Mazotti Luigi, Rivista clinica, n" 12, décembre
4. Thorspecken, D. Arch. f. klin. Med., Bd XXXIII, p. 621, 1879.
5. Consultez en outre : Joseph Loquin, Th. de Paris, 1872. - Edinger D. Arch. f. klin Med. Bd XXIX, p. 355-378, 1881. - Schnetter, D. Arch f. klin. Med. Bd XXXIV, p. 632-636, 1884. - Korczynski, D. Arch. f. klin. Med. Hft 5, 12 Avr. 1 888, p. 431. - F. Schery, D. Arch. klin. Med. Hft 2 et 3. Vol. XLIV, p. 219, 1889. — Fenwick, Virch. Archiv. T. 118, p. 188 1889 — Hayem, Soc. méd. des hnpit., 30 oct. 1891. - Mathieu, Soc.'méd. dès hàpit., 30 octobre 1891. — Haykm, Soc. méd. des hôpit. 23 octobre 1891. — Lyon. Gaz. des hôpitaux, 3 sept. 1892.
Nous avons vu que les gastrites chroniques étaient souvent le résultat ou la suite de gastrites aiguës ou de dyspepsies. La prophylaxie des afTections dont nous nous occupons en ce moment, consiste donc surtout dans les soins à donner aux affections que nous venons de citer, et il est certes plus facile d'enrayer que de guérir une sclérose de l'estomac.
Lorsqu'une dyscrasie comme le diabète, l'urémie, la chlorose, etc., sera la cause des accidents gastriques, le meilleur traitement dè l'affection stomacale consistera à combattre la maladie générale. En même temps, on cherchera par le lavage à débarrasser la muqueuse des produits irritants qui peuvent s'éliminer à sa surface, et, par un régime approprié, à faciliter le retour à l'état normal des fonctions d'assimilation et d'excrétion.
Le régime alimentaire a ici une grande importance, et cela, en dehors même des prescriptions médicamenteuses ou hygiéniques que commande l'état général, comme les proto-sels de fer dans la chlorose, le régime lacté dans les néphrites. Van Sohlern* a soumis 22 malades atteints de catarrhe gastrique à un régime qui comprenait, au début, le lait, le bouillon, les œufs mollets, la viande de poulet et de pigeon hachée, la cervelle et le thymus; plus tard, il a autorisé la viande crue râpée (100 à 150 grammes), puis les soupes au riz et au sagou; plus tard encore, le jambon cru, le beefsteak, le lièvre, le faisan et le poulet rôtis, la viande de veau, le brochet, la truite. Comme boissons, il
1. Von Sohlern, Berl. /clin. Wochenschift, p. 949, 12 doceinbrc 1887.
GASTRITES CHRONIQUES
proscrit de très petites closes de vin naturel, de vin blanc de préfe'rence, et de la limonade chlorhydriqiie en quantités variables suivant l'état de la sécrétion gastrique. Hellft' et Woldemar - avaient déjà, avant qu'on eût étudié le chimisme gastrique, préconisé des régimes analogues. La raison d'être de ces régimes réside dans la nécessité qu'il y a de donner seulement des aliments pour la digestion desquels les fonctions gastriques ne soient pas indispensables. Le meilleur de tous est donc le lait, additionné d'une petite quantité d'eau alcaline de Vichy ou de Vais. Les eaux d'Alet, de Carlsbad, peuvent également être employées.
Sous l'influence d'un lavage méthodique de la cavité gastrique et d'une alimentation composée, soit de lait, soit de poudres alimentaires, mais, en tous cas, aussi peu irritante que possible, il n'est pas rare de voir les phénomènes cliniques s'amender, et même la sécrétion des glandes qui n'ont pas encore été détruites retrouver une certaine intensité. Chez les tuberculeux, la suralimentation rétablira à la fois les fonctions de l'estomac, si importantes en l'espèce, et l'état général.
Les médicaments proprement dits, en dehors des alcalins en solution ou en poudre, et, d'après quelques auteurs, les acides dilués, sont en général inefficaces. Les symptômes d'anémie pernicieuse paraissent quelquefois céder aux préparations arsenicales; mais la guérison ne s'obtient jamais lorsque l'atrophie de la muqueuse est devenue générale.
La gastrite chronique est donc, avec le cancer, celle des maladies de l'estomac sur laquelle nous avons le moins de prise, et il était déjà possible de prévoir cette impuissance