‹ Traité des maladies de l'enfance (volume 2)Chapitre 3 sur 145 · VI · texte numérisé non relu

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organe de prédilection. Ceüé classification, bien que surannée, offre, pour l’étude, de réels avantages.

Je ne comprendrai provisoirement, dans le cadre des maladies infectieuses^ que celles dont l’origine microbienne est certaine ou vraisemblable et dont les effets se font sentir à l’économie tout entière.

Après avoir décrit la classe si importante des maladies générales infectieuses, je passe aux maladies générales dystrophiques ou dyscrasiques, qui, chez l’enfant, sont moins nombreuses et moins fréquentes que chez l’adulte. Parmi ces états ou tempéraments morbides, qui résultent essentiellement de troubles nutritifs profonds et durables, les uns sont héréditaires et diathésiques, les autres sont acquis et figurent parmi les maladies dévolution. Cette deuxième section de la première partie sera donc subdivisée en deux chapitres : 1° les diathèses : scrofule, arthritisme (obésité, asthme, migraine, diabète), hémophilie ; 2° les dyscrasies acquises : anémies, maladies de croissance, athrep- . sie, rachitisme.

La SECONDE PARTIE du volume est consacrée aux maladies locales et régionales, c’est-à-dire localisées à un organe ou à un système d’organes. Gomme je l’ai déjà dit, plusieurs de ces maladies sont infectieuses, quelques-unes même relèvent de microbes parfaitement déterminés. Mais elles frappent un viscère à l’exclusion des autres, elles sont organiques à ce titre. D’autre part, plusieurs de ces maladies organiques, certaines affections nerveuses ou i cutanées par exemple, sont étroitement liées aux i

PRÉFACE

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diathèses précédemment décrites. Elles ne sont donc pas aussi nettement localisées quelles le paraissent. Ces objections/ que j’ai prévues et qui ne manquent pas de portée, peuvent être adressées à toutes les classilications biologiques. J’ai donc passé outre, parce qu’il fallait adopter un ordre simple et utile; mais je ne prétends pas avoir trouvé une classification irréprochable. La seconde partie du livre est divisée en autant de sections qu’il y a de systèmes organiques ; la septième et dernière section est réservée aux maladies de la peau.

Ce livre est le fruit de dix ans d’études cliniques au Dispensaire pour Enfants malades que la Société philanthropique a ouvert en 1883, à la Villette, et dont la direction médicale me fut confiée grâce aux recommandations de mon excellent maître, le professeur O. Laiinelongue. Pendant cette période, déjà longue, je n’ai pas donné moins de 70,000 consul tâtions gratuites et j’ai recueilli des matériaux considérables. Fort de l’expérience que j’ai puacquérir dans ce vaste champ d’études, je n’ai pas voulu me borner à une œuvre de compilation et j^’ai souvent fait appel à mes observations personnelles. Je prie le lecteur de me le pardonner.

Les ouvrages qui traitent de médecine infantile sont très répandus en France, et la plupart, je me hâte de le dire, sont excellents.

Mon livre ne vise pas à supplanter les traités similaires qui l’ont précédé et qui lui ont ouvert la voie ; les emprunts répétés que j’ai faits aux ouvrages de mes précurseurs et de mes maîtres attestent la

PREFACE

déférence que j’ai pour leurs personnes et la valeur que j’accorde à leurs travaux. Je ne demande qu’une place à leurs côtés.

C’est avec confiance que j’adresse ce livre au public médical, qui voudra bien excuser les imperfections inévitables aux débutants.

J. COMBY.

Paris, le novembre 1892.

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