IV
Petit. — Inventeur d'une pantoufle pour la rupture du tendon d'Achille. I , 190. — Pensait que les artères s'ob [itéraient à l'aide d'un caillot, même dansle cas de plaies latérales : fait rapporté à l'appui de cette opinion. 1 , 249 et suiv.
— Moyen qu'il propose pour reconnaître après la mort d'un animal s'il était enragé pendant sa vie. I , 439, I, 44a.
Peyronie (La). — Guérit un ivrogne affecté de gangrène sèche en lui interdisant l'usage du vin. I, i5i,
Phalanges {fracture des). — Est toujours produite par une cause immédiate, et compliquée d'une contusion considérable. — Le déplacement n'a lieu que suivant la direction de l'os. — Diadnostic : Mobilité des fragmens, crépitation, déformation. — Le pronostic n'est giave que lorsqu'il y a écrasement.
— Traitement : réduction facile, bandage roulé, attelle antérieure et postérieure; consolidation rapide : amputation de la phalange dans le cas d'écrasement considérable. III, 235 et suiv. , III, 23j et suiv.
Phalanges (luxations des). — Peuvent avoir lieu en arrière, en avant et sur les côtés. — La luxation en arrière est la plus facile et la plus commune. — Causes : chutes , coups, efforts, contorsions des doigts, — Signes diagnostiques 1 dans la luxation en arrière la phalange luxée est renversée du côté de l'extension, la tête de la phalange précédente fait saillie à la partie postérieure de l'articulation. — Traitement : extension , contre-extension etcoaptation. La réduction de ces luxations est très-facile ; mais elles deviennent promptement irréductibles. Quand la luxation est réduite on contient la phalange à l'aide de compresses longuettes et d'un bandage roulé. IV, 2j5 et suiv.
Phalanges ( amputation des). — Voy.
Amputation.
Phimosis. — Disposition vicieuse du prépuce dont l'ouverture est trop étroite ponr permettre au gland d'y passer et de se découvrir. X, 5i5. — Se distingue en naturel et en accidentel. 3i3. — Le phimosis existe presque toujours chez les jeunes enfans. 3i3. — Description des inconvéniens graves qui
Du Dwité des Maladies Chirurgicales. i3g
peuvent naître de cette conformation vicieuse du prépuce. 5i4- — II se forme quelquefois des calculs entre le gland et le prépuce. 3i5.
— Si l'urine éprouve des difficultés à soitir, il faut promptement recourir à l'opération. X, 3 i 5 et suiv .
— Quand le prépuce est trop étroit , les érec'don^ deviennent très-douloureuses. 3 16. — L'accumulation de la matière sébacée entre le gland et le prépuce cause quelquefois une inflammation de cette partie : moyens d'y remédier.
3l7. — L'opération du phimosis consiste à fendre le prépuce dans sa partie moyenne et supérieure.
Description du procédé opératoire.
5i8 et suiv. — Les adhérences du prépuce au gland rendent l'opération du phimosis beaucoup plus difficile; modifications particulières apportées à cette opération par cette circonstance. 32oet suiv.
— Pansemens consécutifs à l'opération 322 et suiv. — Le phimosis accidentel n'a guère lieu que chez les sujets dont l'ouverture du prépuce n'est pas assez grande pour permettre de découvrir et de recouvrir le gland avec facilité : la blennorrhagie et les chancres vénériens en sont la cause la plus commune.
X, 323. — Situation des chancres qui produisent îe phimosis acci' dentel. 024 et suiv. — Traitement du phimosis dans le cas d'ulcères syphilitiques. 325. — Circonstances dans lesquelles on est obligé de pratiquer l'opération du phimosis lorsqu'il existe des chancres vénériens. 325 et suiv. — Le phimosis est souvent la conséquence de de l'œdème du prépuce : traitement. 3*26 et suiv. — ■ Chez les adultes, et principalement chez les sujets qui ont de l'embonpoint et qui sont atteints d'un vice acrimonieux, on voit quelquefois le prépuce s'allonger, s'infiltrer et se rétrécir. Traitement de celte espèce de phimosis. X, ô?j et suiv.
Phlébotomie. — Voy. Saignée.
Phlegmon, — A son siège dans le tissu cellulaire. — Affecte les parties où le tissu cellulaire existe en plus grande abondance. — Doit être distingué en interne et en externe. — Est toujours produit par une cause irritante , soit interne, soit externe.
— Symptômes locaux : caractères particuliers de la douleur , de la rougeur , de la chaleur, de la tumeur. — Symptômes généraux :
fièvre primitive et consécutive.— Ses terminaisons. — Sa délitescence est fort rare. — La résolution se fait souvent et doit être favorisée.
— La suppuration arrive presque toujours ; époque à laquelle elle se montre ; signes qui font reconnaître qu'elle aura lieu. — Se termine quelquefois par gangrène ; causes , signes de cette terminaison. — Peut se terminer par induration, principalement dans les organes glanduleux. — Le pronostic varie selon l'étendue et la violence de l'inflammation, selon la nature et la situation relative des parties enflammées, — Traitement : essentiellement antiphlogistiqut, quelquefois évacuant. — Les répercussifs ne peuvent être employés qu'au début de la maladie. — Les émoiliens , les anodins , les narcotiques conviennent quand la douleur est fort intense; les maturatifs quand l'inflammation est trop peu active. II, 34 et suiv.
Phlegmon des grandes lèvres. — Voy »
Grandes lèvres.
Phlegmoneux (érysipèle). — Ses caractères, sa gtavilé, sa terminaison.
II, 7 et suiv.
Phlyctènes. — Se forment sur la peau gangrenée. 1, 1 11. — Se remarquent souvent autour des plaies par morsure d'animaux venimeux.
I, 43 1, I, 4«H« — Dans l'érysipèle.
II, 1 1 et suiv.
Phtvsie laryngée. — Voy. Laryngée.
Pibrac. — Fait connaître l'inutilité et les dangers de la suture dans un grand nombre de cas. 1 , 202.
Pied. — Se sépare quelquefois spontanément dé la jambe après la gangrène par congélation. I, i3o.
— Amputation partielle du pied.
— {Vpy. Amputation). — Saignée du pied. — (Voy. Saignée).
Pied ( fractures des os du ). — Ont lieu fort rarement , et seulement par l'action de causes directes. — Doivent être traitées comme les plaies contuses. — La fracture du calcanéum présente seule des indications particulières. Voy. Calcanéum. 111,384,111,387.
Pied (taxations du). — Peuvent s'effectuer en dedans, en dehors, en arrière et en avant : les luxations en avantelen arriéreront les plusrares.
■ — Sont simples ou compliquées :
simples lorsque les ligamens qui entourent l'articulatiun ont cédé sans se rompre; compliquées quand il y a déchirement des ligamens articulaires, écartementdu péroné, fracture des malléoles , issue des os à travers les tégumens, luxation de l'astragale sur le calcanéum et le scaphoïde , fracture de l'astragale. — Causes : renversement violent du pied en dedans ou en deiiors.— - Signes diagnostiques. -Luxation en dedans : renversement du pied en dehors ; saillie de l'astragale au-dessous de la malléole interne. — ■ Luxation en dehors :
renversement: du pied en dedans , saillie de l'astragale au-dessous de la malléole externe. — On reconnaît la complication de fracture des malléoles à la crépitation et à leur mobilité. — Pronostic :
très-fàcheux à cause des accidens inflammatoires qui compliquent toujours cette luxation. — En raison de la dilacération ou de l'affaiblissement des ligamens, les luxations complètes, celles' surtout
qui s'accompagnent de déchirure des tégumens , de fractures , de luxations de l'astragale , entraînent un danger beaucoup plus grand. IV, 5j6 et suiv. — Iraitement. — La réduction doit être tentée promptement : extension, contre-extension, coaptation; manière de pratiquer ces trois opérations.— Après la réduction, application d'un bandage en huit de chiffre, et de compresses imbibées de liqueurs résolutives. — Prévenir l'inflammation à l'aide des saignées locales et générales , de la diète , des boissons délayantes et rafraîchissantes.— Complication dediastase : exercer une compression sur les deux malléoles. — Complication de fracture : si le péroné est fracturé et que la fracture soit méconnue , un déplacement consécutif est à craindre : réduire la luxation, maintenir le pied dans sa rectitude naturelle à l'aide de deux attelles, exercer une compression sur la malléole externe. — Compli-
t cation de plaie et d'issue des os : si le désordre était trop considérable , il faudrait sur-le-champ pratiquer l'amputation de la jambe ; dans le cas contraire, la plaie étant débridée, on réduit la luxation et on la traite comme une plaie compliquée. — Complication de luxation de l'astragale sur le calcanéum et le scaphoïde : extraction de l'astragale ; avantages de cette opération ; exemple du succès de cette opération. --Complication de nécrose du tibia : résection de cet os.
IV, 283 et suiv.
Pied ( luxations en devant et en arrière).— Sont beaucoup plus rares que les luxations latérales. — Causes de la luxation en devant: chute sur la pointe du pied, celui-ci étant fortement étendu. — Causes : extension forcée et subite de la jambe sur le pied, celui étant retenu par un obstacle puissant . — Signes diagnostiques. — Luxation en arriéra 1.
Du, Traité des Maladies Chirurgicales. i4*
lacourcissement du pied, allongement du talon. — Luxation en avant: allongement du pied, raccourcissement du talon* — Pro- • nostic : est moins grave que celui des luxations latérales — Traitement : extension, contre-extension, coaptation ; manière de remplir ces trois indications ; même traitement subséquent que celui des luxations latérales. IV, 4oi et suiv.
Pied-Bot. — Voy. Difformités du
pied.
Pikd ÊqvtN.—Voy. Difformités du pied .
Pied (difformités du). — Voy. Difformités.
Pieds (cors aux). — Excroissances tuberculeuses , dures, inorganiques , dont la susbstance provient de l'épiderme et du corps réticulaire de la peau. XI, 62. — Les orteils sont leur siège le plus ordinaire. 62 et suiv. — Caractères anatomiquesdes cors qui affectent les différentes parties du pied. 63 et suiv. — Examen des causes qui prédisposent à cette maladie et qui la déterminent. 64 et suiv.— Lorsque les cors sont récens et peu volumineux, on parvient sans peine à les arracher.
67. — Manière de pratiquer l'excision et l'extirpation des corps. XI, 67 et suiv. — Les cors de la plante du pied méritent une considération particulière. 69 et suiv. -—La forme aplatie des cors situés entre les orteils , et leur peu de consistance, en rendent l'excision trèsdifficile ou même impossible. 70.
—Il ne faut pas confondre les cors situés entre les orteils avec les excroissances vénériennes qui se développent quelquefois dans le même endroit. 71. — L'étendue considérable d'un cor et son adhérence intime avec les parties sous-jacentes , peuvent nécessiter l'amputation d'une portion de l'orteil. 71 et suiv. — Considérations particulières sur l'origine , les causes , les caractères anatomiques et le traitement
de l'espèce de cor appelé oignon.
XI, 73 et suiv.
Pierre (opération de la). — Voy. Vessie (calculs de la).
Pierres. — Voy. Calculs.
Pierres de la vessie. — Poy. Vessie (calculs de ta).
Pincettes. — Instrument p/opre à retirer les balles profondément engagées. — Ont été perfectionnées par Percy. — Description de cet instrument : manière de s'en servir. I , 38 1, I, 383.
Piquans (instrumens). — ■■ Peuvent agir de deux manières: en produisant simplement une piqûre, ou à la fois une piqûre et une déchirure. I, 335.
Piqûres. — Instrumens qui les causent. — Présentent à peu près les mêmes phénomènes que les plaies faites par les instrumens Irancbans.
— Causent une vive douleur. — Guérissent d'elles - mêmes lorsqu'elles sont simples. — Se compliquent d'hémorrhagie , de gonflement inflammatoire , de corps étrangers. ■ — Pronostic : variable , souvent fâcheux. — Traitement :
antiphlogistiques généraux et locaux. — Extraire les corps étrangers : moyen de les reconnaître , de les extraire. I, 535 et suiv.
Pissementdesang. — Voy '. Hématurie.
Pituitaire (maladies de la membrane).
— Voy. Narine e£ Nez.
Plaies. — Définition. ■ — Diffèrent entre elles accidentellement ou essentiellement. — Leurs différencesaccidentellessontrelalivesà leur situation , aux parties qu'elles intéressent , à leur direction . aux instrumens qui les ont produites.
— Leurs différences essentielles sont relatives à leur simplicité, à leur complication. — Simples. — Compliquées. — Compliquées avec leur cause. I, 175 et suiv.
Plaies faites par les instrumens tranchans. — Mode d'action des instrumens tranchans. — Phénomènes de la solution de conti-
nuité : effusion de sang , douleur , écartement des bords de la plaie.
— Leurs signes, divisés en commémo rat if s et diagnostiques. — D'où se tirent les signes commémoratifs.
— Leurs signes diagnostiques : sensibles ou rationnels. Leur pronostic :
variable selon l'étendue et la profondeur de la division , les parties qu'elles intéressent , les circonstances qui l'accompagnent, l'âge, le tempérament, les maladies. I, 177 et suiv.
Indications curatives des plaies par iîistrumens tranchans. — Réunion par première et par seconde intention. — ■ Réunion des plaies par première intention : cas dans lesquels on doit la tenter ; conditions de cette réunion. — Observations rapportées par Garengeot, Jean Hunter. — Moyens que l'art emploie peur la réunion des plaies simples. — Situation, bandages, emplâtres agglutinatifs, suture. I, i83 et suiv. — Consolidation des plaies simples : moyens de l'obtenir. I, 200 et suiv.
Plaies simples qui suppurent. — Causes .-leurs phénomènes : diminution de la douleur ; suintement sanguinolent ; dessèchement de la plaie ; inflammation , suppuration ; bourgeons charnus. I, 209, I , 210. — Régénération des chairs. I, 2i3 et suiv. — Mécanisme de leur consolidation : dégorgement et affaissement du bord de la plaie ; rapprochement de la peau, formation de la cicatrice. I, 222 et suiv. — Traitement général. — Régime des malades aux différentes périodes de la maladie. — Antiplogistiques.
— Toniques. I , 229 et suiv. — Traitement local : préserver les les piaies du contact de l'air à l'aide d'un pansement convenable. I, 228. — Epoque à laquelle on doit lever le premier appareil , précautions à prendre pour éviter la douleur. — Manière de procéder aux pansemens subséquens. — Fré-
quence des pansemens relative à la quantité du pus. Epoque à laquelle on doit exciter les plaies. 1 , 25 ï et suiv. — Causes qui peuvent retarder la guérison des plaies qui suppurent. — Causes internes : mauvaise direction du régime ; les différens vices et virus. — Causes externes : déperdition de substance; désorganisation de la peau ; mode de pansement ; maigreur du malade. I, 238 et suiv.
Plaies (accidensqui compliquent les).
— Ces accidens sont Thémorrhagie, la douleur, l'inflammation, le tétanos , la paralysie (Voy. ces mots).
Plaies contuses. — Sont produites parles corps contondans. — Leurs différences entre elles. — Sont simples ou compliquées. — Doivent être, dans la majorité des cas, réunies par première intention. Moyen d'y parvenir. — Traitement. — Peuvent être compliquées d'hémorrhagie , de corps étrangers et d'inflammation.— Indications à suivre dans ce cas. I , 347 e* SU1V-
Plaies d'armes a feu. — Définition.
— ' En quoi elles diffèrent des autres plaies coutuses. — Diffèrent elles-mêmes beaucoup entre elles.
— Agens par lesquels elles sont faites, leur mode d'action. — Désordres locaux, variés suivant l'agent, suivant les parties, etc. — Désordres généraux : commotion, stupeur. I, 35o et suiv. — Attrition. — Caractères des plaies faites par les balles. — En général elles ne saignent pas. •— Couleur spéciale des lèvres de la solution de continuité. — Renferment fréquemment des corps étrangers. I, 556 et suiv. — Accidens locaux primitifs : douleur, hémorrhagie , engourdissement , stupeur. — Accidens généraux primitifs , nerveux, attribués par les anciens à un prétendu venin. — Accidens locaux consécutifs : engorgement inflammatoire dépendant de la stupeur et de l'irritation ; gangrène,
Du Traité des Maladies Chirurgicales. i43
suppuration , pourriture d'hôpital suppression de la suppuration. — Accidcns généraux consécutifs :
lièvre, convulsions, tétanos, coma. I, 36o et suiv. — Signes des plaies d'armes à feu. Distingués en commémoratifs eten diagnostiques. I, 365, 1 , 366. — Pronostic des plaies d'armes à feu. Ne peut être établi d'une manière générale. — Varie en raison d'une multitude de circonstances. I, 365, I, 366. — Traitement des plaies d'armes à feu. Consiste i° à changer la nature de ces plaies par les incisions convenablet; 2° à arrêter làhémorrhagie lorsqu'elle a lieu; 3° à extraire les corps étrangers ; 4° à prévenir , à guérir les accidens; qo à procurer la suppuration. — Première indication. Pratiquer les incisions convenables. — Avantages immenses qu'elles procurent. — Ne sont pas nécessaires dans toutes les plaies d'armes à feu. — Nécessaires lorsque les muscles sont enveloppés d'aponévroses. — Ne doivent pas être trop étendues. — Débridemens : méthode pour les opérer.
— Scarification du trajet de la balle. — Scarification des aponévroses. — Double débridement s'il existe deux plaies. — Cas dans lesquels on doit réunir les deux ouvertures.— Etendue des incisions, variable en raison de la partie et de la profondeur du corps étranger. 1 , 365 et suiv. — Seconde indication. — Arrêter l'hémorrhagie. — Placer d'abord un tourniquet. — Faire la ligature. — Tamponner si la ligature est impraticable. I, 2jo et suiv. — Troisième indication. — Rechercher et extraire les corps étrangers. — S'assurer d'abord si la balle n'est pas sortie spontanément. — Investigation à faire à cet égard. — Situation dans laquelle on doit placer le malade. — Exploration à l'aide du doigt. — Exploration à l'aide d'une grosse sonde. — L'ex-
traction des balles doit être faite dès les premiers momens de la blessure. — On ne doit que rarement la tenter quand les accidens inflammatoires sont développés. — L'extraction sera faite par la plaie même ou par une-contre ouverture. — Cas dans lesquels on doit pratiquer la contre-ouverture : procédé opératoire. — Précautions à prendre avant de procéder à l'extraction. — Les doigts peuvent servir pour les plaies peu profondes.
— Curette, manière de s'en servir.
— Curette tire-balle; manière de s'en servir. — Pincette de Percy ; manière de s'en servir. — Procédé opératoire à suivre pour les autres corps étrangers que les balles. — Enclavement de la balle dans la substance d'un os , tire-fond de Thomassin. — Trépanation de l'os. — Extraction des esquilles. — Cas dans lesquels il faut laisser les corps étrangers dans la plaie. I , 371 , I, 3y5 et suiv. — Quatrième indication curative. Prévenir les accidens qui peuvent survenir, remédier à ceux qui sont déjà arrivés. — Manière de faire le premier pansement. — Emploi des liqueurs résolutives. — Les topiques spiritueux sont nuisibles. — Antiphlogistiques dans le but de prévenir et de tempérer l'inflammation. — Vomitifs dans le cas de saburres ffastriques. — lioissons laxatives. — Toniques. — ■ Narcotiques , antispamodiques. — Rtmèdes locaux, eau salée. -Toniques stimulans dans le cas de stupeur. — Emolliens, anodins. 1 , 388 et suiv. , 1 , 390 et suiv. — Manière de procéder aux pansemens. — Doivent être les mêmes que pour les plaies qui suppurent.
Plaies d'armes a feu [compliquées de fractures comminutives ). — Sont souvent mortelles. — Considérer d'abord si le membre peut être conservé. — Cas dans lesquels l'amputation doit être pratiquée. —
Table analjticjue
Epoque à laquelle on doit pratiquer l'amputation. — Opinion des auteurs à ce sujet. — Opinion de Faure , de Boucher. — L'amputation doit être faite immédiatement. — Motifs de ce précepte. I , 399 et suiv. , 1 , 4oi et suiv.. — Cas dans lesquels ont doit essayer de conserver le membre. — Faire de très "grandes incisions. — Pratiquer des contre-ouvertures. — Extraire les corps étrangers.' — Placer le membre sur un appareil à fractures avec un bandage de Seultet.
— Panser mollement. — Traiter par les antiphlogistiques. — Prévenir la terminaison par gangrène , le croupissement du pus. — Obstacles qui s'opposent à la consolidation des fractures. — • Cas dans lesquels l'amputation devient nécessaire. I. 41* et suiv. I, 4^
Plaies [par arrachement). — Définition. — Causes : s'accompagnent toujours de désordres énormes. — Sont rarement compliquées d'hémorrhagie. — Traitement : le même que dans les plaies qui suppurent.
Plaies {par morsure d'animaux sains).
— Doivent être rapportées à la classe des plaies par piqûre , par contusion ou par arrachement. —
* Sont souvent accompagnées d'accidens graves. — Leur seule indication est de prévenir l'engorgement inflammatoire à l'aide d'un traitement antiphlogistique. — - Traitement des ftaetures comminutives si les os ont été brisés. I,.
4.21. I, 44- Plaies ( par morsure d'animaux venimeux).— Ne sont produites en France que par la morsure de la vipère. — Mode d'introduction du venin dans la plaie. — Symptômes de la morsure de la vipère : locaux , généraux. — Symptômes locaux , douleur , tuméfaction , phlyctènes.--iSY?r«/? fomes généraux:
lésion de l'appareil sensitif , de
l'appareil circulatoire. — Les acôidens sont d'autant plus graves que les blessés sont plus faibles de corps et d'esprit. — Ces plaies sont rarement mortelles. — Traitement :
beaucoup de remèdes ont été tour à tour vantés et abandonnés. — ■ Le traitement local est le plus efficace.
— Caustiques. — Cautère actuel.
— Manière d'appliquer les caustiques.— Embrocations huileuses. — Remèdes internes : ammoniaque liquide , eau de Luce ; manière d'administrer ces remèdes. 1 , 423, I , 4a5.
Plaies ( par morsures d'animaux enragés). • — 'Peu importantes comme lésion locale. — Déterminent une série d'accidens à laquelle on a donné le nom de rage. — N'offrent rien qui les distingue localement des autres plaies. 1 , 435 , 1 , 4^8.
— Se cicatrisent avec autant de facilité que les autres plaies. — ■ — Temps d'incubation du virus rabique. — Invasion de la rage. — Symptômes locaux: presque nuls. — • Symptômes généraux : nerveux , graves, mort prompte. — Pronostic des plaies : variable selon leur étendue, selon la manièie dont elles ont été faites , selon l'état moral du blessé. — 'Traitement. — Première indication : enlever ou détruire le le venin qui a été déposé dans la partie. — Cautère actuel. — Cautère potentiel. — ■ Manière d'employer cette médication dans les plaies diverses que produisent les animaux enragés. — Traiter les" plaies déjà cicatrisées comme celles qui viennent d'être faites. — Application des épispastiques sur le lieu de la blessure. — Traitement interne :
peu utile,antispasmodiques , diètes sudorifiques, recettes empiriques , narcotiques, etc. 1 , 441 > I» 443 et
Plaies ( accidens consécutifs des). — Sont : le croupissement du pus , la suppression de la suppuration , et
Du Traité des Maladies Chirurgicales. i/fî
la pourriture d'hôpital ( Voy , ces mots). I, 3i2 et suiv.
Plaies ( par déchirure. ) — Causes. — Traitement. I, 555, I, 556.
Plaies de tête , des articulations, de l'abdomen, des intestins, de l'estomac, etc., etc. Voy. ces mots.
Pleurostotonos. — Nom donné au tétanos latéral. I, 289»
Plèvre (abcès du tissu cellulaire de la). — Le tissu cellulaire qui unit la plèvre aux muscles intercostaux devient quelquefois le siège d'un engorgement, inflammatoire qui se termine par suppuration. — La cause est tantôt externe, tantôt interne. — La marche de la maladie est tantôt aiguë, tantôt chronique VII, 35o et suiv. — Symptômes locaux et généraux de l'affection.
33i. — • Abandonnés à la nature , ces abcès suivent en général la marche de ceux que l'on nomme froids. — Ils s'accompagnent souvent de la carie des côtes. 553. — Le diagnostic de ces abcès ne présente aucune difficulté. 555 et suiv. — ■ Traitement : variable suivant que l'abcès est phlegmoneux ou froid.
VII , 554 et suiv.
Plèvres (abcès de la cavité des). — Us se montrent le plus ordinairement à la partie antérieure des dernières vraies côtes. — Plus fréquens chez les jeunes gens que chez les adultes. — Sont la suite de la pleurésie ou de la pleuro-péripneumonie. VII, 557. — Lésions anatomiques trouvées à l'ouverture des corps. 55j et suiv. — Doivent être traités par l'opération de l'empyème. VII. 559 et suiv.
Plumasseaux. — Se composent avec plusieurs brins de charpie placés les uns sur les autres et formant une. petite masse plus large qu'épaisse , destinée à être mise dans une plaie ou à la recouvrir, ou bien à empêcher l'oblitération d'une ouverture naturelle. — Leur largeur doit être proportionnée à celle dje la plaie. — Les fils qui les com-
posent seront placés parallèlement.
— Prennent le nom de gâteaux de charpie quand ils sont fort larges , et qu'ils recouvrent la plaie immédiatement. V, 9.
Pjveumatomphale. — Nom donné à une tumeur emphysémateuse de l'ombilic , sans déplacement des parties. — Cette affection ne s'est jamais rencontrée. VII, 458 et suiv.
Poignet ( luxations du). — Peuvent avoir lieu en avant, en arrière et sur les côtés. — Les luxations en avant et en arrière sont beaucoup plus communes que celles en dehors et en dedans. — Les premières sont presque toujours complètes , les autres presque constamment incomplètes. — Les ligamens correspondons au côté vers lequel le déplacement a lieu sont nécessairement rompus. — Causes : une chute sur le dos ou sur la paume de !a main, ou bien sur le côté radial ou cubital de la même partie ; une violence subite exercée dans le même sens. — Signes diagnostiques généraux : mouvemens de la main , mouvemens de rotation du radius impossibles, douleur très-vive rapportée à 1 articulation.
— Signes particuliers de la luxation en avant : extension de la main , flexion des doigts, saillie du carpe, tension des fléchisseurs. — Dans la luxation en arrière , flexion de la main, extension des doigts, saillie du carpe à la partie postérieure de l'articulation. — Dans la luxation en dehors, inclinaison de la main vers le côté cubital de l'avant bras, côté externe du carpe sailiant audessous de l'extrémité inférieure du radius. — Dans la luxation en dedans , inclinaison de la main vers le côté radial de l'avant-oras, saillie du carpe au-dessous de l'extiémi'é inférieure du cubitus. IV, 255 et suiv. — ■ Pronostic ordinahemenl fâcheux, à cause du déchirement des ligamens et de la distension des parties environnantes; la
gravité du pronostic varie en raison de l'étendue du désordre et des complications de la luxation.
— Traitement : réduction; manière de l'opérer. La réduction est facile , à moins qu'il n'existe un engorgement inflammatoire considérable ; dans ce cas on calmera d'abord les accidens* et la réduction sera tentée ensuite. — Lorsque la luxation est réduite, des compresses résolutives et un bandage roulé suffisent ordinairement pour consolider l'articulation et pour prévenir la récidive. — Quelqueibis il se manifeste une inflammation violente «, et des abcès se forment dans l'intérieur de l^ariienia* tien; dans ce cas il est à craindre que l'altération des surfaces articulaires n'amène l'ankylose. — Débridemens à pratiquer dans le cas d'issue du radius à travers les tégiimens. IV, 258 et suiv.
Poitrine ( plaies non pénétrantes de la ). — Peuvent être simples ou compliquées. — Peuvent se compliquer de douleur, d'hémorrhagie , d'inflammation , d'abcès , d'emphysème, de corps étrangers.
— Signes diagnostiques ; Pronostic et traitement de ces diverses complications. VII, 25?. et suiv.
Poitrine (plaies pénétrantes de la ).
— Signes auxquels on reconnaît qu'une plaie a pénétré dans la poitrine. — Danger de l'introduction des sondes pour explorer les plaies de poitrine. Vil, 25- et sui?. — Ces plaies sont rarement simples; presque toujours les poumons sont lésés -, quelquefois le cœur, les gros vaisseaux ou l'œsophage : i!
peut y avoir complication d'épan chement de sang , d'héraorrhagie , d'emphysème ou de corps étrangers. — La lésion du tissu pulmonaire est !a complication Ja plus fréquente : Signes auxquels elle se reconnaît. VII, 259. — L'inflammation qui accompagne les plaies du ponmon n'est pas toujours en
raison de la largeur et delà profondeur de la plaie. 260. — Un emphysème an peu étendu ne peut avoir lieu sans que le poumon soit divisé. 261. — Souvent il se forme, une hernie du poumon : Signes auxquehelle se reconnaît; moyens d'y remédier. Vil , 261 et suiv.
— La lésion du cœur est le plus souvent mortelle instantanément ; quelquefois cependant les malades survivent quelques jours, ou même guérissent. 264. et suiv. — La lésion des grosses artères est nécessairement mortelle. VII, 268 et suiv. — Les plaies de poitrine sont rarement accompagnées, de la lésion de l'œsophage. Signes auxquels on reconnaît la lésion de cet organe. Cette complication est ordinairement mortelle : observation de guéiison rapportée par Paye n. 269 et suiv.
— L'épanchem*ent de sang est une complication fréquente des plaies qui pénètrent dans la poitrine :
effets et signes diagnostiques de cette complication : pronostic extrêmement grave. VII, 2j3 et suiv. — L'emphysème s'observe dans les plaies pénétrantes qui n'ont intéressé que la plèvre ; son mécanisme ; son peu de danger. 279. ■ — Il est très-considérable lorsqu'il y a eu en même temps lésion du poumon ; iî peut acquérir quelquefois un volume et une étendue considérables. ^79 et suiv. — La lésion du poumon à l'occasion de laquelle il se forme un emphysème, peut être produite par le fragment d'une côte cassée. VII, 282 et suif.
— Le pronostic des plaies pénétrantes de la poitrine est beaucoup plus grave que celui des plaies non pénétrantes. VII, 285. — -Le traitement des plaies pénétrantes de la poitrine est différent, selon qu'elles sont simples ou compliquées. 286.
— Lorsque le poumon est blessé, on aura recours à un traitement antiphk)gistique énergique pour prévenir ou guérir son inflammation,
Du Traité des Maladies Chirurgicales . 1^7
287. — Lorsqu'une portion du poumon est sortie par la plaie, si elle est saine, on doit la l'aire rentrer avec les doigts ou avec une sonde mousse': débridement de la plaie ; ligature de la portion de poumon herniée. 287 et suiv. — Indications particulières des plaies pénétrantes compliquées de lésion de l'œsophage. VII , 288. — Ligature , compression de l'artère intercostale , dans le cas où elle fournit une hémorrhagie abondante; procédés divers usités pour la compression de ce vaisseau. — Plaque de Lotteri. — Pelote de Quesnay. — Machine de Beiiocq.
— Bourdonne t de charpie employé de nos jours. "VII, 2S9 et suiv. — Moyens de favoriser l'issue ou la résorption du sang épanché dans la poitrine ; agrandissement de la plaie; tuyau d'aspiration, opération de l'empyème. Vil, 29/i et suiv. — Traitement de l'emphysème:
incision pratiquée sur le lieu même de la plaie, dans les diverses parties de lapeau. VII, 000 et suiv.
— Extraction des ccrps étrangers, opération préliminaire. VII, 5oi et suiv.
Poitrine (plaies de la) par des instrumens contondans. — Ces plaies diffèrent entre elles , selon qu'elles ont été faites par des instrumens contondans ordinaires , ou par un corps mis en mouvement par la poudre à canon. VII, 5o4- — La contusion produite par un corps contondant ordinaire, et bornée aux pa-
plus ou moins long. 3o6. — Signes auxquels on reconnaît que la plaie est pénétrante. 5o6. — Les corps poussés par la poudre à canon peuvent porter atteinte aux viscères de la poitrine sans pénétrer dans sa cavité ; mais le plus ordinairement ils y pénètrent et agissent immédiatement sur ces viscères.
VII, 3o8. — Ces plaies ne sont pas toujours mortelles. 309. -*- Traitement: extraire les corps étrangers lorsque la chose est possible et peut être tentée sans de grands dangers : lieux divers que peut occuper la balle. VII, 309 et suiv. — Prévenir et combattre l'inflammation : ouvrir les abcès qui se forment. 3n et suiv. — Les plaies de la poitrine , particulièrement celles que font les armes à feu , deviennent quelquefois listuleuses : causes , effets , traitement de ces fistules. VII, 3i2 et suiv.
Poitrine (abcès extérieurs de la). • — Ne diffèrent en rien de ceux que l'on observe dans les autres parties du corps.-- Ceux de l'aisselle présentent seuls des caractères particuliers et des indications spéciales. VII, 53/l.— (Foy. Aisselle.)
Poitrine ( hydropisie de la). — Foy.
Hydrothorax.
Polypes (du rectum). — Foy. Rectum.
Polypes ( des narines ), — Foy. Narines.
Polypes (du vagin). — Foy. Vagin.
Polypes ('de ta matrice ). — Foy. Matrice.
rois de la poitrine , est rarement
suivie d'accidens. 3o4-— Les plaies Pommes cuites (pulpe de). — Sert à
contuses simples des parois de la composer des cataplasmes utiles
poitrine doivent être réunies au dans le traitement des ophthaîmies.
moyen des emplâtres agglutiuatifs -M 4P*
et des bandages : elles exigent un Ponction (des abcès froids). — Lieu où
traitement spécial quand elles sont elle se pratique. — Instrumens dont
compliquées d 'hémorrhagie , d'inflammation ou de corps étrangers.
3o5. — Les plaies des parois de la poitrine par armes à feu ont presque toujours un trajet oblique et
on se sert. — Doit être réitérée. — Utilité de cette méthode.- — Bistouri.— Aiguille à cataracte. — Observations relatives à la ponction.
ï ,- jj et suiv. — Est le meilleur
moyen d'ouvrir les abcès par congestion. 1 , 95.
Ponction {de la vessie). — Voy. Rétention d'urine.
Popuitée (anèvrlsme de l'artère). — Est quelquefois causé par des agens vulnérans. — Doit être dans ce cas traité par la ligature plutôt que par la compression. — On doit préférer la méthode de Hunter. — Siège que peut occuper l'anévrisme vrai. — Diagnostic très-facile : peut être traité assez avantageusement par la compression. — On doit employer la ligature par le procédé de Hunter , quand la compression est impraticable. — Dans certains cas , on usera de la méthode ancienne.
— Manière de pratiquer ces opérations.— Dans le cas d'imminence de rupture et de carie des os, l'amputation devra être préférée. II , 197 et suiv., II, 219 et suiv.
Potasse caustique. — Préférée au bistouri pour l'ouverture des abcès froids. — Manière de se servir de ce caustique. — Son mode d'action. — Epoque à laquelle on doit l'enlever, — Escarre qu'elle forme. I , j4 et suiv.
Pott. — A le premier bien décrit une tumeur fongueuse accidentelle qui se développe dans la jambe , et a été nommée anévrisme de Pott.
II, 322. — Espèce de gangrène observée et décrite par cet auteur. — Traitement qu'il conseille. I , i54 et suiv.
Pourriture d'hôpital. — A aussi reçu le nom de gangrène humide d'hôpital.— Définition. — Est épidémique. — Influences sous lesquelles elle se développe. — Ne s'observe pas dans les hôpitaux de nouvelle construction. — Peut régner dans toutes les saisons. — Attaque indistinctement toute espèce de plaies.
— Est essentiellement contagieuse.
— Ses symptômes. — Couleur des ulcérations. — Fétidité. — Symptômes généraux. — Sa du réf. variable.— Est toujours une complica-
tion grave. — Est presque toujours mortelle dans les grandes plaies. — Traitement préservatif : soustraire les malades aux causes directes et indirectes de la maladie. — Panser plus souvent et avec plus de soin.
— Traitement curatif : changement de lieu, médicamens internes, variables selon les symptômes de la maladie. — Médicamens topiques , quinquina , térébenthine , cautère actuel, huile bouillante , cataplasmes émoliiens. 1 , 3 20 et suiv.
Pouteau. — Regarde la pourriture d'hôpital comme essentiellement
. contagieuse. I, 522. — Attribue l'oblitération des artères à la tuméfaction et au gonflement des chairs et du tissu cellulaire embrassés par la ligature. I, 2^9, I, 25o. — Prétend avoir guéri des cancers par l'usage exclusif de l'eau à la glace prise à l'intérieur. II, 021, II,
pRÉrucE. — Prétendue régénération du prépuce après l'amputation de la verge. I, 2T9, I, 220.
Preseytie. — Etat de la vision dans lequel les malades voient obscurément les objets qu'ils regardent de près, et nettement ceux qu'ils regardent de loin. — Causes : diminution de la force réfringente de l'œil, aplatissement de la cornée, diminution de la quantité des liquides, rapprochement de la cornée et de la rétine. — Signes diagnostiques :
yeux aplatis, peu saillans, pupilles étroites. —Traitement : nul; usage de besicles à verres convexes.
V, 621 et suiv., V, 625 et suiv.
Presse- artère. — Instrument inA-enté par Deschamps pour oblitérer les vaisseaux dans l'opération de l'anévrisme. II, 159, II, i4o.
Pronostic [de l'inflammation en général).— Variable suivant le siège de la maladie, son intensité, son étendue, etc. 1 , 22.
Prostate [Inflammation et gonflement delà). — Voy. Rétention d'urine.
Prostration. — Survient prompte-
Du Traité des Maladies Chirurgicales. izjo
fera l'ablation duptérygion. — Procédé opératoire. — Si le ptérygion s'étend sur la cornée , on en fera l'excision seulement au niveau du point de jonction de la sclérotique.
V, 585 et suiv. , V, 388 et suiv.
ment, et est considérable dans les inflammations gangreneuses. I, i3S.
Prothèse. — Consiste à ajouter au corps des moyens mécaniques pour suppléer aux parties qui manquent par défaut de nature ou autrement,
ou pour faciliter l'exercice de celles Pupille (constriction de la). Occupe or
dinairement les deux yeux. — Causes : violences extérieures exercées sur l'œil , ophthalmies violentes , opération de la cataracte. Y , 438 et suiv. — Pronostic-, le plus souvent défavorable. — La maladie est ordinairement incurable. — Traitement : émissions sanguines locales et générales , vomitifs , purgatifs , pupille artificielle. V, 438 et suiv., V, 441 et suiv.
Pupille artificielle. — Voy. Iris (imper foraiion de /').
qui sont mal conformées. — Entre rarement dans l'exécution d'une opération ; elle forme le complément de quelques-unes et souvent une opération particulière. — Ses règles varient suivant Jes cas pour lesquels on l'emploie. V , 42 et suiv.
Psôïtis.- — Nom donné , dans ces derniers temps, à l'inflammation du tissu cellulaire qui unit le péritoine aux muscles psoas et iliaque. — Cette maladie se rancontre plus
souvent chez les adultes que chez Pupille [dilatation contre rature de
les enfans et les vieillards. — Elle débute par un état fébrile qui a tous les caractères de la fièvre inflammatoire. — Elle se termine presque toujours par suppuration.
— Le pus s'accumule au pli de l'aine et vers la hanche. — On doit ouvrir ces tumeurs avec l'instrument tranchant dès que la fluctuation est sensible , et donner à l'incision une étendue suffisante pour
la). — Occupe tantôt un seul œil, tantôt les deux yeux à la fois. ~- Causes : contusions de l'œil, violentes ophthalmies ,. narcotiques , amaurose , vers intestinaux , maladies cérébrales. — Signes diagnostiques: grandeur contre nature delà pupille , immobilité de l'iris. — Traitement: topiques irritans, vomitifs , antiphlogistiques. V , 448 et suiv. , V, 452 et suiv.
que le pus s'écoule librement. VII , Pus. ■ — Comment il se forme dans les
Ptérygion. — Connu aussi sous le nom d'ongle, onglet, unguis, pannus, sorte d'excroissance membraneuse ayant la forme d'iai triangle , dont le sommet est dirigé vers le centre de la pupille et la base vers la circonférence de l'hémisphère antérieur de l'œil. — A son siège ordinairement au grand angle de l'œil. — Causes: inflammation chronique, contusion ou plaie de la con-
abcès phlegmoneux. — Est disséminé dans le tissu cellulaire , en déchire les cellules , se réunit en foyers. I, 55, I, 56. — Contracte des qualités nuisibles quand il s'amasse dans un foyer caché. — Moyens de prévenir celte viciation.
— Agrandissement de l'ouverture du foyer, contre-ouvertures , compression. I , 3i3 et suiv. - — Effets funestes du pus vicié sur l'économie. I, 3i6.
jonctive. — Pronostic. Cette affec- Pus {croupisscmeiit du). — Voy. Croution n'est grave que lorsqu'elle a pissement.
envahila cornée transparente; alors Pustule maligne. — Inflammation elle met obstacle à la vision. — gangreneuse de la peau. — Estpres- TfaUement : nul , si la maladie est que toujours unique, rarement stationnaire et n'a pas envahi la multiple. — Très-commune dans cornée; dans le cas contraire on certaines contrées de la Fiance.—
Produite par le contact médiat ou immédiat des animaux charbonneux. — S'observe chez des individus adonnés à certaines professions. — A sùn siège sur les parties du corps ordinairement nues. — Est essentiellement contagieuse. — Observation contradictoire de Morand, Thomassin, Esnault et Chaussier. — La durée de la maladie peut être divisée en 4 périodes. — ire Période : inoculation , incubation, inflammation vésiculeuse. — 2e Pè- , riode : mortification du derme. — 3e Période : Extension de l'escarre, engorgement inflammatoire des parties environnantes. — 4 e Période.) variable suivant la terminaison de la maladie : accidens a»taxoadynamiques , emphysème souscutané , mort.- — Se termine quelquefois spontanément par l'élimination de la partie gangrenée. II, 64 et suiv. • — Pronostic: variable, en raison du siège, de l'étendue, et de la marche rapide de la maladie. — Traitement de la ire et de la 2e période : scarifications. — Caustiques. — Manière de les employer.— Cas danslesqueis on doit en réitérer l'application. — Traitement de la 5e période : fendre et enlever l'escarre afin d'introduire les caustiques. — Les saignées locales et générales sont préjudiciables. — Topiques toniques et résolutifs. — Mômes remèdes internes que dans les fièvres ataxiques et «dynamiques. — Histoires de maladies relatives à la pus Iule maligne.
II , j5 et suiv.
Pustuleux (Erysipèle). — Voy. Ery-
SIPJïUE.
Purgatifs. — ïl faut en user sobrement. — Ne sont point antiphlogiotiques. - — Irritent toujours. — Sont nuisibles quand le canal digestif est enflammé. I, 58, 1, 3q.
Quesjnây. — Son opinion relative à la gangrène des membres par in-
flammation. — Cetie opinion est discutée et combattue par l'auteur. 1 , 10g, 1 , 1 10. — Histoire de gangrène sèche rapportée par lui.
1 , 1 5 1 . — Réfute la théorie de Garengeot sur la régénération des chairs. 1 , 2i4- Quinquina. — Impropre à prévenir le développement de la gangrène par inflammation. 1 , 1 \l\. — Convient lorsque la gangrène a lieu. I , n5.
' — Empêche une aussi prompte putréfaction. 1 , 118. — Regardé par les Anglais comme un spécifique de la gangrène sèche , donné en substance ou en décoction. — Préférable aux cordiaux. I, i4o et suiv. — Inutile dans le traitement de la gangrène de Pott. I, i55, I, i56. — Peu utile comme médicament interne dans la pourriture d'hôpital. — Très - avantageux comme topique , associé à la térébenthine. 1 , 33 1, 1 , 533 et suiv.
**abel (eau de). — L'un des styptiqnes les plus usités. — Conseillée pour arrêter l'hémoirhagie. — Ne convient que lorsque l'effusion du sang est peu considérable. — Irrite, violemment les parties sur lesquelles elle est appliquée. I , a54, 1, 255.
Rachitis. — Maladie dans laquelle les os sont privés de leur solidité ordinaire. — Se manifeste ordinairement depuis l'âge de quatre à six mois jusqu'à celui de trois ou quatre ans, très - rarement chez les adultes et chez les vieillards.— Causes : le tempérament lymphatique et nerveux, la constitution sernphuleuse^ les maladies antécédentes, l'habitation dans des lieux humides, la suppression de certains
*flux , le vice vénérien , rhumatismal, goutteux; cetie maladie a été attribuée à i'acescence des humeurs qui altérait la substance terreuse, des os. — Signes diagnosd-
Du Traité des Maladies Chirurgicales. i5i
ques .tristesse, torpeur, gonfle- Radius [fracture du),-— Est plus fre-
inent des extrémités articulaires , amaigrissement, augmentation du volume de la tête et des facultés intellectuelles. Dans une période plus avancée , augmentation du volume du l'oie, inétéorisation de l'abdomen , carie , chute des dents, douleur , déformation de l'épine , ramollissement, déviation des côtes etd-esos des membres abdominaux : symptômes nerveux propres aux hydrocéphsliques. — Terminaisons .-quelquefois k maladie se termine spontanément ; les fonctions se rétablissent; les os sem
quente que celles du cubitus et de l'avant-bras. — Peut dépendre d'une cause immédiate ou avoir lieu par contre-coup. — Le déplacement ne s'effectue que suivant l'épaisseur et la circonférence de
}'0S- . Diagnostic : difficulté dans
les mouvemeusde supination et de pronatioû, défaut de mobilité de la tête du radius, crépitation. — Pronostic ; peu grave. — Traitement : le même que celui des fractures de l'avant bras ( Voy. ce mot). III, 218 et suiv., III, 220 et suiv.
blent acquérir plus de dureté; le Radius (luxation de C extrémité supèplus souvent, les membres se rieure du). — Ne peut s'effectuer
qu'en arrière. — Est plus fréquente
contractent; il survient des escarres, et la mort a lieu. III, 609 et suiv. , III , 61 5 et suiv.
— Caractères anatomiqucs : augmentation de la masse cérébrale , hydropisie des ventricules, tuméfaction , dégénérescence tuberculeuse des glandes du mésentère , décoloration des muscles , tuméfaction, ramollissement des os. — Pronostic : est le plus souvent fâcheux,surtout quand il existe complication de vérole ou de scrophules. — Traitement : se bo.ne ordinairement à l'emploi des moyens diététiques et médicamenteux excitans ou toniques, et au traitement des diverses maladies connues qui peu vent compliquer le rachitis.
— Préparations mercurielles , antiscorbutiques , alcalines , savonneuses , anlimoniales, sulfureuses, martiales. — Habitation des lieux élevés, chauds et secs. --Les moyens orthopédiques mis en usage contre les déformations sont plutôt nuisibles qu'utiles. III, 6i()etsuiv., III, 625 et suiv.
Radiale (anêvrisme de C artère). — Est ordinairement produit par cause externe. — Doit être traité par la compression ou par la ligature, selon la place qu'il occupe. II , 208, II, 209.
et plus facile chez les enfans que chez les adultes et chez les vieillards. — Cette plus grande fréquence chez les enfans dépend de la laxité des iigamens articulaires.
— La luxation est toujours complète. — Causes : une chute sur la main surprise dans un état de pronation forcée, ou simplement un mouvement violent de pronation.
— Chez les enfans les Iigamens se relâchent, et la luxation a lieu dans le mouvement que l'on fait pour les entraîner et les soulever par les bras. — Signes diagnostiques : douleur vive rapportée à l'articulation , flexion de l'avant-bras , pronalion forcée , supination impossible, saillie du radius derrière la petite tête de l'humérus. — Pronostic : n'est jamais fâcheux, dans le cas même où la luxation n'est pas réduite. — Traitement : réduction
' facile. — Après la réduction on s'abstiendra pendant quelque temps de tout mouvement de pronation. — Pour prévenir la récidive on placera l'avant-bra»s dans la flexion, et à l'aide d'une attelle on empêchera les mouvemeno de pronation.— L'appareil sera supprimé du 20e au 25e jour, IV, 239 et suiv.
IUge. — A reçu aussi le nom d'hy-
drophobie. — Définition de la maladie. — Divisée en spontanée et en communiquée. — La rage spontanée ne se montre jamais chez l'homme. — Symptômes de la rage chez le chien , peuvent exister dans certaines maladies. — Moyens dé reconnaître après la mort d'un animal s'il étrit enragé. — Se communique à l'homme par le contact de la bave des animaux enragés. ■ — Est quelquefois trèslong-temps à se déclarer. — Symptômes locaux presque nuls. — Symptômes généraux très-graves.
— Mort certaine. • — Lésions cadavériques. I, 455, 1, 458 et suiv. — Peut être arrêtée par la cautérisation dès le début des premiers symptômes. I, 4^4, 1,458.
Ramollissement des os. — Voy. Rachilis.
Ranule. — Foy. Grenouillelte.
Recollement ( des parois des abcès froids). — Se fait long-temps attendre. — Moyens de l'obtenir plus promptement. 1 , 77.
Rectum ( corps étrangers dans le). — Les corps étrangers contenus dans le rectum peuvent venir du dehors, ou s'être formés, soit dans cet intestin , soit dans quelque autre point du canal intestinal. X , 3o.- — Nature des corps étrangers qui s'arrêtent dans le rectum après avoir été avalés. 3ô. — Symptômes auxquels donne lieu la présence des corps étrangers en général dans le rectum. 3t. ■ — Exploration du rectum à l'aide du doigt ou du spéculum ani. ■ — L'extraction est l'indication commune que présentent des corps étrangers. X, 52. — Quand ils sont peu volumineux ils front ordinairement chassés spontanément : dans d'autres cas on doit les extraire à l'aide d'instrumens introduits dans le rectum, et ne recourir à l'incision de l'anus que dans les cas désespérés. 3s et suiv. — Instrumens employés pour l'extraction de ces corps étrangers.
53 et suiv. — Procédés ingénieux employés par différens auteur»
pour extraire des corps étrangers retenus dans le rectum. 34 et suiv.
— Des corps étrangers introduits avec violence dans le rectum peuvent produire des accidens fort graves, bien qu'ils n'y séjournent pas. X, 5j et suiv. — Des corps formés dans l'intérieur des intestins peuvent aussi s'arrêter dans le rectum et produire des accidens plus ou moins graves : concrétions appelées pierres stercorales. Nature et forme de ces concrétions :
symptômes locaux et généraux qu'elles déterminent. 5a, et suiv.
— Le diagnostic de ces concrétions est quelquefois fort obscur. ^2. — L'expulsion des calculs stercoraux peut être obtenue à l'aide de laxatifs, et si ces moyens sont insuffïsans, il faut procéder à l'extraction du corps étranger. X, 4» et suiv.
— Outre les pierres stercorales , il peut se former dans le gros intestin des amas de matières fécales qui acquièrent une grande ténacité.
45 et suiv. — Nature des accidens qui peuvent en résulter. Traitement. X , 44 «t suiv.
Rectum (chute et renversement du).
— Il en existe deux espèces : dans l'une, la membrane muqueuse du rectum lui-même forme une tumeur qui sort par l'anus ; dans l'autre le colon, invaginé dans le rectum , se montre hors de l'anus.
X , 84 et suiv. — Accroissement gradué , mode de développement et caractères particuliers de la tumeur formée par la sortie de la membrane muqueuse du rectum.
85 et suiv. — Cette maladie est très-fréquente chez les enfans et chez les dysentériques. 86. — Ce renversement tant qu'il est récent ne présente aucun danger : dégénérescence des tissus lorsque l'inflammation s'est long-temps prolongée dans la membrane muqueuse. X, 87 et suiv. — La chute
Du Traité des Maladies Chirurgicales. 1 53
du rectum peut devenir mortelle par l'étranglement de la tumeur etla gangrène qui en est la suite. 88.
— Les indications qu'il présente sont différentes, suivant que la maladie est récente ou ancienne, simple ou compliquée. 88. ■ — Réduction de la tumeur, manière de la pratiquer. 89 et suiv. — Lorsque la maladie est ancienne t la tumeur considérable , on est obligé de la contenir à l'aide d'un bandage convenable : description de ce bandage. X, go et suiv. — Introduction dans le rectum d'une mèche soutenue par un bandage. 91.
— Opération chirurgicale propre à empêcher la chute de la membrane muqueuse du rectum. 91 et suiv.
— Application du cautère actuel sur la tumeur pour parvenir au même but. X , 92 et suiv.
La seconde espèce de chute du rectum consiste dans l'invagination de l'iléon , du colon , ou du commencement du rectum , avec renversement d'un de ces intestins hors de l'anus, X, 94. ■ — Ouverture du corps d'individus morts avec cette maladie : description analomique de l'invagination. g5 et suiv. — Mécanisme de cette invaginaliun. 96 et suiv. — Caractères spéciaux, symptômes locaux et généraux de cette espèce de tumeur. 97 et suiv. — L'indication curative est de réduire la tumeur quand elle est récente, et de prévenir les accidens que peut amener l'étranglement. X, 98 et suiv.
Rectum (polypes du). — Ils diffèrent entre eux à raison de leur situation, de leur figure, de leur volume et de leur texture. X, )52 et suiv. — Signes diagnostiques de cette affection. 1 55. — Les polypes du rectum ne sont point en général dangereux. 1 53. — Moyens employés par les chirurgiens pour attirer les polypes au dehors, et pour en faire la ligature et lYxcision. i-'54 et suiv, — Tumeurs analogues obser-
vées par l'auteur et plusieurs autres écrivains. Traitement curatif.
X, i55 et suiv.
Rectum ( affections vénériennes du ).
— Ces affections, communes au lectum et à l'anus , sont les chancres, les rhagades et les excroissances. X, 159. — Les chancres de l'anus et du rectum sont assez fréquens dans les deux sexes; ils sont primitifs on consécutifs. 160.
— Le traitement doit être antisyphilitique; ceux du rectum sont fort difficiles à guérir. 160 et suiv.
— Les rhagades sovA des gerçures qu'on obseive assez fréquemment entre les plis de l'anus, et qui dépendent d'une affection vénérienne. i-6 1 . — Le traitement est antisyphilitique ; si les douleurs étaient trop vives on ferait usage des opiacés. 161 et suiv. — Les excroissances syphilitiques de l'anus et du rectum ont reçu diiïérens noms, suivant l'aspect particulier qu'elles offraient : cèdent au trait« ment mercuriel général , et à l'usage des topiques escarrotiques, de la ligature et de l'excision. X,
Rectum (cancer du). — Se présente sous des formes très-variées. X , 160. — Attaque plus fréquemment les femmes que les hommes. i63.
— Est situé le plus souvent à un ou deux pouces au-dessus del'anus.
164. — Marche, symptômes locaux et généraux de cette maladie. i6{ et suiv. — Le diagnostic est ordinahementfacile lorsqu'on examine avec soin les parties malades. 166.
— Le cancer du rectum es* constamment mortel. 167 et suiv. - - L'extirpation, conseillée par quelques chirurgiens,, st ou impossible ou nuisible. — Le traitement sera --implement palliatif. X, 16} et suiv.
Reflux (de la suppuration). — Nom donné à la suppression de la suppuration. — A été regardé comme
Jacause des abcès internes. I, 317, Ï,3i8.
Régénération des chairs. — Son mécanisme.— Théorie de Garengeot, réfutée par Quesnay. — Attribuée à la dilatation des petits vaisseaux.
— Adoptée long-temps par les chirurgiens. — Combattue et entièrement renversée par Fabre :
preuves ; objections. I, 2i3 etsuiv.
Reins {plaies des). — S'observent rarement à cause de la profondeur à laquelle ces organes sont situés.
VIII, 453. — On reconnaît que ces organes sont blessés, à la situation, à la direction, à la profondeur de la plaie, et aux symptômes dent elle est accompagnée : examen de ces symptômes, soit locaux, soit généraux. VIII, 453 et suiv. — Histoire de maladies rapportées par divers auteurs. 454 et suiv. — La plaie est beaucoup plus grave si le rein est blessé à sa partie .intérieure ; raison anatomique de ce pronostic : fait rapporté par Laubius. 456. — te pronostic des plaies des reins est toujours fâcheux. 456. — Le traitement des plaies des reins consiste à combattre les premiers accidens par les saignées et les boissons adoucissantes , et à évacuer les urines lorsqu'elles sont retenues dans la vessie. VIII, 45j.
Reins (inflammation des) ou néphrite.
— Se distingue en idiopaihiqne et en calculeuse. Cette dernière est la plus fréquente. VIII , 45j. — Cette inflammation attaque rarement les deux reins en même temps; celle du rein gauche est plus fréquente que celle du droit. 45y et suiv. — Examen des causes diverses qui peuvent produire la néphrite. 458. — La néphrite idiopathiqne est toujours accompagnée de fièvre : symptômes locaux, généraux. 458 et suiv. — Elle peut se terminer comme les autres inflammations , par résolution , par gangrène ou par suppuration. Signes auxquels on peut reconnaître
que la phlegmasie se terminera ou s'est terminée de l'une de ces manière». 4^9 et suiv. — Moyens divers employés pour amener l'inflammation des reins à résolution :
avantages, inconvéniens de certaines médications. 460 et suiv. — La terminaison par gangrène fait périr constamment les malades : fait rapporté par Fabrice de Hildan.
462. — La suppuration du rein est aussi une terminaison fort grave ; le pus peut se faire jour, ou par la vessie , ou par une autre partie.
465 et suiv. Le pronostic des abcès des reins est toujours fort grave.
465. ■ — Ces abcès seront toujours ouverts de bonne heure. 466. — Lorsque l'on connaît le lieu où l'ouverture de ces abcès doit être faite, on peut la pratiquer avec le bistouri ou avec la potasse caustique. 4^6 et suiv. — La plupart des auteurs ont confondu à tort les abcès des reins avec les collections purulentes qui se forment dans le tissu cellulaire qui enveloppe ces organes.
VIII, (167. Quand le pusse fait jour à travers les voies urinaires , la maladie devient alors un ulcère du rein. 4^7- — Le diagnostiz de cet ulcère est en général fort difficile. 4^7 et suiv. — Le traitement de ces ulcères doit être subordonné aux accidens dont ils sont accompagnés. 4^8 et suiv. — Les abcès des reins , lorsqu'ils se font jour au dehors , donnent souvent naissance à des fistules , le plus ordinairement entretenues par la présence d'un calcul. 4^9- — ■ L'induration squirrheuse des reins à la suite de la néphrite est une chose extrêmement rare. VIII , 469 et suiv.
Reins (abcès des). — f^oy. plus haut Inflammation des reins.
Reins (ulcères des ). — Foy. plus haut Inflammation des reins.
Reins (tumeurs des). — On comprend sous ce titre toutes les affections des reins dans lesquelles le volume de ces organes est plus ou moins'
Du Traité des Maladies Chirurgicales, î55
augmenté. YIII, 470. — Ces tumeurs différent entre elles , par rapport aux altérations qu'elles produisent , à la matière qu'elles contiennent , et aux phénomènes dont elles sont accompagnées. 4jo — Histoires de maladies ave» ouverture de corps , relatives à diverses tumeurs des reins. 470 et suiv. — Les tumeurs des reins se sont développées quelquefois à la suite d'un coup ou d'une chute sur le flanc , d'autres fois elles sont survenues après une métastase rhumatismale , dartreuse, etc. VIII , 484. — Le diagnostic de ces tumeurs présente toujours beaucoup d'obscurité : signes tirés des symptômes locaux et des symptômes généraux.
434 et suiv.— Ces tumeurs sont audessus de toutes les ressources de l'art et font constamment périr les malades. 485. — Dans leur traitement on ne doit s'attacher qu'à combattre les accidens par des remèdes appropriés à leur nature :
lorsque la tumeur est très-volumi- ■ neuse et que l'on y sent bien distinctement la fluctuation d'un liquide , on peut lui donner issue en pratiquant la ponction. VIII, 485 et suiv.
Reins (calculs des). — Les calculs des reins présentent de nombreuses variétés relativement à ieur siège , à leur nombre et à leur volume.
VIII , 486 et suiv. — Ils diffèrent aussi entre eux à raison de leur couleur , de leur densité , de leur structure et de leur nature. 487. — Les causes qui prédisposent aux calculs rénaux sont très-difficiles , et le plus souvent impossibles à déterminer ; examen des causes assignées par les auteurs. 487 et suiv.
— Les calculs produisent des effets différens sur les reins , suivant leur volume , leur figure et leur situa- .
lion. 488 et suiv. — Les signes qui annoncent des calculs dans les reins offrent souvent beaucoup d'incertitude : ils peuvent y exister sans
manifester leur présence par aucun symptôme particulier : symptômes locaux et généraux qu'ils déterminent le plus souvent. VIII , 489 et suiv. — Le rhumatisme lombaire peut , par sa violence et son mode d'invasion, être pris quelquefois pour un accès de néphrite calculeuse. 49^. — Les diverses affections des reins ou des organes qui les a voisinent peuvent, dans certains cas , donner naissance aux mêmes symptômes. 4g3 et suiv. — La durée des accès de néphrite calculeuse est très - variable : ils cessent quelquefois au bout d'une ou de plusieurs heures, d'autres fois ils se prolongent pendant plusieurs jours. 494 et suiv. — La présence des calculs dans les reins produit quelquefois dans la région lombaire une tumeur dans laquelle on sent de la fluctuation. 4g5. — La néphrite calculeuse est toujours une maladie grave ; mais elle l'est plus ou moins suivant l'âge et la constitution des sujets.- — Symptômes et accidens dont elle est accompagnée. 495 et suiv. — Le traitement des calculs rénaux consiste : i° à calmer les douteurs et les autres symptômes causés par leur présence; 20 à empêcher leur accroissement et même à diminuer leur volume s'il est possible; 3° à les expulser des reins et des voies ùrinaires. VIII, 496 et suiv. — Plusieurs auteurs ont proposé la néphroiomie pour extraire ces pierres:
examen critique des chances de cette opération et des moyens de la pratiquer. 499 et suiv. — La néphrotomie peut être pratiquée lorsque la pierre a déterminé la suppuration des reins et qu'il se forme un abcèr, aux environs des lombes.
VIII, 5oo. — La plupart des abcès produits par les pierres des reins ont deux foyers distincts, l'un primitif, l'autre extérieur et consécutif ; mécanisme de leur fondation. Soi et suiv. — Signes aux-
quels on peut reconnaître une collection purulente intérieure , et conduite du chirurgien dans ce cas.
5o2 et suiv. — Souvent plusieurs abcès se succèdent et déterminent des accidens plus ou moins graves.
5o6. — ■ A la suite des abcès des reins il reste souvent des fistules entretenues par la présence des pierres qui n'ont point encore été entraînées parla supputation. 507.
— Dans le traitement de ces fistules on doit s'attacher à entretenir la sortie libre du pus et des corps étrangers. 5o~ et suiv. — Remèdes internes conseillés pour empêcher la récidive de la néphrite. 5o8 et suiv. — Remèdes internes et externes conseillés pour favoriser l'expulsion des calculs d'un petit volume. VIII, 509 et suiv.
Reins (vers des). — Ces vers se rencontrent assez fréquemment dans les reins : observations de ce genre rapportées par divers auteurs. VIII, 5 10 et suiv. — Il est aussi difficile d'expliquer l'origine de ces vers et les causes de leur formation, que d'en établir le diagnostic. 5i2 et suiv. — L'expulsion avec les urines d'un ou de plusieurs vers, est le seul signe auquel on puisse reconnaître la présence de ces entozoaires dans le rein. 5i3 et suiv. — Indication des espèces de vers qui peuvent exister dans les reins. 5i4 et suiv. — Ces vers se frayent une route au dehors , non seulement par l'urètre, mais encore par des abcès qui peuvent se former dans la région des lombes. 5 18. — -Après l'ouverture des abcès du rein, il arrive quelquefois que la présence de ces vers entretient une fistule lombaire. 5ig et suiv. — -La médecine n'offre aucune ressource, directe contre les vers qui peuvent se trouver dans les reins ou dans les voies de l'urine. VIII, 520 et suiv.
Reins (fistules des). — Voy. plus haut
Calculs, Vers des reins.
Reins (hydatides des). — Les auteurs ont admis deux espèces d'hydatides rénales. La première , qui a été nommée kyste hydatiforme, n'est autre chose qu'un kyste séreux situé dans l'épaisseur de la membrane propre du rein ; la seconde dans des vésicules isolées ou réunies, qui sont regardées comme des êtres animés. VIII, 52i. — : Les kystes hydatiformes sont assez communs et se rencontrent principalement sur les reins des vieillards : caractères anatomiques de cette espèce de kyste. 52i et suiv. — Description anatomique des bydatides proprement dites , qui se rencontrent
, dans les reins. 522 et suiv. — Les hydatides des reins sont trèsrares, elles se voient dans le basfinet , dans les calices , dans l'uretère ou dans la vessie. 5'jj. — Nature des accidens que leur présence peut déterminer, difficulté souvent insurmontable du diagnoslic . 528. — Le pronostic des hydatides des reins est très-fàcheux :
presque toujours la présence de ces vers dans les voies urinaires donne lieu à des altérations organiques qui font périr les malades.
528 et suiv. — Dans le traitement on doit avoir pour objet de combattre les accidens causés par la présence des hydatides , de favoriser leur sortie et d'empêcher qu'il ne s'en forme de nouvelles.
VI11 , 529 et suiv.
Renversement (de ta matrice). — Voy.
Matrice.
Renversement (du rectum). — Voy .
Rectum.
Renversement ( du vagin ). — Voy.
Vagin.
Renversement (de fa membrane interne de la vessie et de l'urètre). — Voy. Vessie.
Répercussifs ( remèdes ). — Sont au nombre des topiques. — Leur mode*
Bu Traité des Maladies Chirurgicales. î5^
d'action. — Conviennent dans les inflammations modérées qui dépendent d'une cause externe. — Font avorter la maladie. — Arrêtent l'inflammation consécutive aux brûlures légères. — Sont dangereux dans certains cas.' — Peuvent produire des métastases, des gangrènes, l'induration.— S'emploient sous forme liquide ou sous forme de cataplasme. I , 4^ e^ suiv.
— Conseillés dans les violentes contusions. I, 124.-- Dans les trois degrés de la brûlure. I, i65 et suiv. — Doivent être soigneusement évités dans le traitement de l'érysipèle par cause interne. II , 20.
Répercussion. — D'une maladie cutanée, peut déterminer le télanos.
Résection des os. — A été indiquée par Hippocrate et surtout par Paul d'Egine. — A d'abord été pratiquée pour la carie de l'extrémité .supérieure de l'humérus , et ensuite a été mise en usage pour celle du coude et pour Ja plupart des autres articulations ginglymoïdales. — Withe, ligarous et David ont les premiers pratiqué la résection de l'extrémité supérieure de l'humérus. Cette opération semble à l'auteur devoir être toujours préférée à l'amputation du bras dans l'article : procédés opératoires mis en usage par ces divers chirurgiens. IV, 535 et suiv. — Withe et Vermandois conseillent de faire la r< section du fémur dans le cas de luxation spontanée de cet os : celte opération est blâmée par l'auteur. — Park a conseillé et pratiqué avec succès la résection des os du genou dans un cas de tumeur blanche de l'articulation ; son exemple a été suivi par Vermandois, les Moreau et Champion : cette opération est blâmée par Pau leur, qui préfère, dans ce cas , l'amputation au-dessus de l'articulation. — Procédés opératoires pour la résection
des articulations huméro-cubitale, tibio-fémorale , tibio tarsienne. — Résection du poignet pratiquée avec succès par Moreau ; procédés opératoires conseillée par Roux.
IV, 54i et suiv.
Résolutifs (remèdes topiques). — Associés avec avantage aux émoiliens. — Peuvent quelquefois renouveler l'inflammation des glandes; doivent être employés seuls lorsque l'inflammation y est complètement dissipée. I, 4q5 I> 5o. — Conseillés dans les contusions violentes.
Résolution. — L'une des terminaisons de l'inflammation . — Sa définition. — Est distinguée de la délitescence. — Ses phénomènes.
— Est la terminaison la plus favorable de l'inflammation. — Dangereuse dacs certaines fièvres malignes et pestilentielles. --Epoques variables auxquelles elle a lieu.
I , 20 et suiv.
Rétention d'urine. — Etat dans lequel l'urine accumulée dans la vessie ne peut être expulsée, IX, 108.
— A été distinguée suivant ses degrés en dysurie, en slrangurie , et en ischuxie. 108. — A encore été distinguée eu rénale, urétérique, vésicale et urétrale. 10S. — ■ Les causes de la rétention d'urine sont nombreuses et variées. — Mode d'action de ces causes. 10S et suiv.
— Chez la femme, la rétention d'urine peut dépendre de l'état de grossesse ou de l'accouchement.
— La distension des parois de la vessie est le résultat immédiat de l'accumulation de l'urine dans ce
. viscère : cette distension peut être énorme. IX, m et suiv.— Le début de la maladie est tantôt subit, tantôt lent et gradué. 1 14 et suiv.
— Signes rationnels et sensibles de la rétention d'urine. n5 et suiv. — En général cette maladie est fort grave et exige de très-prompts secours. 117 et suiv. — Le traitement consiste à favoriser l'expulsion du
liquide en détruisant la cause qui le retient , et à évacuer l'urine par le cathétérisme ou la ponction , quand ces moyens sont insuffisans.