IV. Traitement : Les purgatifs. — Lcs vomitifs. — Le lavage
Brinton avait voulu établir une distinction entre les inflammations de la muqueuse de l'estomac, qui étaient, pour lui, les gastrites, et les suppurations ou les inflammations siégeant dans l'intimité des parois eiitre la couche sous-muqueuse et la séreuse. Ces dernières n'étaient pas plus des gastrites, disait-il, que la pleurésie n'est une pneumonite, et il leur avait donné le nom de linitis. Mais il est rare, comme nous l'avons dit, qu'un trouble purement fonctionnel n'intéresse point à la fois, quoique à des degrés divers, les glandes et la couche musculaire de l'estomac ; il serait encore moins facile de comprendre com-
GASTRITES AIGUËS
ment, sur des Umiques aussi minces, une lésion, quelque soit son point de départ, ne détermine pas des altérations dans toute l'épaisseur de la paroi.
Nous donnerons donc indifféremment le nom de gastrite à toutes les inJlammations aiguës, subaiguës ou chroniques dont l'estomac est le siège, et nous classerons ces gastrites à la fois d'après la rapidité de leur évolution leurs lésions principales et leur causes. Nous aurons ainsi l'occasion de montrer comment un grand nombre de symptômes, rangés autrefois dans les dyspepsies, ne .sont autre chose que les indices d'une véritable lésion anatomique.
Les gastrites se divisent en :
f Simples.
Gastrites aiguës. | Phlegmoneuses.
( Toxiques.
r Simple.
! Primitives, j Tuberculeuse.
( Syphilitique.
[ Tuberculeuse.
\ Malarique.
Secondaires. I Urémique.
/ Diabétique.
1 Goutteuse, etc.
Lembarras gastrique qui succède à des repas trop copieux, irréguliers, et trop souvent répétés, s'amende en général de lui-môme et il est par conséquent à peu près ...o.e impossible de savoir si, dans la majorité des cas il existe '"«astnic une véritable lésion de l'estomac. Mais ces faits' ne dilfè- •rent pas sensiblement de ceux dans lesquels une action thermique (liquides trop chauds ou trop froids) par
exemple, détermine une irritation vive de la muqueuse. L'indigestion, quelle que soit son origine, est donc une cause certaine d'altération anatomique de l'estomac, de gastrite aiguë simple. D'autres fois, les symptômes que nous allons décrire ne sont plus provoqués par les ingesta, mais c'est une infection générale da l'économie, soit par des microbes connus et faciles à caractériser, soit par des agents encore indéterminés qu'il faudra considérer comme la cause première du trouble auquel on assiste. Ainsi l'embarras gastrique fébrile qui est peut-être une forme atténuée de l'infection typhoïde, la fièvre typhoïde elle-même, les maladies exanthématiques, les septicémies chirurgicales sont une cause de gastrite aiguë. La forme légère de cette gastrite ne diffère en rien de l'indigestion, et cependant les accidents sont susceptibles d'acquérir une extrême gravité. Nous verrons aussi que l'estomac peut être le siège de véritables cultures ; les agents parasitaires peuvent agir directement sur la muqueuse sans qu'il y ait nécessairement pénétration de ces agents dans le torrent sanguin. Il est quelquefois facile de comprendre, grâce à une indigestion antérieure, comment et quand le milieu gastrique est devenu favorable au développement de ces germes; mais dans d'autres circonstances on constate leur présence et leurs effets sans pouvoir saisir le mode et le moment de leur pénétration. Enfin l'estomac est en quelque sorte solidaire de l'intestin, et on voit parfois la gastro-entérite succéder à l'entérite, de même qu'une infection du pharynx peut quelquefois envahir de proche en proche la muqueuse œsophagienne jusqu'à la cavité gastrique. Auatomie Lcs autopsics d'embaiTas gastrique fébrile sont rares; i.aihoiogi<|uo. ^ Laboulbène' en a fait une, vingt heures après la mort,