‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 137 sur 145 · K. — PELADE · texte numérisé non relu

K. — PELADE

La pelade est caractérisée par une alopécie en aires, qui siège généralement au cuir chevelu, mais qui peut s’étendre à tout le corps (1).

(1) Voir le mémoire de M. Besuier (Académie de médecine, 1888).

Étiologie. — Un discute encore l’origine et la nature delà pelade ou des pelades ; les uns en font une maladie contagieuse (Bazin la rangeait parmi les teignes), et peuvent s’appuyer sur les recherches bactériologiques (le MM. Vaillard et Vincent (1).

Ces auteurs ont trouvé, cultivé et inoculé aux animaux un diplocoque siégeant dans les follicules pileux des peladiques.

Les autres, Kaposi en tête, nient la contagiosité de la pelade, qu’ils considèrent comme une trophonévrose. D’autres, enfin, distinguent une pelade contagieuse, parasitaire, et une pelade nerveuse, non transmissible. Quoi qu’il en soit, la maladie est très fréquente dans la seconde enfance, chez les écoliers ; on voit souvent plusieurs enfants d’une même famille, d’une même pension, être atteints par la maladie, qui présente les ^ allures épidémiques. '

Le contact direct ou plus souvent indirect, par la * communauté des coiffures, peignes, brosses à cheveux, oreillers, traversins, etc., explique la transmission de i la pelade. La pelade n’est pas rare chez certains ani- ^ maux domestiques (cheval, chien, chat), et l’on doit * craindre la propagation aux enfants qui les entourent.

La contagiosité dure autant que la maladie.

Anatomie pathologique. — Les poils, dans la pelade, ' sont atrophiés, sans lésion microscopique spéciale ; J entre le bulbe pileux et la paroi folliculaire se trouverait le diplocoque de MM. Vaillard et Vincent, et la maladie mériterait le nom de folliculite microbienne , tomurante.

Avant ces auteurs, Malassez avait décrit un parasite dans la pelade (2). ,

(1) Annales de l'Institut Pasteur, juillet 1890.

(2) Archives de Phijsiolo;/ie, 1874.

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