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LE TÉTANOS

d’origine réflexe et reconnaîtrait pour cause une excitation nerveuse périphérique.

Malgré tout, le pronostic du tétanos des nouveau-nés sera considéré comme très grave et l’apparition du trismus dans les premiers jours de la naissance devra toujours inspirer les plus vives inquiétudes.

Diagnostic. — Le tétanos des nouveau-nés sera reconnu aisément; le trismus bien constaté suffît au diagnostic. Cependant, un spasme de la glotte, avec la raideur convulsive du corps et la cyanose qui l’accompagnent, pourrait en imposer; le spasme de la glotte et ce qu’on appelle vulgairement les convulsions internes sont des crises absolument éphémères et sans véritable trismus. Le tétanos étant reconnu, on s’elTorcera d’en dévoiler la cause, on cherchera l’origine de la contagion et la porte d’entrée du contage (ombilic).

Prophylaxie et traitement. — L’isolement et la désinfection s’imposeraient dans une maternité que le tétanos des nouveau-nés aurait visitée, pour prévenir la diffusion épidémique. Quant à la proiihylaxie individuelle, elle comprend, outre l’isolement, le pansement antiseptique de toute plaie pouvant servir de porte d’entrée à l’infection ; la plaie ombilicale sera recouverte d’ouate hydrophile, saupoudrée d’iodoforme, de salol, d’acide borique; on évitera les refroidissements.

La maladie étant déclarée, on alimentera l’enfant en introduisant dans son estomac, par le cathétérisme naso-œsophagien, la quantité de lait nécessaire; on le mettra dans une chambre bien aérée, mais peu éclairée, loin de tout bruit et de toute agitation. Gomme médicaments proprement dits, on a vanté Yexlrait de fève de Calabar en injections sous-cutanées (1/2 ou 1 centigramme), répétées tous les jours et même deux fois par jour, le chloral en lavements (10 ou 20 centigrammes^

i.o THAITK DES MALADIES DE L’ENFAXCE

iH';])étés trois ou quatre fois par jour; le c/</oro/“ome peut être essayé, mais avec prudence. Kitasato a inoculé, â un enfant de neuf jours atteint de tétanos et dont la plaie ombilicale présentait des bacilles de Nicolaïcr, du sérum d’animal rendu réfractaire, sans succès (Société de médecine de Berlin, 1891).

En Italie, on a injecté l’acide phénique à 2 p. 100 (méthode de Baccelli), le sublimé corrosif à 1 p. 1000, l'antitoxine préparée avec du sérum de chien rendu réfractaire (Tizzoni et Cattani, Riforma medica, octobre et novembre 1891). La méthode de Baccelli et celle de Tizzoni et Cattani ont donné chacune un succès.

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