ATAXIE LOCOMOTRICE (Tabès
Très rare chez les enfants, le tabès a été observé cependant un certain nombre de fois (3 cas de Remack, 1 de Strûmpell, 1 de Mendell, 1 de Blocq). Le D^ Dydynski [Neur. Cenlr., 1900) rapporte l'observation d'un garçon de huit ans, malade depuis l'âge de cinq ans, ayant souffert tour à tour d'incontinence et de rétention d'urine. Signes de Romberg et d'Argyll Robertson, perte des réflexes rotuliens, pas d'atrophie musculaire, d'incoordination.
Douleurs fulgurantes, paresthésic des membres inférieurs, plaques d'iiypoesthésie et d'hypoalgcsie. Pas de maladies infectieuses antérieures ni signes de syphilis héréditaire. Cependant le père avait eu la syphilis à vingt ans et commençait à présenter des symptômes tabétiques. La mère avait eu cinq fausses couches avant la naissance de l'enfant. Plus tard, trois autres enfants bien portants.
Des cas analogues de tabès hçrédo-syphilitique ont été rapportés par Babinski [Soc. Méd. des Hôp., 1902). Deux fois Babinski a pu retrouver le tabès chez le père et la fille. Dans une famille observée par Souques, le père était mort de paralysie générale, la mère et les deux filles étaient atteintes de tabès. Le D^ Williamson [Rev. of Neur.j juin. 1904) rapporte 3 cas de tabès j.uvénile ou tabès hérédo-syphilitique chez une fille de huit ans, un garçon de treize ans, une fille de dix-sept ans. Cette dernière avait perdu la vue à dix ans (atrophie optique) ; puis on a constaté l'ataxie, le signe de Romberg, l'abolition des réflexes, les douleurs fulgurantes. Père syphilitique sans ataxie, mère ayant eu plusieurs fausses couclies. Dans le premier cas,, le père était aussi tabétique. Le D^" Dydynski fait remarquer que, dans tous le& cas de tabès infantile et juvénile, la syphilis a été rencontrée ches l<)s ascendants et en particulier chez le père. La syphilis héréditaire serait la causera tabès infantile,, comme elle est la cause de la paralysie générale juvénile. Dans ces cas d'ataxie des jeunes sujets, les troubles vésicaux ouvrent la marche, suivis bientôt des troubles oculaires et sensitifs, l'ataxie et l'incoordination survenant tard ou pas du tout.
17.TABES DORSAL SPASÎVÎODIQUE. — PARALYSIE SPINALE SPASTIQUE. — RIGIDITÉ SPASIVIODIQUE. — MALADIE