III
Périostose (pu gomme). — Engorgement du périoste, accompagné d'une altération de cette membrane et de la nécrose des lames superficielles de l'os.— Affecte les os où le virus syphilitique porte principalement son action. — Caractères anatomiques, dégénérescence du périoste en un tissu homogène, blanchâtre, compacte. — Cause:
l'action du viius vénérien. — Signes diagnostiques : douleurs vives , fixes, nocturnes; engorgement profond ; tumeur pâteuse , molle, sans fluctuation. Terminaisons :
la tumeur est stationnaire puis finit par disparaître ; d'autres fois l'inflamation devient plus considérable , un abcès se forme , s'ouvre, devient fistuleux , et ne tarde pan à laisser échapper une portion d'os nécrosée : bientôt la guéiison s'effectue sans difficulté. — Traitement : doit être toujours dirigé d'abord contre le vii us vénérien: cetraitement est peu efficace quand la maladie afait de grands progrès :
application de cataplasmes émoiliens et anodins, d'emplâtres de vigo cura mercurio : frictions locales mercurielles : ouverture de
l'abcès quand il s'est formé. III, 562 et suiv. , III , 568 et suiv.
Péritoine. — S'épaissit lorqu'il est mis à découvert et qu'il suppure.
Péritoine (hydropisie enkystée du). — Voy. Hydropisie.
Péroné ( fracture du ). — Est assez fréquente. — A lieu directement ou par contre-coup, par une déviation du pied ou une entorse. — Déplacement peu considérable et seulement selon l'épaisseur de l'os, élargissement consécutif delà mortaise qui reçoit l'astragale. — Diagnostic peu facile : déformation , crépitation très- obscure , complication de luxation du pied. — Pronostic- nullement fâcheux si la maladie est traitée convenablement.
— Traitement : l'extension et la contre-extension sont inutiles : dépression de la malléole pour faire exéc iter au fragment inférieur un mouvement de bascule : adduction du pied 1 application d'une attelle externe qui réprime la malléole :
consolidation rapide. III, 3j6 et suiv. , III, 379 et suiv.
Péroné [luxations du). — S'effectuent très difficilement. — Une violence extérieure appliquée sur la tête du péroné pourrait lui faire exécuter un mouvement de glissement, et une luxation du pied en dehors pourrait déplacer à la fois les deux surfaces articulaires de cet os avec le tibia. — La réduction serait très-facile, et un bandage roulé suffirait pour empêcher la récidive.