‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 82 sur 163 · I. - SPASME DU COL VÉSICAL · texte numérisé non relu

I. - SPASME DU COL VÉSICAL

Celte affection s'observe chez le nouveau-né. On sait que la première urine excrétée après la naissance est très chargée d'urates et d'acide urique, qu'on retrouve dans les tubes du rein, si l'enfant succombe dans les premiers jours. La densité très grande du liquide rend l'excrétion difficile; et parfois les efforts de la vessie sont impuissants à expulser son contenu ; il en résidte un spasme douloureux du sphincter. 11 y a donc à la fois contracture spasmodique de la vessie et du sphinter : « c'est une colique avec ténesme, dans laquelle le ténesme est le plus fort et empêche l'évacuation » (Bôkay).

Dans ce cas, la première miction se fait longtemps attendre (2 ou 3 jours), l'enfant manifeste par des cris répétés, de l'agitation continuelle, des flexions brusques des cuisses sur le ventre, la douleur qu'il éprouve; puis survient une miction pénible, douloureuse, abondante; alors tous ces phénomènes s'exagèrent pour cesser avec la miction. Il n'y a donc pas rétention d'urine, mais seulement difficulté d'évacuation.

L'urine émise est fortement colorée et laisse déposer sur les linges et le prépuce une poudre jaune d'acide urique, le corps du délit. Ces accidents se renouvellent en diminuant d'intensité pendant deux ou trois jours.

Le diagnostic de ces coliques vésicales résulte de l'examen négatif des orifices de l'urètre et du rectum qui doit toujours suivre la naissance; l'ingestion d'eau sucrée tiède, un lavement, les bains chauds auront rapidement raison de ce malaise (Bokai).

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