NoLTE et suivant, cités par Ewald [loco citato
2. Von Sohlern, Berl. klin. Wochenschrifù, n» 13, p. 272 et n» 14, p. 303. 1" et 8 avril 1889.
L'ULCÈRE ROND
sur métaux. Ces faits sont discutables, mais la misère, une alimentation insuffisante ou indigeste, les excès alcooliques se retrouvent notés dans la plupart des observations ; cependant il ne faudrait pas croire que l'alcool à 30° au maximum, entrant dans la composition des liqueurs même fortes, ait sur la muqueuse gastrique une action directe. Comme nous l'avons montré, en parlant des gastrites, les altérations humorales jouent le rôle principal dans la genèse des lésions par intoxication alcoolique.
M. Potain en 18o9, et, plus récemment M. DuplayS ont réuni des faits dans lesquels un traumatisme avait paru être la cause occasionnelle de la maladie. Ces malades présentèrent des hématémèses et tous les symptômes subjectifs de l'ulcère rond, mais guérirent rapidement. Leube a fait connaître trois observations analogues, et Ritter^ a montré, par des expériences sur des chiens, qu'il se produisait dans ces conditions un décollement hémorragique d'une certaine étendue de la muqueuse. Celle-ci se nécrose ultérieurement et laisse une perte de substance hémorragique et douloureuse, mais c'est plutôt une ulcération qu'un véritable ulcère; car, d'après Vanni*, il existerait dans la plaie ainsi produite de nombreux foyers inflammatoires infectés par des micro-organismes, phénomène qu'on ne retrouve pas au bord de l'ulcère. Enfin on a successivement incriminé la tuberculose, la syphilis et la chlorose. Nous avons vu, en étudiant les gastrites, ce qu'il fallait penser des ulcérations développées sous l'influence des deux premières maladies. La fréquence de la tuberculose, qui, à Paris, détermine 20 à 25 p. 100 des cas de mort, permet de comprendre sa coïncidence fortuite avec l'ulcère. Quant à