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CHAPITRE VÏI

LA DILATATION

I ÉTioLOGiE : Dilatation secondaire. - Rétrécissements du pylore, en- ■ do-ènes et exogènes. - Rétrécissements du duodénum. - Dilatation

PRIMITIVE. - Dilatation aiguë. - Dilatation chronique.

II Anatomie pathologique.

ni Symptômes. - Appétit. - Douleurs. - Renvois. - Pyrosis. - Vomissements - État général. - Phénomènes cardio-pidmonaircs. - Signes fournis par l'exploration directe de l'estomac. - Constipation. - État des urines.

IV. Complications. - Phénomènes nerveux et psychiques. - Tétanie. - Rupture de l'estomac.

V. Diagnostic : De la dilatation. — De la cause de la dilatation. — Évolution. — Pronostic.

VI. Déformations do la paroi gastrique. — Atrésie de l'estomac.

VII. Traitement : Régime. - Massage. - Galvanisation. — Enveloppements froids. — Ceintures. — Lavage.

La dilatation de l'estomac n'est pas, à proprement parler, une maladie; elle est très rarement primitive et le plus souvent symptomatique ; comme telle, elle est l'aboutissant de la plupart des maladies de l'estomac que nous avons étudiées. Mais il est nécessaire de ne pas fragmenter son histoire, car, une fois la dilatation constituée, on observe toute une série de phénomènes placés exclusivement sous sa dépendance, et, en la soignant, on arrive, malgré la persistance de la cause, à en atténuer les effets. Crainte de redites inutiles, nous nous sommes donc abstenus de donner à la dilatation d'origine cancéreuse, toute

rimporlanco qu'elle a dans l'évolution de cette dernière maladie. On voudra bien se reporter au présent chapitre poui- compléter ce qui aurait pu sembler insuffisant au cours du précédent,

La dilatation de l'estomac, avons-nous dit, est ordinairement symptomatique, et, en efïet, nous avons au cours des précédents chapitres, suffisamment insisté sur les relations intimes unissant les diverses tuniques de l'estomac, pour ne pas nous étonner de voir l'une d'elles, la tunique musculaire, réagir à sa manière sous l'influence des causes pathogéniques si variées qui peuvent atteindre l'ensemble du viscère. Ce muscle n'a d'ailleurs que deux modes de réaction possibles : ou bien il s'hypertrophie, et nous avons vu, en étudiant la gastrite chronique, que l'atrésie de la cavité gastrique était rare; ou bien il devient atone, se laisse distendre et s'atrophie ; c'est ce qui con stitue la dilatation.

On appelle, en effet, estomac dilaté un estomac qui, peu importent ses dimensions, a perdu la faculté de revenir sur lui-même, et n'a plus la puissance suffisante pour évacuer vers l'intestin les substances qu'il renferme. La capacité de la cavité gastrique est accessoire dans cette conception. D'ailleurs cette capacité oscille, comme nous l'avons vu en étudiant l'anatomie, dans de très grandes limites, et un estomac de 1 680 centimètres cubes peut ne pas être plus dilate qu'un autre de 250 centimètres cubes'.

L'atonie musculaire elle-même est variable. Tel individu videra son estomac avec un retard d'une heure ou deux sur la moyenne normale, sans que l'on puisse, à proprement parler, le dire atteint de dilatation. Entre le fonctionnement idéal du muscle et son impuissance

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