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Debove et RÉMOND (de Metz), Lavage de l'estomac

Traitement général des cmpoisoiinemonls.

ment symptomatique; on a essayé, sans succès, le lavage (Testi); les applications froides à l'épigastre, le jaborandi, l'huile de croton, la digitale, l'alcool ont été successivement et infructueusement employés par Flint. La quinine, les toniques, n'ont pas d'action. La glace prise par fragments et d'une façon continue soulage l'es malades en diminuant la fréquence des vomissements. Mais le plus souvent la marche des accidents n'est pas susceptible d'être enrayée et le malade succombe môme avant qu'un diagnostic précis ait été posé.

Dans les empoisonnements, c'est aux évacuants, et surtout au lavage qu'il convient d'avoir recours. On ne peut trop recommander d'user de ce dernier procédé aussi rapidement que possible ; la vie du malade, la gravité ou la bénignité des accidents ultérieurs dépendent de la promptitude de sa mise en œuvre; on peut, à défaut d'instrument spécial, employer n'importe quel tube en caoutchouc, comme le fit Ewald*, dans un cas semblable. C'est d'ailleurs de cet essai heureux que date la substitution des sondes molles aux sondes rigides autrefois en usage.

Si on ne pouvait avoir recours aux vomitifs introduits par la voie digestive, on emploierait l'apomorphine ; à son défaut, une ou deux injections de morphine provoqueraient, chez un individu non accoutumé, des vomissements salutaires, en même temps qu'une sédation des douleurs.

On cherchera aussi à neutraliser le poison contenu dans l'estomac. Un lait de chaux ou de magnésie, du vinaigre coupé d'eau répondraient par exemple à l'indication la plus urgente, dans les cas où un acide ou un alcali caustiques ont été avalés. Mais ces moyens thérapeutiques varient à l'infini selon la nature du poison, et nous ne

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