TICS
Les tics sont des manifestations nerveuses, héréditaires, se rencontrant -chez des enfants dégénérés, fils de goutteux, arthritiques, névropathes, ayant parfois d'autres tares, de l'incontinence d'urine, des manies, des phobies. Ils se présentent comme des convulsions partielles, survenant tout à coup, comme des décharges électriques, dans le domaine du spinai, des nerfs moteurs de la face, des nerfs moteurs des membres. L'enfant est tranquille ; puis tout à coup il hausse les épaules, secoue la tête, ferme les paupière=i,'fait la grimace, exécute des contorsions bizarres, violentes, très rapides.
En même temps que ces troubles moteurs, il peut émettre des sons inarti- ■culés, la convulsion atteignant les muscles du larynx avec ceux de la face, du ■cou, du tronc [écholalie, coprolalie).
Les tics cessent pendant le sommeil. Cependant Cruchet ( Gaz. Hebd. de BordeaiiT, 3 juillet 1904) a vu un garçon de six ans présentant un tic de la tête et du tronc pendant le sommeil. Ce tic était rythmé et se distinguait ainsi des tics véritables, comme des sléréoiypies qui rappellent les mouvements automatiques. Les n/Z/z/n/cé?, d'après Ciuchet {Gaz. Hebd., 18 fév. 1906), pourraient exister à l'état de veille et disparaître dans le sommeil, disparaître à l'état de veille pour persister dans le sommeil, naître dans le sommeil.
Quoique les tics soient des manifestations diathésiques, révélant la tare névropathique, il en est de curables, de passagers, de bénins. Parfois les tics résultent de l'imitation, de mauvaises attitudes scolaires. Quelquefois on a noté la coïncidence avec les vers intestinaux.
Dans ce cas, on ne manquera pas de prescrire les anthelminthiqTies. Ailleurs il faut viser l'état général et le système nerveux dans son ensemble. On calmera l'excitabilité des jeunes sujets à l'aide des bains tièdes prolongés, du drap mouillé, des douches froides. On recommandera le séjour à la campagne, la vie au grand air, les jeux d'adresse, la gymnastique suédoise. On interdira le surmenage cérébral, les bains de mer, les excitants du système nerveux (alcool, épices, café). Le D'' S. Dubois (de Saujon) a traité k maladie des lies ou mjjoclonie par des séances d'immobilité absolue pendant peux ou plusieurs minutes, répétées tous les jours ou tous les deux jours.
ONYCHOPHAGIE 875
Cette immobilité doit être absolue {immobiliié de slolue). A mesure que l'enfant ira mieux, on allongera les séances d'immobilité : dix minutes, un quart d'heure. Quand il y a des cris, des aboiements incoercibles, on tâche de les faire remplacer par un autre bruit commandé, par un sifflement, et on arrive onfin à la suppression de tout bruit [Soc. de Thérapeutique, 27 mars 1901).