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A. — PARALYSIE FACIALE

La paralysie du nerf facial doit être considérée chez les nouveau-nés, où elle est d’origine obstétricale, et chez les autres enfants (première et seconde enfance), où elle reconnaît les mêmes causes que chez l’adulte.

TRAITÉ DES MALADIES DE L’eNFANCE

Étiologie. — La plupart des paralysies faciales, chez les nouveau-nés, résultent d’une compression, par les cuillers du forceps, du nerf facial à son émergence ; cette paralysie, ordinairement unilatérale, peut être exceptionnellement double.

Quelques exemples de paralysie faciale, sans application de forceps, produite par compression intra-pelvienne (promontoire, ischion, pubis, tumeur) ont été cités (1).

Jusqu’à Paul Dubois et Landouzy (2), on avait cru à l’origine centrale de la paralysie faciale des nouveaunés et on avait incriminé la compression du cerveau par le forceps. Huchard confirma l’explication donnée par Landouzy (3), et il y a longtemps que l’accord est fait sur ce point.

Plus tard (première et seconde enfance), la paralysie faciale s’observe à la suite de lésions du nerf facial dans son trajet osseux (otorrhée, caiâe du rocher). Elle peut survenir aussi spontanément, sous l’influence du froid ou d’une autre cause accidentelle, chez les sujets prédisposés.

On remarque, en effet, que la plupart des sujets porteurs d’une paralysie faciale, dite a frigore^ sont des névropathes, des dégénérés, des membres de la grande famille neuro-pathologique.

J’ai vu récemment une fillette de six ans, nerveuse, dont la mère était hystérique, qui s’était réveillée avec une paralysie complète du facial gauche. Cette enfant avait de l’anesthésie pharyngée.

Cette variété de paralysie faciale ne présente rien de particulier dans l’enfance, et j’aurai surtout en vue la

(1) Roulland (Thèse de Paris, 1887),

(2) Thèse de Paris, 1839,

(3) Thèse de Strasbourg, 1866.

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