EwALD, Klinik.der Verdauungsicrankheiten. Tli. 11. p. HO
LA DILATATIOiN.
complète, existent ainsi une série de degrés rendant ires difficile l'appréciation exacte du moment où commence l'état pathologique. Il est donc nécessaire de ne pas considérer uniquement l'élasticité, la tonicité du muscle, mais aussi le temps mis par lui à accomplir sa fonction, et de déterminer une limite en deçà de laquelle on considérera la fonction comme normale, au delà de laquelle au contraire on pourra, sans crainte d'erreur, affirmer son insuflisance. Nous avons depuis longtemps adopté comme critérium l'état de la cavité gastrique le matin à jeun, et toujours les résultats obtenus se sont trouvés d'accord avec les antres phénomènes présentés par le malade. Nous définirons donc la dilatation de l'estomac une insuffisance des fonctions motrices telle que V organe contient habituellement, le 7natin à jeun, des aliments en quantité notable.
Définition.
Deux cas peuvent se présenter : ou bien l'atonie de la Étioiog.c paroi gastrique ne sera pas liée à un obstacle mécanique ; rien ne s'opposera alors au libre cours des matières, et elles séjourneront dans l'estomac seulement parce que ^celui-ci est réellement incapable de les chasser hors de sa cavité; ou bien l'atonie sera due à un obstacle pylorique; la tonicité musculaire aura été vaincue par un obstacle infranchissable; les fibres s'épuisent à lutter contre une résistance trop forte, et la dilatation pourra alors être considérée comme consécutive à l'existence de l'obstacle. Dans le premier cas, l'étiologie est variable et relève, en dernière analyse, d'un trouble dans la nutrition de la paroi, dans l'autre elle est purement mécanique.
Les causes capables de s'opposer au passage des matières
Dilatation alimentaires dans l'inteslin, et de présenter une résistanre
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.m'., aui.,u,-. telle aux contractions de 1 estomac que celui-ci se dilate, sont en première ligne, les rétrécissements du pylore! Ceux-ci sont eux-mêmes le plus souvent le résultat d'une altération anatomique et ce sont le cancer et les cicatrices de l'ulcère rond qui dans la grande majorité des cas déterminent la coarctation de l'anneau pylorique.
A ces causes il convient d'ajouter une prolifération des fibres musculaires et du tissu conjonctif de cet anneau, véritable tumeur, bénigne si on considère l'absence de généralisation, mais dont les effets mécaniques sont en fin de compte analogues à ceux de l'ulcère et du cancer; Nauwerk' a l'un des premiers attiré l'attention sur ces faits. Un spasme du pylore, comparable au spasme de la fissure à l'anus, peut également déterminer une occlusion infranchissable de cet orifice. Admis depuis longtemps par les auteurs pour des raisons peut-être un peu théoriques, ce spasme a été démontré depuis que la chirurgie gastrique a permis d'explorer plus directement l'organe. Marten-, entre autres, a vu ainsi un pylore, assez large pour laisser passer deux doigts, amener une dilatation considérable par son occlusion spasmodique à la suite d'un ulcère rond auquel avait succédé une hyperchlorhydrie considérable. Enfin, de même qu'il existe, dit-on, un rétrécissement mitral pur, d'origine congénitale, Landerer^ aurait démontré l'existence d'un rétrécissement pylorique pur. Il en aurait réuni 10 observations et prouvé que cet orifice, d'un calibre suffisant pendant l'enfance, pouvait subir un arrêt de développement et rester très petit, tandis que l'estomac devient
1. Nauwerk, D. Arch, f. klin. Med. Hft 5-6, vol. XXI, p. 573, 1878.