BOUTON D'ORIENT
Sous le nom de Clou de BisJîra, Bouton d'Orient, on a décrit une lésion cutanée des pays chauds dont la nature est restée longtemps dans l'ombre. Dans un travail récent, basé sur six observations recueillies chez des enfants de la province de Grenade, le D^ F. Camacho Alejandre {Los Progresos de la Clinica, Madrid, 1914) a montré qu'il s'agissait d'une leishmaniose cutanée, c'està-dire d'une lésion parasitaire causée par la Leishmania furunculosa, très voisine de la leishmania du Kala-azar.
On voit, à la face (joues, front, tempes), une sorte de furoncle recouvert de croûtes ou de squames, indolent, entouré d'une aréole rouge. Sous les squames de la surface, on découvre une ulcération profonde. Pas de réaction inflammatoire périphérique, pas de ganghons dans le voisnage. Indolence, torpidité, chronicité, caractérisent cette affection. L'examen microscopique des frottis permet de voir la leishmania. Des chiens atteints d'ulcères suspects vivaient dans l'entourage. Guérison rapide par l'application de permanganate de potasse en poudre.
Parmi les autres leishmanioses de la peau, analogues au clou de Biskra ou bouton d'Orient, il faut citer la lésion décrite au Brésil sous le nom (Vulcère de Baurù. Cet ulcère, don', le D^" Adolpho Lindenberg a rapporté récemment trois observations {Annaes Paulislas de Medicina e Chirurgia, Moût à oct. 1915, p. 145) chez de jeunes sujets, siège habituellement au
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niveau des jambes. Il g lérit bien par l'usage interne d^un dérivé de la safranine, le novotryposafrol, à la dose de 0^'',50 à 1 gramme par jour en capsules.
La BuBA, observée par Juan F. Recalde {Rev. de la Asoc, Med. Argentina, mars 1918) au Paraguay serait produite également par la leishmania brasiliensis.