‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 101 sur 243 · WoLFF, Zeitschrift f. klin Med. Bd XVI, p · texte numérisé non relu

WoLFF, Zeitschrift f. klin Med. Bd XVI, p

8. Campardon, Bulletin de Thérap., 13 nov. 1882, t. CIII, p. 383.

6. Fawitzki, Deutsch.Archiv f.klin. Med. Bd XL VIII, Hft 3 ct4, p. 344, 1891.

LES DYSPEPSIES

suggestion si le médecin les présente avec conviction et si le malade les prend avec confiance. Le quassia, à la dose de 5 à 10 grammes de bois par litre d'eau froide, la poudre de colombo, en cachets de 0 gr. 50 à 1 gramme, jouissent d'une certaine réputation. Les espèces amères : petite centaurée, absinthe, germandrée, les tisanes de houblon, de houx, de chicorée, sont autant de substances auxquelles on pourra avoir recours sinon avec avantage, du moins sans inconvénients.

Le lavage de l'estomac rend de grands services; il agit dans l'hyperchlorhydrie comme évacuant , comme stimulant dans l'anachlorhydrie ; l'eau alcaline tiède dans le premier cas, l'eau froide dans le second, sont particulièrement indiquées.

Hoffmann ' a montré que l'excitation produite par un courant de 50 milli ampères, déterminait une sécrétion plus abondante du suc gastrique. On pourra donc, dans la thérapeutique des altérations de la sécrétion, tenter également l'emploi de cet agent physique; nous ne répéterons pas les réserves que nous avons formulées à propos de son usage dans le traitement de la gastralgie.

C. Traitement des troubles de la motricité. — Nous aurons, à propos de la dilatation, à nous occuper du traitement de l'atonie gastrique plus longuement que nous ne le ferons ici, aussi renvoyons-nous le lecteur à ce chapitre.

Les symptômes qui traduisent une exagération de la motricité, le vomissement entre autres, dépendent souvent de maladies à lésions anatomiques définies; nous retrouverons leur traitement en parlant de chacun d'eux.

Le vomissement nerveux est justiciable de l'emploi de

1. Hoffmann, J5erZ. Iclin. Wochenschrift, no» 12 et 13, 1889.

l'acido carbonique (potion de Rivière) , de l'opium , de l'atropine, des révulsifs à l'épigastre. Le mal de mer', le vertige nauséeux, qui se produit en voiture ou en chemin de fer, sontcalmés parle chloral % mieux, semble-t-il, que par tout autre médicament. Simpson^ avait jadis proposé l'emploi de l'oxalate de cérium, à la dose de '5 à 10 centigrammes, contre lesvomissementsde la grossesse. Ceux de l'hystérie sont surtout amendés par le traitement général.

Un moyen, signalé depuis longtemps par l'un de nous, (Debove) et spécialement recommandé chez les hystériques par M. Ballet, suffit en général à empêcher ces vomissements. C'est l'alimentation artificielle avec la sonde, car, chose curieuse, une malade vomissant tout ce qu'elle avale, conservera le plus souvent dans son estomac les aliments ainsi introduits. On obtient souvent le même résultat dans la rumination.

Traitement Cet exposé nous a amenés à parler d'un grand nombre fréncîiai ^ substances, qui certes, si l'on tient compte de la fré-

s dyspepsies. 7-1 ' ^ ^

quence de leur emploi dans les dyspepsies, devraient avoir de bons résultats thérapeutiques. Mais il n'est pas rare de rencontrer des malades ayant employé l'un après l'autre tous ces moyens, sans éprouver à chaque changement autre chose qu'un soulagement passager, et la suggestion produite par la nouveauté du remède suffirait à elle seule pour expliquer cette amélioration momentanée. D'ailleurs, si l'on veut bien se reporter à ce que nous avons dit, soit en parlant de la pathologie générale des maladies de l'estomac, soit dans le présent chapitre, on verra qu'entre l'altération fonctionnelle du système nerveux et

1. BoDo, Allg. med. wien. Zeitg., no 18, 1870. — Doring, Wieii vied. Wochenschrift, n» 52, 1870.

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