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CONSIDÉRATIONS THÉRAPEUTIQUES SUR LES MALADIES DE LE>FA>CE

de la peau, mais à un moindre degré que le liain froid; puis, un sentiment de chaleur qui répond à une réelle élévation de la température (1/2 degré), phénomène qui manque dans le bain froid, puis enfin une phase de diaphorése et de rougeur de la peau qui se prolonge plus ou moins longtemps suivant la durée de l'application du drap mouillé; c'est pendant cette dernière période que la température s'abaisse au-dessous du chiffre initial. M. Rendu affirme que la sudation abondante ne nuit pas, comme on pourrait le craindre, à la diurèse.

Si le drap mouillé provoque un abaissement de température, ce n'est pas de la même manière que le bain froid; celui-ci refroidit par action physique, dm lanière rapide et intense; le drap mouillé abaisse la température tardivement et en raison de la sudation qu'il provoque. Le drap mouillé n'a pas sur les troubles nerveux l'action énergique du bain froid qui calme 1rs excités ou stimule les déprimés; mais il provoque une certaine détente et un sentiment de bien-être; il n'a pas non plus le même pouvoir sur le relèvement du cœur et la diurèse, quoique son action s'exerce aussi dans ce sens. La caractéristique du drap mouillé, c'est qu'il provoque vers la peau un afflux sanguin et que son ell'et révulsif convient à certains cas particuliers. Le drap mouillé a l'avantage de ne pas présenter de contre-indications spéciales; il pourra donc s'appliquer, comme le bain tiède, aux nouveau-nés et aux nourrissons cachectiques ou cardiaques. Mais mi ne le préférera au bain froid ou au bain tiède que lorsqu'on recherchera surtout l'action antithermique, et qu'on ne se préoccupera pas d'agir sur le système nerveux et sur la diurèse. En raison de son action révulsive, on pourra l'employer dans une rougeole dont l'éruption sort mal; on pourra l'utiliser pour combattre I hypérémie des centres nerveux dans l'éclampsie des nourrissons; dans ce

cas, il sera bien supérieur au bain sinapisé qui a parfois <\<^ ell'els contraires

à ceux qu'on cherche à obtenir, en excitant les nerfs trop violemment1.

Nous n'avons pas employé le bain vband refroidi préconisé par M. Bouchard et par son élève M. 1'. Le Gendre, parce que nous avons trouvé, dans les autres procédés de réfrigération hydrique, de quoi remplir toutes les indications de l'autipyrèse. Voici ce que dit M. P. Le Gendre de ce procédé (P. Le Gendre et Broca. Traité de thérapeutique infantile médicochiTurgicalet p. .">!• et 60). La température initiale du bain sera inférieure de '2 degrés à la température rectale de l'enfant (si l'enfant a il) degrés, la température du bain aura 3N degrés); de 10 en 10 minutes, on abaisse la température de 1 degré par addition d'eau froide et on retire l'enfant du bain quand celui-ci a été ramené à 30 degrés. L'enfant est alors placé dans une i ouverture de laine, replacé dans son lit. vigoureusement frictionné, en même temps qu'une boule d'eau chaude est placée à ses pieds. Cette méthode de balnéalion aurait l'avantage d'amener infailliblement un abaissement thermique qui n'est quelquefois que de 1/2 degré, qui atteint habituellement 1 degré, parfois 2 et même 3 degrés; cette chute de la tem-

(') Los enveloppements hydriques partiel» du thorai, de l'abdomen et du cou seront étudi.* dans c!\. i cbipilrw de ce livre; ils agissent plus comme révulsifs que comme antipyrétiques.

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pérature est obtenue sans impression désagréable, sans secousse nerveuse, sans crainte de collapsus. On peut, sans bataille avec l'enfant, lui faire prendre ainsi plusieurs bains par 24 heures.

Antithermiques chimiques. — Les antithermiques chimiques sont incapables de remplacer la réfrigération hydrique. Mais ils rendent des services dans les états fébriles d'une gravité moindre que ceux dont nous avons parlé, particulièrement lorsqu'ils s'accompagnent de phénomènes douloureux : telles la grippe et les angines aiguës. Ici, nous avons à choisir dans la nombreuse série des antithermiques analgésiques1. Mais, en somme, il n'y en a guère que trois à retenir. La quinine est l'antithermique qui présente au moindre degré les inconvénients que nous avons signalés, puis vient l'antipyrine, enfin le salicylate de soude et les préparations salicylées. On emploiera la quinine dans la fièvre typhoïde légère, l'antipyrine dans la grippe, le salol dans les angines aiguës non diphtéritiques.

Nous doutons que l'aconit et l'alcool aient, comme on l'a avancé, une propriété fébrifuge. Nous n'avons pas eu à nous louer des badigeonnâmes de gaïacol dont l'action antithermique est réelle, mais très inconstante, et parfois dangereuse.

V. — La stimulation du système nerveux défaillant est réalisée par les médications hydriques d'une manière remarquable. Si on juge nécessaire de leur adjoindre d'autres stimulants, ou si on veut produire la stimulation sans employer les bains, on peut recourir à certaines substances au premier rang desquelles se place la caféine. Celle-ci s'administre par injection hypodermique plutôt que par la bouche; elle stimule les nerfs et en même temps relève l'action du cœur et favorise la diurèse; elle rend tous les jours d'éminents services. Dans les cas où il faut agir vite et fort, on associera l'injection d'éther à l'injection de caféine. L'alcool, le musc, l'acétate d'ammoniaque, le camphre, pourront servir à réaliser la médication stimulante, mais avec moins d'efficacité. L'emploi des substances précédentes ne peut être continué longtemps et ne convient qu'aux états aigus. Dans les maladies chroniques, les meilleurs névrosthéniques sont la noix vomique, la strychnine et les préparations phosphatées.

Rien n'est plus remarquable que le calme et le paisible sommeil qui suivent l'administration des bains froids ou tièdes. Aussi l'hydrothérapie est-elle le meilleur agent de la médication calmante. Mais, à défaut de celle-ci, certaines pratiques et certains remèdes peuvent servir à la réaliser. Tout d'abord, on cherchera à supprimer les accidents qui sont la cause directe de l'agitation ou de l'insomnie : la toux, la douleur, la dyspnée. Si l'enfant s'endort, il ne faut l'éveiller que si les prescriptions du médecin l'exigent absolument; le silence régnera autour du petit malade. Le changement de chambre le soir, c'est-à-dire l'usage d'une chambre pour le jour et

(') Congrès de médecine interne de Bordeaux, aoûtl89i : Les antithermiques analgésiques, rapports de MM. Schmidt, Lacorde et de Nabias.

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d'une chambre pour la nuit, apporte souvent le calme, sans doute en permettant l'aération

Les médicaments qui réussissent le mieux à amener le calme et à provoquer le sommeil sont le chloral, les bromures, puis la belladone et l'aconit. Récemment, M. Moncorvo a recommandé le trional. L'eau chloroformée ou le sirop d'éthcr pourront être employés si les remèdes précédents se trouvaient en défaut. Il ne faut prescrire l'opium ou ses dérivés comme hypnotiques qu'après 5 ans.

Chez l'enfant, l'anesthésie générale est obtenue facilement et rapidement par les inhalations de chloroforme. Cet agent reste, pour le jeune âge, l'anesthésique de choix. L'éther convient très mal aux petits enfants; il détermine dans les voies respiratoires une sécrétion muqueuse et visqueuse. très abondante, dont l'accumulation dans le larynx étroit des jeunes sujets risque d'entraîner une asphyxie mécanique.

La médication tonique demande l'emploi des moyens qui stimulent les échanges et favorisent la nutrition. Dans les lièvres, la réfrigération hydrique et une alimentation convenable en sont les meilleurs agents. En raison de la croissance, il faul alimenter feulant proportionnellement plus que I adulte, môme dans les états fébriles; malheureusement, ceux-ci rendent la digestion imparfaite, et il faut mesura l'alimentation à la capacité de l'appareil digestif; le lait, le bouillon dégraissé, la décoction d'orge sucrée ou miellée, les jaunes d'oeuf, au besoin des peplones bien préparées, sont les aliments

qui fournissent le plus de substances assimilables et demandenl un minimum d'élaboration. Dans les maladies chroniques, on excite l'énergie du

svsleme nerveux Irophique par l'excitation répétée de la peau : lotions froides et allusions froides, frictions sèches ou alcooliques, bains salés OU sulfureux; les phosphates, et surtout les glycéro-phosphates qui sont assimilaliles i'i entrent dans la composition normale des tissus, oui une action stimulante sur les échanges en même temps qu'une action névrosthénique.

Pendant le cours des maladies fébriles, il impoile de favoriser les excrétions. C'est surtout par le rein que s'éliminent les dérhels des (■changes viciés par la lièvre et les toxines microbiennes. Nous avons indiqué le pouvoir diurétique du bain froid, pouvoir qui est un des principaux éléments de sa bienfaisante action-, le bain tiède et l'application du drap mouillé ont la même propriété diurétique, mais à un moindre degré. La diurèse s obtiendra aussi en faisant boire le malade d'une manière systématique; en dehors des boissons alimentaires comme le lait, le bouillon, la décoction d'orge, on donnera de l'eau pure et fraiche. L'eau est un des meilleurs diurétiques; elle remplace les anciennes tisanes. Si elle parait fade on fera plus facilement accepter de l'eau légère ni gazeuse ou une eau minérale neutre ou faiblement alcaline. On augmente le pouvoir diurétique de l'eau en l'acidifiant

légère ni (limonades citrique, tarlrique. sulfurique). M. P. Le Cendre

conseille d'ajouter à l'eau du sucre et des sues de fruits (sirop de limons, de framboises, de groseilles, d'orgeat, jus de citron). En outre du goût

{A.-B MARFAK1

agréable que cette addition donne à l'eau, elle a un double avantage. Le .'oie, dont la fièvre tend à suspendre la propriété antitoxique (Roger), la récupère quanti on met à sa disposition une certaine quantité de sucre. Le suc des fruits contient diverses substances nutritives (pectine, etc.), et des sels dont le rôle est utile pour favoriser les échanges nutritil», notamment la potasse.

Les grands lavements d'eau froide ont été préconisés par M. Bouchard et M. P. Le Gendre en raison de leur action favorable sur l'activité hépatique et sur la diurèse. Sous leur influence, les capillaires du gros intestin se resserrent et le sang qui stagne dans le domaine de la veine porte reflue dans la circulation générale. En outre, une partie de l'eau est absorbée; la tension artérielle s'accroît et l'excrétion rénale devient plus active.

Tels sont les moyens à l'aide desquels on parvient à remplir les principales indications thérapeutiques dans les maladies du premier âge.

La pratique de la médecine infantile exige de celui qui s'y livre des qualités particulières. Quelques maîtres nous ont offert, à ce point de vue, des modèles à peu près achevés. Nous devons méditer leurs exemples et nous souvenir qu'à un grand savoir ils unissaient la fermeté et la patience. La fermeté est nécessaire pour lutter contre l'indocilité du petit malade et contre les préjugés des parents ou de l'entourage ; elle ne doit pas toujours se montrer; elle doit être enveloppée de douceur auprès de l'enfant et de politesse auprès des parents; résolu à faire exécuter ses prescriptions, le médecin saura trouver, à l'occasion, les moyens de surmonter les résistances sans qu'il y paraisse. Quant à la patience, elle doit être excessive et aller jusqu'à la résignation; au milieu des cris et de l'agitation du petit malade, malgré son indocilité, malgré l'effarement des parents, il faut pratiquer l'examen sans brusquerie, bien décidé à aller jusqu'au bout de l'exploration clinique nécessaire. Il faut, malgré toutes les difficultés, garder une inaltérable bonne humeur; c'est d'ailleurs le plus sûr moyen de gagner la confiance des petits enfants.

Nous donnons ici une table où sont indiqués, par ordre alphabétique, les médicaments les plus usités dans les maladies de l'enfance avec les doses qui, pour chacun, conviennent aux diverses phases de cette époque de la vie. Pour déterminer la plupart des chiffres qui représentent ces doses, nous nous sommes servis de ceux qui sont fournis par le Traité de thérapeutique infantile médico-chirurgicale de MM. P. Le Gendre et Brocaet le Précis de posologie infantile de M. Nogué; nous les avons parfois modifiés d'après notre expérience personnelle. Pour les médicaments très actifs, les doses minima indiquées sont les doses initiales, les doses d'essai, qu'on administrera frictionnées. Elles permettent de làter la susceptibilité de l'enfant; elles peuvent

être augmentées progressivement, si on surveille l'effet du remède de manière à en cesser l'usage quand il se produit des signes d'intolérance.

Nous n'avons mentionné que les médicaments qui servent à l'usage interne. Nous n'avons fait suivre les doses de quelques formules que lorsque cela nous a paru nécessaire.

Acétate d'ammoniaque. — Stimulant, diaphorétique, diurétique, expectorant :

De 0 à 15 mois 0fr,50 à Itr par jour.

De 15 mois à 3 ans 1«', » à 3,r —

De 3 à 5 ans 5'', » à 5,r —

De 5 à 10 ans 5«r, » à 8" —

Aconit. — Sédatif et peut-être antithermique.

On emploie seulement Y alcoolature de racines d'aconit aux doses suivantes :

De 0 à 15 mois 1/2 à II gouttes par jour.

De 15 mois à 3 ans III ;i V —

De 3 à 5 ans Y à Mil —

De 5 à 10 ans . . . VIII à XV —

Alcool. — Stimulant, au Li thermique douteux. Ses effets chez les enfants du premier âge ne m'ont presque jamais paru favorables. (In l'emploie sons l'orme de cognac ou de rhum; peut-être vaudrait-il mieux employer de l'alcool éthylique rectifié et d'un degré connu :

De 0 à 15 mois 5 à 10,r de cognac ou de rhum

par jour.

De 15 mois à 3 ans 10 à 15«'

De 5 à 5 ans 15 à 20»" —

De 5 à 10 ans. . 20 à 50"

Ou l'administre souvent sous la lorme d'une potion dite « potion de Todd », en voici la formule pour les enfants :

Cognac ou rhum . 15 à 30''

Sirop simple 'J.V'

Teinture de cannelle, . . 3r

Eau , 60"

Antimoine. — Les préparations d'antimoine sont aujourd'hui beaucoup moins employées qu'autrefois. D'une manière générale, à faillies doses, elles mit de* propriétés contro-stimulantes, diaphorétiques et expectorantes; à hautes doses, elles

soid vomitives et purgatives.

On se sert des substances suivantes :

1* Oxyde blanc d'antimoine (antimoine diaphorétique lavé, mét>antimoniate acide

de potasse). — Expectorant et diaphorétique :

De 0 à 3 ans , Abstention.

De 5 à Sans 0«',I0 à 0",20 par jour.

De 5 i 10 ans .... 0«'2,0 à 0",50 —

fractionnez les doses.

2" Kermèt minéral (oxysulfure d'antimoine hydraté). — Expectorant :

De H à 5 ans Abstention.

De 5 à 5 ans 0",05 à 0«',05 par jour.

De 5 à 10 ans 0<r,05 à ll'',10 —

fractionnez le* doses.

3° tmétique (tartrate de potasse et d'antimoine, tartre stibié). — Vomitif et purgatif :

De 0 à S ans Abstention.

De 9 à S ans 0",005 a 0",01 pa. jour.

De 5 à 10 ans 0",01 à 0«r,02 —

IA.-J HARTAN]

Antipyrine (synonymie : analgésine, diméthylphénylpyrazolone). — Antithermique, analgésique, sédatif :

De 0 à 6 mois 0",05 à 0«',10 par jour.

De 6 mois à 1 an 0",10 à 0",25 —

De 1 an à 2 ans 0",25 à 0«',50 —

De 2 à 5 ans ...... 0",50 à l", » —

Au-dessus de 5 ans, l'enfant tolère presque les doses d'adulte.

Fractionnez les doses.

Argent (nitrate d'argent). — Antidiarrhéique ; peut servir à réaliser l'antisepsie intestinale :

De 0 à 6 mois 1/8 de centigr. par jour.

De 6 mois à 1 an 1/4. de centigr. —

De 1 an à 2 ans 1/2 centigr.

De 5 à 5 ans 0",01 à 0«',02

De 5 à 10 ans 0",02 à 0",05

Nitrate d'argent cristallisé 0",01

Eau distillée • • • 60", »

Sirop simple .... 50jr, »

Dans les vingt-quatre heures, on donnera, suivant l'âge, la totalité, ou la moitié, ou le quart, ou le huitième de cette potion, par cuillerées à dessert ou par cuillerées à café, ou par demi-cuillerées à café (elle renferme environ dix cuillerées à dessert et vingt cuillerées a café). Ainsi, à un enfant âgé de moins de six mois, on donnera de quatre à huit demi-cuillerées à café.

L'usage interne du nitrate d'argent a été hanni de la thérapeutique des enfants âgés de moins d'un an. Je crois qu'on peut l'y réintégrer en suivant les indications précédentes.

Arsenic. — Les préparations arsenicales jouissent de propriétés incrassantes et eupnéiques; elles sont usitées aussi comme anti-paludiques et anti-eczémateuses. On ne doit en employer aucune au-dessous de quinze mois. Celles dont on se sert d'ordinaire sont l'arséniate de soude et l'acide arsénieux. Arséniate de soude :

De 2 à 3 ans 1/3 à 1/2 milligr. par jour.

De 3 à 5 ans 1/2 à 0,001 mill. —

De 5 à 10 ans 1 millig. à 1 millig.1/2 par jour.

Potion :

Eau distillée 300

Arséniate de soude 0er,05

Une cuillerée à café renferme 1/2 milligramme d'arséniate de soude. Acide arsénieux. — On l'emploie sous forme de liqueur de Boudin qui est une solution d'acide arsénieux au millième, de sorte que 1 gramme de liqueur de Boudin renferme un milligramme d'acide arsénieux. Il ne s'emploie que chez les enfants âgés de plus de cinq ans, particulièrement dans le traitement de la chorée; on commence par un milligramme par jour et on augmente tous les jours la dose jusqu'à apparition des signes d'intolérance gastrique et intestinale; cette médication, très efficace, demande une surveillance étroite.

Asaprol (éther sulfurique du naphtol-p à l'état de sel de calcium). — Antiseptique, antithermique, analgésique, hémostatique, très soluble dans l'eau. M. Moncorvo fa prescrit à des enfants dont l'âge variait de dix jours à douze ans, à la dose quotidienne de 25 centigrammes à 3 grammes, dans une potion sucrée avec du sirop de lolu ou de groseille. Très efficace surtout contre la malaria.

Atropine. — Voyez Belladone.

Belladone. — Narcotique, antispasmodique, mydriatique et antisudoral. On emploie les préparations suivantes :

1* Teinture de belladone :

De 0 à 15 mois 1/2 à ITJ gouttes par jour.

De 15 mois à 3 ans III à V —

De 3 à 5 ans . . V à X —

De 5 à 10 ans. ... . . X à XV —

Ces doses peuvent être augmentées progressivement, dans la coqueluche par exemple, moyennant une surveillance de l'enfant. — Fractionnez la dose quotidienne.

2" Sirop de belladone :

De 0 à 3 ans Abstention.

De 3 à 5 ans. 5 à 10"

De 5 à 10 ans 10 à 20"

A doses fractionnées.

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