‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 4 sur 243 · Seiirwald, Munchen. med. Wochenschrift, 1888, n" H · texte numérisé non relu

Seiirwald, Munchen. med. Wochenschrift, 1888, n" H

brane basale, et les glandes sont entourées par de fines fibrilles conjonctives, au milieu desquelles circulent des filets nerveux et des capillaires sanguins.

Au niveau du pylore, les glandes sont revêtues presque tout entières du même épithélium à mucus que nous avons déjà signalé; mais on y rencontre aussi des éléments spéciaux tout à fait analogues, et probablement chargés des mêmes fonctions pepsinogènes que ceux que nous venons de décrire à propos des glandes du grand cul-de-sac.

Au moment de la naissance, Fischl * a constaté que la muqueuse stomacale n'avait pas encore atteint son complet développement. Les glandes en tubes sont très courtes, et les orifices sont très éloignés les uns des autres. Les cellules ne sont pas encore différenciées, et on voit naître des culs-de-sac beaucoup de bourgeons pleins ; ce fait indique qu'ils sont encore en plein développement. L'épithélium de revêtement est très pauvre en cellules caliciformes. Enfin les amas de tissu lymphatique que nous avons signalés dans la couche cellulaire de la muqueuse ont une importance beaucoup plus considérable et forment de véritables follicules clos.

Vaisseaux L'cstomac cst irrigué par un certain nombre de vais-

artériels. • i i i i ^

seaux artériels, branches du tronc cœliaque. Ce sont la coronaire stomachique, l'artère pylorique, la gastro-épiploïque droite, la gastro-épiploïque gauche, et les vaisseaux courts. La coronaire stomachique suit de gauche à

1. Fischl, Zeiischrift, f. Heilkunde, XII, n» 4 et 5, 1891. [R. S. M.)

ANATOMIE

droite la petite courbure, allant ainsi au-devant de l'artère pylorique, branche de l'artère hépatique.

Cette dernière donne également naissance à la gastro-épiploïque droite qui longe la grande courbure de droite à gauche; le cercle est complété par la gastro-épi ploïque gauche, branche de l'artère splénique. Enfin le grand cul-de-sac reçoit encore un certain nombre de rameaux artériels qui portent le nom de vaisseaux courts.

Ces artères fournissent de nombreuses branches à la surface de l'organe, pénètrent à travers la musculeuse et forment, en se divisant et en s'anastomosant dans la couche cellulaire, un réseau à mailles larges, réseau sousglandulaire. Des branches de ce réseau émanent de fines artérioles qui, se réunissant au niveau de la partie supérieure des glandes près du collet, forment un second réseau à mailles beaucoup plus étroites, réseau interglandulaire. Enfin de ce dernier lacis partent de fins capillaires qui viennent entourer chaque orifice glandulaire d'un cercle vasculaire, réseau capillaire.

Les veines reproduisent à peu près les mêmes dispositions que les artères et vont se jeter daiis la veine porte.

Ce système vasculaire est complété par un très grand Lymphatiques, nombre de vaisseaux lymphatiques (Sappey) . Les uns naissent de la tunique muqueuse. Ils ont pour point de départ un réseau à mailles très serrées, occupant toute l'épaisseur de la couche glanduleuse, mais surtout sa superficie, comme les capillaires sanguins. Les petits troncs émanés de ce réseau cheminent parallèlement aux vaisseaux sanguins, pénètrent dans la couche celluleuse et se dirigent les uns vers les ganglions de la petite, les autres vers les ganglions de la grande courbure.

Un second système est formé par des lymphatiques naissant par un réseau à larges mailles dans la tunique

musculaire. Les troncs qui en proviennent rampent sous la tunique péritonéale, puis s'engagent les uns en descen- -dant, les autres en remontant entre les deux feuillets du péritoine.

Cette richesse de la circulation lymphatique explique la précocité du retentissement ganglionnaire de certaines affections telles que le cancer de l'estomac. Norts. Les filets nerveux qui se rendent à l'estomac sont four-

nis en partie par le vague, en partie par le plexus solaire. Ces nerfs, dépourvus pour la plupart de myéline, pénètrent dans la musculeuse et forment entre les couches longitudinale et circulaire un vaste plexus qui correspond au plexus mésentérique d'Auerbach. Aux points nodaux des mailles de ce réseau se rencontrent des amas de cellules multipolaires. Il en émane des filets qui se terminent dans les fibres musculaires, ou pénètrent dans la couche celluleuse pour y former le plexus de Meissner.

Navalichin*, en 1886, a étudié les terminaisons nerveuses dans les cellules pariétales des glandes pepsinifères. Des fragments de muqueuse gastrique d'un chien qu'on a fait jeûner sont traités par le bichromate d'ammoniaqueà 5p. 100 : en dissQciant ensuite cette muqueuse on voit des cellules pariétales dontle protoplasma renferme, outre le noyau , une à cinq granulations homogènes colorées en jaune. Ce sont les corps pepsinogènes de Langley. En traitant la muqueuse par le bichromate d'ammoniaque et le chlorure d'or, Navalichin a vu un filament émané d'un fascicule nerveux perforer la tunique propre de la glande, pénétrer à l'intérieur d'une cellule pariétale et se terminer dans une de ces granulations.

En appliquant la méthode de Golgi à l'étude des nerfs

Page 1