‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 150 sur 243 · Labbé, C. R. de l'Acad. des sciences, 21 avril · texte numérisé non relu

Labbé, C. R. de l'Acad. des sciences, 21 avril

4. Marcet, Med. chir. Iransact., vol. XII, p. 72, cité par Ewald.

5. ScuôNBORN, Berl. klin. Wochenschrift, n° 17, 1883 et Arch. f. klin. Chirurgie, Bd XXIX, p. 609, 1883.

LES TUMEURS HÉNIliNES. 2Î):{

une observatiou dans laquelle on avait constaté chez une jeune fille de IS ans une tumeur mobile, occupant la moitié gauche de l'abdomen, facile à repousser sous le rebord gauche des côtes et éminemment douloureuse, soit spontanément soit cà la palpation. Cette fillette maigrissait, ne tolérait aucun aliment, et son état devint si grave qu'on se décida à faire une laparotomie, après avoir longtemps hésité entre le diagnostic de rein mobile et celui de rate mobile. A l'ouverture, on trouve l'estomac distendu; on l'incise et on tombe sur une masse de 281 grammes, formée par un enchevêtrement de cheveux courts, et moulée sur la cavité gastrique. La malade avoua alors que quatre ans auparavant elle avait avalé ses cheveux pour s'éclaircir la voix. SchÔnborn fît, à la suite de ce cas, un relevé attentif, des faits connus et en trouva sept dont le plus ancien remonte à 1777. Ces observations comprennent six femmes, ■et un garçon; aucun d'eux n'était aliéné. Tous ces sujets étaient morts, les uns de péritonite par perforation, les autres de vomissements incoercibles ; un cas s'était terminé, par hématémèse, et Russe!', qui l'a publié, rapporte que la tumeur pesait 4 livres 7 onces, mesurait 12 pouces de long, 5 de large et 4 d'épaisseur. Jamais, antérieurement, il n'y avait eu de troubles digestifs, et on avait cru à une tumeur delà rate. Dans l'observation de Inmann'la masse des cheveux était également énorme. Dans celle de Best', il s'agissait d'une femme de 30 ans qui, depuis quinze ans, se plaignait de douleurs après les repas et avait de fréquents vomissements contenant rarement quelques filets sanguinolents. Depuis six ans, les douleurs étaient devenues intolérables et empêchaient la malade de se livrer à aucune.

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