‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 127 sur 243 · BuzDYGAN M. Gluzinski. Przcçlai Lekarski, n · texte numérisé non relu

BuzDYGAN M. Gluzinski. Przcçlai Lekarski, n

variable. L'estomac est plus ou moins atone et son inertie se reconnaît facilement, soit par les moyens d'investigation que nous avons décrits en parlant de la percussion et de la palpation, soit par le lavage de sa cavité. Il est douloureux, et, si les crises gastralgiques sont rares, on constate presque constamment une sensation pénible de pesanteur et de plénitude à l'épigastre, sensation augmentée par les repas, mais ne disparaissant que rarement tout à fait. La pression, la palpation, réveillent une sensibilité spéciale et provoquent des douleurs obtuses.

Tantôt ces phénomènes dyspeptiques apparaissent au début de la maladie qui les occasionne ; tantôt, au contraire, ils accompagnent sa période terminale. Quelquefois, comme dans l'urémie ou dans la tuberculose pulmonaire, ils peuvent constituer le premier symptôme auquel on ait affaire. Il est nécessaire d'être prévenu de ces faits et de rechercher soigneusement la cause de phénomènes gastriques qui sembleraient, au premier abord, relever d'une dyspepsie simple, alors qu'ils sont en réalité provoqués par une affection grave.

Le diagnostic et le pronostic de ces gastrites secondaires sont d'ailleurs subordonnés à la fois à leurs causes et aux modifications des sécrétions et des fonctions motrices que la sonde permet de constater. Une atrophie complète de la muqueuse est irrémédiable, tandis que les troubles du début peuvent s'amender et disparaître sous l'influence d'un traitement bien dirigé. Nous nous occuperons tout à l'heure de ce dernier ; mais, avant de terminer ce qui a trait aux gastrites chroniques secondaires, nous voudrions dire encore quelques mots d'une affection à laquelle on attribuait autrefois une grande valeur, mais qui paraît, depuis quelques années, être tombée dans l'oubli.

GASTRITES CHRONIQUES

Langston', Kûhlwettcr-, Mazotti Luigi^ Thorspecken '',

Gastro-nialaci

ont décrit sous le nom de gastro-malacie une lésion qui est le plus souvent le résultat d'une auto-digestion post mortem de Festomac, mais susceptible aussi de se produire pendant la vie, si l'irrigation de la muqueuse se fait mal, et si la sécrétion de l'acide chlorhydrique s'exagère. Les érosions par suite d'hémorragie interstitielle, signalées plus haut, sont en petit ce que la gastro-malacie, le ramollissement de l'estomac, est en grand. On aurait surtout observé les exemples de cette affection dans le scorbut, la fièvre jaune, l'ictère grave, le typhus, les exanthèmes aigus, chez l'adulte; au moment de la naissance, du sevrage ou de la dentition, chez l'enfant.

Les fibres musculaires présentent une dégénérescence colloïde, et sont transformées, ainsi que les autres éléments de la paroi gastrique, en une masse gélatineuse. La mort subite est la conséquence de ce ramollissement, et cette terminaison peut survenir sans qu'aucun symptôme ait pu attirer l'attention vers l'estomac, ou être précédée plus ou moins longtemps par des phénomènes do gastrite chronique. L'extrême rareté de ces gastro-malacies, dont nous n'avons observé aucun exemple, nous oblige à être brefs, et il nous suffira de les avoir mentionnées ^

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