HOMMES. FEMMES. TOTAL
De 20 à 30 ans 0 2 2
40 à 50 — 13 5 iS
Lebert indique les chiffres suivants : 1 p. 100 au-dessous de 30 ans; 17,6 p. 100 de 31 à 40 ans; 60, 7 p. 100 de 41 à 60 ans; 16,3 p. 100 de 60 à 70 ans; 4,4 p. 100 après 70 ans. A la clinique de lena, Katzenellenbogen n'a relevé qu'un seul cancer de l'estomac avant 30 ans et 47 (sur un total de 60) entre 40 et 60 ans. Eugène Kohn, qui en a recueilli 164 cas, donne le tableau suivant :
Avant De De De Après
30 ans 30 à 40 40 à, 50 50 à 60 60 ans
Hommes. . . 2 16 18 22 41
Femmes. . . 2 2 8 20 35
La statistique de Haeberlin, si complète et si étendue, indique comme maximum de fréquence la période de 40 à 70 ans qui entre dans le total de ces cas pour 72 p. 100.
Ce qui est certain c'est la rareté du cancer de l'estomac au-dessous de 30 ans. Eichhorst cite deux cas dus à Wilkin-
son et à Widerhoior, où la maladie était congénitale; Cullingsworth en a observé un exemple chez un enfant de 5 semaines, Kaulich' a rapporté une observation donl le sujet était âgé de 18 mois. Bref, Marc Mathieu^ a eu beaucoup de peine à en recueillir 27 exemples au-dessous de 30 ans. L'un de nous' (Debove) en a récemment publié une observation chez un jeune homme de 20 ans.
L'âge moyen des sujets atteints de cancer est donc environ 50 ans, et cette loi ne semble pas avoir subi au cours de ces 60 dernières années une modification analogue à celle que nous avons relevée relativement à la fréquence de la maladie.
Mais en dehors de ces conditions d'âge et de sexe les notions que nous pouvons avoir sur l'étiologie du cancer gastrique deviennent des plus incertaines. Les conditions saisonnières, celles qui relèvent de la profession, de l'habitation à la ville ou à la campagne, etc. , ne semblent jouer aucun rôle. L'usage du cidre, du vin acide (Eichhorsl et Gloquet cités parHaeberlin) favoriserait l'éclosion delà maladie dans les pays où ces substances entrent pour une part considérable dans l'alimentation. 11 en serait de même de l'abus des substances amylacées (Autenrieth). On a longtemps pensé que les émotions tristes, les chagrins \ les passions déprimantes seraient à la longue capables de déterminer une modification dans l'action trophique du système nerveux. Le cancer de l'estomac serait alors le résultat d'un état pathologique particulier auquel les anciens donnaient le nom à' irritation cancéreuse. Nous ne saurions ni rejeter absolument ni admettre sans réserves cette façon de voir,