1,85, I, 92. — Sont inutiles lorsque les abcès par congestion sont formés. I, 92. I, 90.

Face (plaies de la) — par armes à feu. -*~jNalure des désordres produits par une arme à feu déchargée à bout portant dans la bouche. VI , 297. — Recherche , extraction de la balle. 298. — Opérations nécessitées par le gonflement inflammatoire de la gorge. 299. — Procédés employés pour arrêter l'hémorrhagie. 299. VI , 5oo.

F aoje (ulcèr&$ ckanereux da la). —

Peuvent affecter tous les points du viia^e. — Ils ne commencent pas toujours de ia même manière, et ne se présentent pas toujours sous la même forme. — Caractères spéciaux des boutons chancreux. VI, 3ooet suiv. -Leu r a spect et leur m arche offrent beaucoup de variétés.

5o3 et 3o4. — Signes auxquels on dislingue ceux qui constituent une affection purement locale , et ceux qui sont liés à une diathèse générale. 3o5 — Moyens de prévenir la maladie. 3o5 , 3c6. — Traitement :

ablation de la partie malade à l'aide des caustiques ou de l'instrument tranchant : procédés opératoires pour enlever l'ulcère chancreux avec l'instrument tranchant. 507

— Manière d'employer le cautère actuel. 3oS. — Nature des caustiques employés pour détruire les ulcères chancreux du visage. — Poudre de Rousseîot, manière de l'étendre , pansemens subséquens.

5og et suiv. — Traitement palliât, 5 1 2 , 5 1 3 .

Face (tic douloureux de la). — Cette maladie, inconnue des anciens, n'a été décrite pour la première fois que par André , Fothergill et Pujol. VI, 3i3, 3i4- — Les principales différences des tics douloureux dépendent du lieu qu'ils occupent, et du type qu'ils suivent»

5i4- — Plusieurs circonstances portent à croire que le tic douloureux a son siège dans les nerfs, et c'est d'après cette opinion qu'on a donné dans ces derniers temps le nom de névralgie à cette maladie. 5i5.

— Examen des causes prédisposantes et occasionnelles du tic douloureux. 016, 017. — Début, marche, progrès, symptômes de la maladie. 317 et suiv. — Diagnostic différentiel. 524, 32.5. — ■ Traitement : les antispasmodiques et les narcotiques sont les remèdes auxquels on a eu le plus souvent reccura. — Pilules de Méglin, leur

composition , leur mode d'administration. — Emploi des évacuans.

32Ô et suiv. — La saignée est fort nuisible. 028. — Le quinquina réussit dans les tics douloureux intermittent. VI, 328 et suiv. — Arséniate de potasse : ses effets n'ont point été constatés par l'expérience. 329. — Traitement rnercuriel lorsqu'il existe complication de vérole constitutionnelle. VI j 35o et suiv. — Aimant, électricité.

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