PELADE
La maladie a une durée indéfinie, elle est incurable ; ce n’est pas, en elTet, une maladie proprement dite, mais une malformation, un arrêt de développement.
Lesfonctions de lapeau étant sérieusement entravées, on ne sera pas surpris de voir les sujets présenter un état de langueur, d’anémie, d’amaigrissement, parfois très accusé. Les maladies intercurrentes ne modifient pas l’iclithyose; j’ai vu la rougeole, la scarlatine rester impuissantes.
Diagnostic. — La maladie se reconnaît facilement à la vue et au palper; son origine congénitale, sa longue durée, la font aisément distinguer des variétés similaires [psoriasis généralisé., eczéma sec , pityriasis rubra pilaire). Ce dernier présente une teinte rouge des téguments, et ne respecte pas les faces palmaires et plantaires.
La kératodermie plantaire et palmaire congénitale se rapproche un peu de l’ichthyose ; elle a pour caractère un développement insolite, monstrueux, de l’épiderme de la paume des mains et de la plante des pieds, (jui devient dur et corné.
Traitement. — On donnera le fer, l’arsenic, l’huile de morue, le quinquina pour remonter les malades. On ne pourra guérir leur dermatose, mais on les blanchira à l’aide des bains prolongés et glycérinés, des onctions avec le glycérolétartrique, de l’enveloppement avec le caoutchouc, des sudorifiques.