‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 123 sur 243 · KuHL, Inaug, Dissertation. Kiel · texte numérisé non relu

KuHL, Inaug, Dissertation. Kiel

CAS T RITES CHRONIQUES

Altûi atioiis

bacci * a vu de vastes pertes de substance dans la muqueuse succéder à une gastrite bacillaire. Nous-mêmes avions longtemps hésité chez notre malade entre le cancer et la gastrite chronique : seule, une amélioration très nette du malade par le lavage et la suralimentation nous avait fait, affirmer le second diagnostic, et la lésion tuberculeuse a été une trouvaille d'autopsie; elle consistait en une destruction de la muqueuse avec brides fibreuses au voisinage du pylore; quelques tubercules contenant des bacilles étaient disséminés autour de la perte de substance. L'estomac était dilaté.

Enfin, à côté des lésions banales ou rares que nous venons de décrire, il ne faut pas oublier que Jûrgens, Blas- ^"^^ chko, Sasaki auraient constaté la dégénérescence graisseuse des plexus de Meissner et d'Auerbach, dans les cas d'atrophie des glandes intestinales ; et ces plexus seraient aussi intéressés, d'après Meyer, quand l'estomac est atteint de gastrite chronique. Cet auteur pose même, comme nous l'avons déjà indiqué, la question de savoir si la névrite ne peut pas quelquefois être la cause première des troubles anatomiques révélés par l'autopsie. Eisenlohr admet qu'il existe également des lésions médullaires.

Les symptômes de ces différentes lésions sont extrêmement variables. L'état général se conserve quelquefois d'une façon remarquable, et l'intestin supplée d'une façon complète aux fonctions gastriques absentes ou affaiblies Chez d'autres malades, le pannicule adipeux ne diminue

l. Ottone Barbacci, Lo Sperimentale, mas^io 1890 n 47"? r.n. i< core : Hebh, Westminster^sHosp. rec. Loadon, 1888 III 13 ' Il ZT 7' path. in London, 1887, XXXVIII 141 /a. , . Barlow, Tr .

878 O. 7 ^ n Spillmann, agrégation Paris

1878. - Oppolzer, Berl. kltn. Wochenschrift, 1867, n» 41 -LoRpnv' Q v/-

Symptômes.

pas, mais on observe tous les signes de l'anémie pernicieuse (Lichtheim ') ; la peau et les muqueuses sont décolorées ; on constate à l'ophtalmoscope, des hémorragies rétiniennes (Nothnagel); le nombre et le volume des globules rouges sont diminués; il y a, par moments, des poussées fébriles plus ou moins intenses ; les forces disparaissent, le travail physique et intellectuel devient insupportable. Il existe des douleurs dans les membres, des vertiges, des palpitations, de la dyspnée, réveillés par le moindre effort (Fenwick) ; on peut observer de véritables œdèmes cachectiques à la fm de la maladie.

Tantôt il n'existe absolument aucune douleur gastrique, et ceci s'observe surtout dans le catarrhe muqueux (Boas), tantôt au contraire, quand l'atrophie a atteint un degré de plus, les malades se plaignent d'une sensibilité spéciale, d'un poids au creux épigastrique, avec crises douloureuses paroxystiques irradiées vers le dos et les côtés. Ce fait est d'ailleurs assez difficile à expliquer. Il tient peut-être à ce que les terminaisons nerveuses sont tiraillées et irritées à mesure que la sclérose évolue.

L'appétit est, en général, profondément modifié; il peut être très diminué, ou, au contraire, remplacé par de la boulimie ; il n'est pas rare de constater un goût spécial pour les substances épicées. La soif est souvent vive et difficile à calmer; fréquemment, on observe du pyrosis. Les renvois ne sont pas rares, mais les vomissements, les pituites, peuvent, exceptionnellement il est vrai, faire défaut d'une manière complète. Tantôt ils contiendront une plus ou moins grande quantité de sang altéré (gastrite ulcéreuse), tantôt, au contraire, ils se composeront exclusivement des aliments enrobés par une couche de mucus plus

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