‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 54 sur 163 · jours · texte numérisé non relu

jours

(l.lis

Hecker.

id.

Ultzmann.

M osier.

id.

5 semaines

11 ans

Adulte

Indican. — L'indol, qui se produit dans l'intestin par la fermentation des

matières albuminoïdes, subit, soit dans l'intestin, soit après résorption, une oxydation qui le transforme en indoxyle. L'indoxyle se transforme à son tour en un dérivé sulfo-eonjugué (acide indoxylsulfurique), qui, en s'unissant aux bases, constitue l'indican, qu'on rencontre dans l'urine.

Chez l'adulte, on l'y trouve toujours, quelquefois en très faible quantité. Le meilleur procédé clinique pour le déceler « consiste1 à mélanger dans un tube à essais un peu grand volumes égaux d'urine et d'acide chlorhydrique; on ajoute au mélange 2 ou 5 centimètres cubes de chloroforme, puis ensuite goutte à goutte une solution étendue d'hypochlorite de soude (ou une solution concentrée d'hypochlorite de chaux) en ayant soin de retourner le tube, et de bien mélanger le liquide après chaque addition du dernier réactif. Le chloroforme se colore peu à peu en bleu, si l'urine essayée renferme de l'indican. Un léger excès d'hypochlorite n'a pas d'influence sensible sur la réaction, mais un excès trop considérable empêcherait la coloration bleue d'apparaître, en transformant l'indigo en un dérivé d'oxydation plus avancée et jaunâtre, l'isatine. Si l'urine, dans laquelle on recherche l'indican renfermait de l'albumine, il faudrait au préalable éliminer cette dernière. »

Senator avait déjà remarqué, puis Escherich, que l'urine des nourrissons ne contenait pas d' indican. Deux élèves de Kassowitz, Hochsinger (1890) et Kahane (1892), firent sur l'indieanurie des recherches qui les conduisirent aux résultats suivants : 1° Les nourrissons au sein n'ont pas d'indicanurie; 2° les nourrissons au biberon n'en ont généralement pas, s'ils ne présentent pas de troubles digestifs ; 5° les enfants plus âgés bien portants n'en ont généralement pas non plus ; 4° l'indieanurie existe toujours chez les nourrissons atteints de troubles digestifs, et elle est d'autant plus marquée que les troubles sont plus graves; 5° elle manque dans les bronchites, bronchopneumonies, le rachitisme; 6" elle est constante dans la tuberculose quels qu'en soient la forme, le degré, quel que soit l'âge du malade, qu'il ait ou non des troubles digestifs.

(') In Sokkik-Moret. Éléments d'analyse chimique médicale.

ALBUMINURIE ET NEPHRITES. 263

M. Stéffen (de Stettim, M. Voûte1, M. Giarre'2 arrivaient à des résultats différents et concluaient que l'indicanurie n'avait aucune valeur pour le diagnostic de la tuberculose infantile, puisqu'elle se rencontrait d'une pari dans toutes les maladies accompagnées de troubles digestifs, (pie d'autre part elle manque chez des tuberculeux avérés.

Mlle Lioubitza Djouritch3 reprit la question en 1894, et arriva aux mêmes conclusions, ou à peu près, que Hochsinger et Kahane. Elle a trouvé l'indican dans toutes les maladies avec troubles digestifs, dans un certain nombre d'affections fébriles, et d'une façon constante dans la tuberculose du premier âge ou de la seconde enfance.

Ce signe reste néanmoins de peu de valeur, étant donné le grand nombre de maladies dans lesquelles on le rencontre. Tout au plus en prendra- t-il quand l'indicanurie ne sera explicable par aucune de ces affections, et coïncidera avec d'autres signes de présomption de la tuberculose.

Diazo-reaction. — Cette réaction, trouvée par Ehrlich, s'obtient en ajoutant, à 10 centimètres cubes d'urine, 10 centimètres cubes de :

Acide snlfanilique 1 gramme.

Acide chlorhydrique 10 centimètres cultes.

Eau distillée * 200 —

puis cinq à dix gouttes de :

Nitrate de sodium 50 centigrammes.

Eau distillée 100 centimètres cultes.

puis 2 à 7) centimètres cubes d'ammoniaque. L'urine prend une teinte d'un rouge intense.

Nissen* a étudié la diazo-reaction chez les entants. Il l'a constamment trouvée dans la rougeole, la lièvre typhoïde, la tuberculose miliaire. Dans la rougeole elle apparaît w24 ou 48 heures après l'éruption et dure de 5 à 8 jours. Dans la fièvre typhoïde, elle se montre dès le milieu du premier septénaire et dure deux ou trois jours après la défervescence.

Elle peut, d'après Nissen, se rencontrer ou manquer dans la pneumonie, la pleuro-pneumonie, la pleurésie, la laryngite, la méningite tuberculeuse, la diphtérie, l'érysipèle, la carie des cotes, la scarlatine. Elle manque dans toutes les autres maladies de l'enfance.

La recherche du sucre, des pigments biliaires, de l'urobiline, des médicaments capables de passer dans l'urine, l'examen microscopique ne présentent rien de spécial chez les enfants.

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