G. — URTICAIRE
L’urticaire, très fréquente chez les enfants de tout âge, est caractérisée par l’apparition soudaine de plaques cutanées généralement arrondies, plus ou moins saillantes, de couleur rosée ou rouge, très prurigineuses et éphémères.
Le contact des orties et, chez quelques sujets, la piqûre de certains insectes (puces, punaises) provoquent une éruption typique d’urticaire.
Étiologie. — L’urticaire n’est pas une entité morbide, c’est un syndrome qui reconnaît des causes variées et qui évolue très diversement, suivant les cas. Je n’insisterai pas sur les causes externes (piqûres de puces, j)Oux, punaises, acares, contact de certains végétaux ou animaux, orties, méduses, etc.).
En dehors de ces provocations fortuites et accidentelles, qui ne donnent jamais lieu à l’urticaire grave et persistante, on peut dire que la dermatose est d’origine
interne et résulte, dans la plupart des cas, d’mie intoxication alimentaire (moules), médicamenteuse (balsamiques), morbide (hydatides, dyspepsie).
Sans doute, il faut faire une place à l’action réllexe. au nervosisme des sujets ; mais je reste convaincu (|ue l’urticaire infantile est, dans l’immense majorité des cas, le résultat d’une véritable auto-intoxication (dilatation de l’estomac, rachitisme, abus des liquides, etc.) (I).
Les poisons, élaborés dans le tube digestif, sont éliminés à travers la peau; (|uand cette élimination est passagère ou intermittente, l’urticaire est éphémère oii intermittente; quand l’élimination est répétée, prolongée, permanente, l’urticaire elle-même est à répétition, chronique, persistante.
En somme, l’urticaire est une toxidermie. Je n’ai pas vu le travail de la dentition provoquer l’urticaire ; j’ai rencontré la dermopathie au début et au déclin de la rougeole, de la scarlatine.
Quelle que soit la variété d’urticaire, les grattages jouent un grand rôle, et Jacquet ajm prévenir l’énijilion en protégeant la peau contre ces grattages.
Anatomie pathologique. - llcnaut a bien montré que l’urticaire était un œdème circonscrit de la peau : dilalation des jietits vaisseaux du derme, diapédèse des leucocytes, transsudation de sérosité. La saillie blanche de la papule répond à la jiartie inliltrée du derme, son auréole rose à la congestion périphérique; cette congestion précède l’œdème, la teinte blanche de la plaque ortiée est due à l’injection interstitielle du derme par la sérosité.
Sur des pièces préparées par Poncet (de Cluny) et
(1) Voir mon mémoire sur furticaire (Société médicale dc.'S Hôpitaux, 2ü octobre 1889).
URTICAIRli
nionlrées par M. Vidal (1), on voyait: les vaisseaux des réseaux superficiels et profonds du derme dilatés et gorgés de sang, entourés de leucocytes qui se répan- <laient aussi dans les mailles du derme ; des globules rouges dans ces mêmes mailles, parfois assez nombreux pour donner à la papule une teinte hémorrhagique ou ecchymotique.
Sijiiuiiômes. — Il y a plusieurs variétés cliniques d’urticaire :
1° Urticaire aiguë. — L’enfant est pris brusquement de démangeaisons le jour ou la nuit, parfois à la suite d’un repas copieux; ces démangeaisons sont accompagnées de poussées érythémato-papuleuses qui siègent sur le tronc, sur les membres, sur la face parfois, qui devient rouge, bouffie, tendue ; les paupières sont quelquefois gonflées outre mesure {^urticaire œdémateuse, urticaire érysipélatoide). Il y a parfois de la dyspnée (urticaire des bronches, de la gorge), et plus souvent des vomissements, de la diarrhée, des symptômes d’indigestion ou d’empoisonnement. Tantôt l’urticaire aiguë est apyrétique, tantôt elle est accompagnée d’une fièvre qui peut durer de quelques heures à plusieurs jours [fièvre ortiée). L’éruption peut récidiver. Quelquefois, les papules ortiées sont surmontées de bulles ou de vésicules qui font penser à la varicelle {urticaire vésiculeuse ou bulleuse).
2“ Urticaire subaiguë. — Cette forme est caractérisée par la répétition de poussées d’urticaire subintrantes ou séparées par des intervalles de calme, sans fièvre, sans réaction générale. La maladie dure plusieurs semaines.
3“ Urticaire chronique ou pei'sistante. — Cette forme,
(C Société médicale des Hôpitaux, 1880.
TRAITÉ DES MALADIES DE l’eNFANCE
filus grave que la précédente, est marquée par des poussées incessantes et interminables de plaques ortiées, avec démangeaisons intolérables, surtout nocturnes, pendant des mois et des années.
Le corps de l’enfant est couvert de lésions de grattage, de croûtelles sanguines, de stries rouges, de papules acuminées, de taches pigmentées. L’éruption à la longue devient polymorphe ; mais on retrouve toujours, entre les lésions diverses de grattage, des poussées récentes de plaques ortiées typiques. Au bout de quelques années, l’urticaire chronique peut se transformer (j’en ai vu des exemples) en prurigo de Hébra, lichen agrius, ou lichen multiforme /h'ox de M. Vidal. A cette phase terminale d’évolution, on ne voit plus de plaques ortiées, mais des papules de prurigo excoriées, des fissures, des placards eczématiformes, etc.
Dans ces formes d’urticaire chronique, j’ai toujours rencontré chez les enfants des troubles digestifs anciens (dyspepsie chronique, dilatation de l’estomac, abus des liquides, rachitisme).
Le diagnostic de l’urticaire est facile, il repose tout entier sur la constatation des éléments typiques de l’éruption, que rien ne peut simuler. Cependant, il existe une forme, assez rare d’ailleurs, dite urticaire géante, qui se présente avec des éléments énormes, globuleux, enchâssés dans le derme et l’hypoderme, qu’on pourrait confondre avec les nodosités rhumatismales éphémères, les gommes, l’érythème noueux, etc.
Elle s’en distingue par le prurit et par l’évolution rapide.
Pronostic. — En présence d’un enfant atteint d’urticaire aiguë, accidentelle, provoquée par une indigestion, on portera un pronostic bénin. Si l’urticaire se répète, si elle coïncide avec des troubles permanents
rirncAiar:
de la digestion, on fera des réserves, et on pourra craindre la transformation si fâcheuse et si redoutable en prurigo de llébra,
La notion des causes de l’urticaire guidera le pronostic.
Traitement . — On cherchera à prévenir l’apparition de l’urticaire en rectiliant les erreurs alimentaires dont les jeunes sujets sont victimes. Aux nourrissons, on donnera le régime lacté, en réglant les intervalles des tetées ou des repas (deux à trois heures). A ceux qui mangent, on refusera les aliments indigestes, épicés, avariés (viandes faisandées, coquillages, etc.).
On rationnera les gros mangeurs et les grands buveurs ; on ne donnera ni vin pur, ni café, ni boissons irritantes. On évitera, en un mot, toutes les causes d’auto-intoxication.
Pour soigner l’urticaire aiguë, on commencera par un purgatif (scammonée, huile de ricin) ; on fera de l’antisepsie intestinale à l’aide du bétol ou du benzonaphtol (1 gramme en six ou huit prises). On prescrira les bains vinaigrés (une bouteille par bain) ; on poudrera les surfaces avec l’amidon, le talc, le lycopode. Si l’urticaire résiste et passe à la chronicité, on fera des onctions tous les soirs avec le glycérolé tartrique à 1/40, ou avec l’huile de foie de morue. Les emplâtres à l’huile de foie de morue conviennent également à la cure de l’urticaire chronique. On peut même donner ce médicament à l’intérieur. Pour prévenir l’apparition de l’urticaire sur certains points très exposés aux grattages, on fera l’enveloppement suivant la méthode de Jacquet.
Urticaire pigmentée (1). — Outre les pigmentations cutanées qui accompagnent l’urticaire chronique, il e.xiste
(1) P. Raymond (Thèse do Paris, d888).
TRAITÉ DES MALADIES DE l’ENFANCE
une maladie spéciale, fort diiréreuLc de l’urticaire, décrite cependant sous le nom d’urticaire pigmentée. Cette maladie, d’ailleurs rare, est caractérisée par la production d’élevures permanentes et de taches cutanées; elle débute dans les premiers mois de la vie, sous forme de taches rosées, larges parfois de plusieurs centimètres, bientôt surmontées de saillies analogues aux élevures de l’urticaire, mais plus durables. Ces saillies deviennent foncées, brunes, et, quand elles s’alfaissent, elles laissent à leur place des plaques ovulaires, jaunâtres, café au lait. L’éruption est souvent généralisée à tout le corps.
La maladie, procédant par poussées, devient ensuite stationnaire et persiste indéfiniment. Quand elle guérit, elle laisse des cicatrices. État général excellent. Le traitement est palliatif. Un a donné le sulfate et le bromhydrate de quinine. On calme les démangeaisons avec l’eau chloroformée ou chloralée, avec le baume tranquille.
D. — STUOIMIULUS.
Le strophulus, bien décrit par Willan et Batteman, est une dermatose de la première enfance, caractérisée par la formation de papules discrètes, petites, arrondies ou acuminées, prurigineuses au début, procédant par poussées successives et d’une durée parfois très longue. C’est le lichen simplex aigu de M. Vidal.
Étiologie. — Le strophulus est d’une fréquence extrême chez les enfants à la mamelle; c’est dans les premiers mois, la première ou la seconde année, laiement plus tard, qu’on l’observe. Très rare chez les enfants sains, allaités par leur mère ou par une bonne nourrice, le strophulus est très fréquent chez les
STHOPIIULLS
enfants cliélifs, maigres, nourris au biberon, sevrés trop tôt, alimentés prématurément. Le stropluilus se rencontre, en somme, dans les mêmes conditions que l’urticaire, dont il se rapproche cliniquement. Les troubles digestifs dominent sa pathogénic et l’autointoxication gastro-intestinale peut être incriminée. Tandis que l’urlicaire se rencontre à tout âge, le strophulus appartient exclusivement à la première enfance. On a invoqué la dentition, qui coïncide souvent avec la dermatose, mais ne la produit pas. J’ai trouvé souvent, chez mes petits malades, la dilatation de l’esto- ]uac, la constipation, le rachitisme.
Symptômes. — L’éruption est toujours discrète et les éléments se comptent; on voit, à la face, sur les avant-bras, les poignets, les inembres inférieurs, de petites papules isolées, très prurigineuses d’abord, pendant un ou deux jours, puis indolentes. Au début, chaque papule est entourée d’un cercle érythémateux, qui ne tarde pas à disparaître, et alors on se trouve en présence d’une saillie arrondie ou acuminéo, grosse comme une tête d’épingle, un grain de mil, un grain de chônevis, une lentille parfois; sa couleur est opaline, blanchâtre, grisâtre, demi-transparente; sa consistance est dure, ligneuse, elle paraît enchâssée dans le derme. Très souvent, le sommet de la papule est excorié par les grattages et recouvert d’une parcelle de sang desséché. Quelquefois, il existe une petite vésicule. L’éruption n’est jamais confluente, et ce n’est que par exception qu’on rencontre de petits groupes de cinq ou six éléments rapprochés.
Les lieux d’élection sont : la face dorsale des poignets et des avant-bras, la face, le front, les fesses, les jambes. Chaque élément dure sept à huit jours, mais les poussées peuvent être très nombreuses et la
TRAITÉ DES MALADIES DE L’eNFANCE
maladie dure parfois des semaines, des mois, une année. Dans les formes ainsi prolongées, on observe des rémissions assez longues.
Le pronostic m’a paru très bénin ; cela est incontestable pour les formes éphémères ; cependant, on a constaté parfois la transformation du strophulus en prurigo de Ilébra.
Diagnoslic. — Il est ordinairement facile de reconnaître le strophulus; il se distingue de l’urticaire par la f petitesse de ses éléments, par leur aspect, leur couleur, -5 leur répartition discrète; le prurigo parasitaire, le Lichen, offrent des éléments plus larges, plus prurigineux, plus persistants; V eczéma est constitué par des vésicules petites, nombreuses, rapprochées les unes des autres. Chez certains enfants, on voit parfois coïncider le strophulus avec l’urticaire, avec l’eczéma, avec l’impétigo. Le strophulus pruriginosus de M. Hardy est précisément un mélange d’urticaire, de prurigo, et de lésions de grattage, qui pourrait aboutir au lichen agrius.
Traitement . — Le traitement est régi par deux indi- ’ cations : 1“ remédier aux troubles digestifs, combattre la diarrhée, la constipation par un meilleur régime, un bon allaitement, etc. ; 2“ combattre l’éruption elle-même à l’aide des topiques, quand elle est trop étendue ou trop prurigineuse. Mêmes médicaments que pour l’urticaire.
E. — PRURIGO.
Sous le nom de prurigo, on désigne une éruption papuleuse, formée d’éléments durs, arrondis, excoriés par les grattages, de volume variable et de durée incertaine. Ce n’est pas une entité morbide, mais
prurigo
une lésion banale reconnaissant des causes diverses.
Étiologie. — Très fréquent chez les jeunes sujets, surtout dans la seconde enfance, le prurigo peut être d’origine externe et parasitaire (poux, acares). Quand il est dû aux poux de tête, il siège spécialement à la nuque et à la partie supérieure du dos.
Quand il est dû à la gale, il occupe les mains, les pieds, les fesses, etc., et il est mêlé de pustules. Mais il peut être spontané ou de cause interne, il se rencontre alors chez les enfants qui digèrent mal, qui font des abus alimentaires, qui boivent trop. Enfin, il faut tenir compte du nervosisme de certains sujets; on voit même des enfants tourmentés par un prurit rebelle sans éruption.
Le prurigo, par sa nature et par ses causes, doit être rapproché de l’urticaire et du strophulus.
Symptômes. — 11 y a deux choses dans le prurigo : 1° une éruption ; 2° une démangeaison. L’éruption est uni ou multiforme, mais elle est essentiellement papuleuse, c’est-à-dire formée par l’infiltration du derme > par places. La lésion élémentaire est bientôt défigurée par les grattages, qui l’excorient, l’entament, la font saigner et qui ajoutent, aux éléments primitifs, do l’eczéma, des crevasses, des pustules, du lichen, etc. L’association de ces éléments multiples se voit surtout dans cette forme chronique et incurable qu’on appelle le prurigo de Hébra.
Les papules du prurigo sont de volume variable : il y en a de petites (tête d’épingle), de moyennes (grain de clîènevis), de grosses (lentille). Les démangeaisons, souvent atroces, sont plus fortes la nuit que le jour. Au point de vue du pronostic, on doit distinguer un piurigo aigu, qui guérit bien et facilement quand on supprime la cause (parasites), et un prurigo chronique
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très rebelle, qui doit faire craindre le prurigo de Hébra.
Diagnostic. — On distinguera le prurigo de Vurticaire à l’absence des éléments (plaques érythémateuses) qui caractérisent celle-ci. Le strophulns est plus discret, s’observe chez des enfants plus jeunes et guérit plus facilement. L’eczéma, en confondant ses éléments avec ceux du prurigo, dans les formes invétérées, peut prêter à l’erreur. On tiendra compte alors des démangeaisons et de l’évolution de la maladie. On cherchera la cause de la maladie et on pensera toujours aux agents parasitaires (poux et acares) qui produisent constamment le prurigo.
Traitement . — Dans le prurigo de cause interne, on surveillera le régime de l’enfant, on écartera les aliments irritants, épicés, les boissons fortes ou trop abondantes. On fera l’antisepsie intestinale. On traitera l’éruption par le glycérolé tartrique, l’huile de morue en frictions, l’emplâtre d’huile de morue, etc. Cette médication est applicable surtout au prurigo chronique et de llébra. Si le prurigo est de cause externe, on commencera par détruire les parasites.
F. SÉBORRHÉE.
Sous le nom de séborrhée, flux sébacé (Rayer), on décrit une hypersécrétion des glandes de la peau qui, chez les adultes, se traduit par des pellicules fines et sèches [pityriasis capitis), et, chez les enfants, par des enduits épais et crasseux, par des croûtes eczématiformes (croûtes de lait, croûtes sèches du cuir chevelu). Le nouveau-né sort de l’utérus enduit d’une matière visqueuse et séborrhéique.
SÉBOHRIIÉE
Étiologie. — La séborrhée est d’une fréquence cxtrèui.c dans la première enfance, et les crasses squameuses de la tête sont banales. Mais, si tons les enfants à la mamelle sont prédisposés à ces manifestations, ceux qui sont bien nourris, bien tenus, bien lavés, V échappent, et les seuls nourrissons malpropres, jamais lavés, jamais baignés, portant des bonnets qui favorisent la concrétion des llux sébacés et sud oraux, en sont atteints. Ordinaire chez les nourrissons pauvres, la séborrhée est exceptionnelle dans la classe riche.
Cette variété de séborrhée du cuir chevelu semble exister sans inflammation de la peau, et, quand on enlève les croûtes, on constate que le derme sousjacent est àpeine congestionné. M.Unna (de Hambourg), auquel nous devons la description des eczémas séborrhéiques, soutient qu’il y a une véritable inflammation de la peau. En effet, il y a des rapports étroits entre la séborrhée et l’eczéma, et l’on voit souvent, chez le jeune enfant, s’associer la séborrhée à l’eczéma véritable, comme, chez l’adulte, l’eczéma au j)ityriasis.
La matière séborrhéique est grasse et contient une substance huileuse qui tache le linge et à laquelle se mêlent des débris épidermiques et des poussières qui donnent une coloration noirâtre aux crasses du cuir chevelu.
Symptômes. — La séborrhée présente deux formes : l’une sèche (pityriasis), l’autre huiîiide (croûtes de lait). Dans la première, on voit se mêler aux cheveux de l’enfant une poussière blanche, fine, farineuse, bien connue sous le nom de pellicules.
Dans la seconde, l’exsudât se concrète à la surface dn crâne, surtout à la partie antérieure et moyenne, sous forme de lames jaunes, verdâtres, grises ou noirâtreSy
TRAITÉ DES MALADIES DE l’ENFANCE
qui s’imbriquent comme des écailles de poisson et forment une véritable calotte.
Il y a généralement très peu de cheveux; ceux qui persistent sont adhérents aux croûtes.
Cette calotte séborrhéique exhale une odeur fade, répugnante ; j’ai souvent constaté la coïncidence de croûtes eczémateuses sur le front ou les joues. Beaucoup de ces enfants sont nourris au biberon et pré- •sentent des troubles digestifs (diarrhée, constipation, vomissements).
Quand on détache les croûtes du vertex, on constate Ljue la peau est à peine rouge et jamais ulcérée.
Cet état dure autant que l’incurie des parents ; il n’est pas grave. Cependant, la peau s’irrite à la longue, les poux peuvent survenir et un eczéma véritable vient compliquer la séborrhée.
Traitement. — On proscrira les bonnets ; les enfants auront la tête nue dans l’appartement, on leur lavera ia tête tous les jours avec de l’eau tiède savonneuse; voilà pour la prophylaxie, (jui se résume en un seul mot : propreté. Quant au traitement, il n’est pas moins simple : onctions de la tète avec la vaseline pure, ou boriquée, ou salolée, avec l’huile d’amandes douces, avec l’eau savonneuse tiède.