Newton Pitt, Pathol. Trans., toI. XI
3. Engel Reimer, D. Arch. f. klin. Med., Bd XXXIII, p. 632, 1879.
2!»2 LES iVlAI.ADIES JJE L'ESÏOMAC.
Iiimcurs restent limitées à l'estomac, la santé peut ne pas être très altérée.
Anatomiquement, on trouve autour de la base de la tumeur une induration de la muqueuse; les glandes envahies sont en dégénérescence graisseuse, tandis qu'à leur périphérie existe un tissu réticulé caractéristique. A la longue, les glandes dégénérées finissent par disparaître et il ne reste plus que le tissu réticulé de la tumeur.
Corps otrangors. Lcs corps étrangers sont, dans certains cas, susceptibles de simuler une tumeur à la fois par les symptômes subjectifs qu'ils provoquent et par les ilhisions qu'ils donnent au palper. Nous ne saurions citer la quantité considérable de faits de ce genre qui ont été enregistrés. Un malade de Baillarger ' avait gardé dans sa cavité gastrique pendant six ans une fourchette en zinc; un épileptique, cité pai Foville^, avait avalé vingt-huit dominos ; un autre malade ecclésiastique conserva ainsi pendant un certain temps sou rosaire dans l'estomac. Tout le monde a encore présente H la mémoire l'histoire de cet homme auquel Labbé' retira une fourchette par la gastrotomie. Un matelot'*, voulant imiter un bateleur, avala trente-cinq petits couteaux et ne succomba que longtemps après à des troubles digestifs. On trouva à l'autopsie trente-deux lames plus ou moins rongées, dont trente dans l'estomac et deux dans l'intestin.
Mais il est difficile qu'on ignore assez les commémoratifs pour que de tels objets en imposent pour une tumeur. Il n'en est plus de même lorsque le corps étranger s'est
Gastroiithcs. formé directement dans l'estomac. Schônborn^ a rapporté