TABES DORSAL SPASMODIQUE
primitivcmont cérébrale et secondairement spinale. J. Ross avu la porencéphalie, avec absence des cordons latéraux, donner lieu au syndrome en question (1). Donc, rien de certain en anatomie pathologique.
Symptômes. — L’appareil moteur est seul intéressé, la sensibilité est intacte, les réactions électriques sont normales.
Toute la maladie consiste dans une contracture permanente progressive qui amène l’impotence.
La marche est difficile, sautillante, sur la pointe des pieds. Une roideur spasmodique empêche l’écartement des jambes ; cette rigidité procède par accès, elle s’atténue ou disparaît de temps à autre, pour revenir spontanément ou sous l’influence de la moindre excitation.
En relevant les pieds, on obtient aisément la trépidation spinale; les réllexes tendineux sont exagérés. .
A la longue, les jambes se contracturent dans la flexion, se croisent et tendent immédiatement à reprendre cette position quand on les décroise. Les pieds sont en varus équin.
Des jambes, où elle prédomine, la contracture s’étend à l’abdomen.
Dans la station debout, la contracture augmente, les membres inférieurs sont en adduction, les pieds l’un devant l’autre. La marche, dans ces conditions, devient presque impossible. Les jambes sont fiasques parfois ; mais, si on les touche, si l’enfant veut marcher, le spasme les saisit et entrave le mouvement.
Les membres ne paraissent pas atrophiés et la nutrition est bonne.
Enfin, par les progrès de la maladie, la contracture
(1) BraÎD, octobre 1882.
TnAITÉ DES MALADIES DE L’eNFANCE
(levienl ])ermanente et elle peut gagner, tardivement il est vrai, les membres supérieurs. L’exagération des réllexes jirécède la contracture, l’accompagne et lui survit.
Rien du côté de la vessie dans les cas de d’Heilly.
On a signalé les convulsions dans la première enfance ; les sujets sont souvent arriérés, parlent tard, ont de l’asymétrie crânienne,^ etc.
La durée de la maladie est très longue, elle aboutit à une infirmité incurable ; la mort est parfois le résultat d’une infection secondaire, de la tuberculose.
Diagnostic. — Le diagnostic est facile, car les symptômes sont limités aux membres inférieurs ; ils se distinguent ainsi des paralysies spasmodiques d’origine cérébrale, hémiplégiques et non paraplégiques.
Mais il est difficile de séparer le tabes spasmodique de certaines myélites chroniques, et d’abord l’hystérie peut réaliser ce syndrome.
Ensuite vient le mal de Pott, qui, par la compression de la moelle, aboutit parfois à une paraplégie spasmodique. Mais, dans le mal de Pott, on a pour guides la gibbosité, les troubles vésicaux et intestinaux.
La sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot) intéresse les cornes antérieures et se traduit par l’atrophie.
L’ataxie héréditaire a pour elle le nystagmus, l’incoordination motrice, l’absence des réllexes.' Reste la sclérose en plaques, qui n’est pas une maladie de l’enfance et qui, chez l’adulte, a pu induire en erreur Erb et Charcot.
Traitement. — Erb aurait obtenu la guérison par les courants continus dans un cas.
Charcot n’a rien tiré de l’électricité, des pointes de
feu, de l’hydrothérapie.