‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 177 sur 243 · BoRDONi, Accad. dei Fisiol. di Siena · texte numérisé non relu

BoRDONi, Accad. dei Fisiol. di Siena

LES MALADIES DE l/ESTOMAC.

Discussion «los

faits cliniques où le cancer

s'est acconipagni' delà persistance <le II Cl.

Etat des fonctiffns d'absorption.

Nous avons vu que Je cancer se développe au niveau de l'ulcère rond dans 10 p. 100 des cas environ; les quelques cas où l'acidité chlorliydrique persiste pendant l'évolution du cancer pourraient donc, môme lorsque les auteurs n'ont pas eu le soin de le mentionner, être considérés comme des exemples d'ulcère transformé en cancer.

L'HCl disparaît, comme nous l'avons vu précédemment, à un certain stade de la gasirite chronique, et c'est par les autres signes cliniques que l'on distingue les deux maladies.

Enfin les résultats de Cahn et Mering s'observent lorsqu'un excès de matières albuminoïdes est mis au contact d'une solution chlorhydrique : les réactions de cet acide, vis-à-vis des matières colorantes, sont masquées, mais il peut être décelé lorsque l'on détruit ses combinaisons avec l'albumine, en employant une base active comme la cinchonine. La seule conclusion à tirer des résultats, en apparence contradictoires, fournis par les recherches de ces deux auteurs, est donc que, dans le cancer, la petite quantité de HCl sécrétée est saturée par les matières albuminoïdes introduites dans l'estomac par l'alimentation, ou par les produits de désagrégation éliminés au niveau d'une ulcération cancéreuse. Ceci nous explique aussi le fait énojicé par Riegel, que le suc gastrique pathologique peut neutraliser le suc gastrique normal.

En résumé, et dans l'état actuel des choses, l'association constante de l'aiiachlorhydrie avec deux des trois symptômes suivants : tumeur, maigreur, œdème, peut être considérée comme un signe pathognomonique du cancer de l'estomac (Boas).

Beau* avait déjà insisté sur le défaut à' absorption des

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