BRONCHITE CHRONIQUE
rique à un premier examen. On se renseignera sur les conditions étiologiques, sur le refroidissement, sur la présence ou l'absence de coqueluche ou de rougeole dans l'entourage des enfants ; on tiendra compte de l'épidémie régnante.
De môme il ne sera pas toujours facile de prévoir la durée de la bronchite ; il m'a semblé que la bronchite la plus courte était la bronchite grippale. On tiendra compte, dans l'appréciation de la durée, de l'état général du sujet (rachitisme, lymphatisme, anémie).
Traitement. — On ne donnera pas d'opium aux enfants atteints de bronchite. A ceux qui sont sains et vigoureux, on prescrira avec avantage la poudre d'ipéca (10 centigrammes par année d'âge dans 50 grammes de sirop d'ipéca ou dans un peu d'eau sucrée). L'ipéca sert à la fois d'évacuant pour les crachats déglutis et de sédatif.
Gomme révulsifs, on emploiera la teinture d'iode, les ventouses sèches, les cataplasmes sinapisés (un quart de farine de moutarde, trois quarts de farine de lin) ; on laissera ces cataplasmes en contact avec la peau pendant cinq à dix minutes. Gomme potion calmante, le sirop de tolu, le sirop de térébenthine ou de terpine (deux à trois cuillerées à café dans une infusion de violettes ou de fleurs pectorales, ou dans du lait chaud). Pour remonter les enfants qui marqueraient une tendance à l'assoupissement et à l'abattement, on ajoutera du cognac (5, 10, 15 grammes) à leur sirop balsamique. Dans quelques cas, dans ceux où la toux est quinteuse et spasmodique, on aura recours à la belladone (5 à 10 grammes de sirop), à l'aconit (X à XX gouttes de teinture de racines).
On gardera les enfants au lit, on leur tiendra les extrémités chaudes (enveloppements ouatés). S'il y a une fièvre notable (39°), on donneri des bains chauds, 36® à 38®, deux ou trois fois dans la journée.