RAMOLLISSEMENT CEREBRAL
Le ramollissement par ischémie (thrombose ou embolie) est aussi rare que l'hémorragie et non moins obscur en clinique. Une endocardite ulcéreuse peut déterminer des embolies cérébrales suivies de ramollissement (cas de Broadbent). Dans un cas d'insuffisance mitrale, chez une fille de sept ans, j'ai vu un ramollissement étendu de l'hémisphère droit par embolie. Brownlie a vu un cas semblable chez un garçon de huit ans (Brit. med. Journ., 9 mai 1903). Dans les deux cas, il y avait eu hémiplégie droite avec aphasie seulement dans le second cas. La thrombose veineuse, la phlébite des sinus, peut aboutir à la même lésion. Ce ramollissement par thrombose s'observe surtout chez les nouveau-nés (Parrot). Le ramollissement blanc à foyers miilliple'i de cet auteur s'observe chez des enfants nés avant terme, très jeunes ; il est lié à la stéatose cérébrale. La symptomatologie est muette, ou sans précision ; dans la seconde enfance, le ramollissement cérébral se traduit par les mêmes symptômes que chez l'adulte.
J'ai vu un enfant de sept ans atteint d'hémiplégie gauche suivie de contracture, dont la maladie pouvait être rapportée à une artérite infectieuse (fièvre typhoïde). Ailleurs on pourra invoquer l'hérédo-syphilis. Mais ces cas sont excessivement rares.