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Rondot, l'Espace semi-lunaire. Paris, BaUlicrc

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d'avant en arrière et de bas en haut. Elle répond à la limite de l'hypocliondre droit et de l'épigastre. En arrière, elle est en rapport avec le pancréas, la vésicule biliaire, l'aorte et l'artère hépatique.

L'orifice supérieur de l'estomac, le cardia, se trouve cardia, situé dans le prolongement de l'œsophage, à deux centimètres environ au-dessous du point oii ce conduit traverse le diaphragme. Il est compris entre la petite courbure et le commencement de la grosse tubérosité, et répond à l'extrémité sternale des 6" et 1" côtes en avant, à la partie supérieure de la 11^ vertèbre dorsale en arrière.

Le cardia est complètement recouvert par le bord postérieur du lobe gauche du foie, ce qui rend son exploration impossible à l'état normal; retenu par le ligament péritonéal gastro-diaphragmatique, il est en rapport avec le lobule de Spiegel.

L'extrémité inférieure de l'estomac, le pylore, qui se Pyioro. trouve au sommet du cône formé par l'ensemble de l'organe, est constituée par un étranglement circulaire. Elle est placée sur le prolongement d'une ligne verticale qui descendrait à égale distance des lignes sternale et parasternale* du côté droit.

Le pylore est en rapport en avant avec la face inférieure du foie, en arrière avec la veine porte, en bas avec le pancréas et l'arc du côlon; il s'abouche directement dans le duodénum dont il forme l'extrémité supérieure.

La face interne de l'estomac présente au premier abord cavité, un aspect ridé. Elle est d'un rose pâle ; elle est assez ferme au toucher malgré sa souplesse. Quand on l'examine plus attentivement, on constate que les rides de sa surface

1. On appelle ligne sternale une ligne vei-Licalc qui suivrait, Taxe du sternum, ligne parasternalc une ligne qui suivrait le bord de cet os, parallèlement à la première.

sont formées par des replis ayant une direction générale parallèle à son grand axe et s'effaçant quand on vient à étendre le segment de paroi qui les supporte.

Cette face interne de l'organe, face interne de la muqueuse gastrique, présente au niveau de ses extrémités, au cardia et au pylore, des aspects un peu différents. A l'endroit, en effet, où se fait la jonction de l'œsophage et de l'estomac, on constate un certain nombre de dentelures disposées en cercle qui donnent l'impression d'un anneau garni de franges. La couleur de la muqueuse œsopha7 gienne est plus claire, ce qui accentue encore la différence. D'ailleurs il n'existe à ce niveau aucun sphincter et il est facile de dilater l'orifice.

Au pylore, au contraire, les parois sont résistantes, l'ouverture est étroite, difficile à dilater ; il existe un anneau musculaire et un repli muqueux qui constituent le sphincter et la valvule pyloriques.

Séreuse. Quaud OU a fait durcir l'estomac pour examiner la coupe

de sa paroi, on aperçoit dans cette dernière quatre couches, la séreuse, la musculeuse, la celluleuse et la muqueuse. La séreuse est formée par le péritoine dont les deux feuillets descendus du diaphragme s'écartent pour envelopper l'estomac. Les rapports de ce viscère avec ces feuillets sont d'ailleurs variables, et selon le degréde réplétion,il sépare les deux lames péritonéales, ou les laisse en contact dans une étendue plus ou moins considérable. Cette disposition permet donc aux deux bords de l'estomac de rester libres.

Au-dessous de l'estomac, les deux lames du péritomc s'accolent de nouveau et forment le feuillet antérieur du

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grand épiploon. Latéralement, la séreuse réunit Testomac au hile de la rate et au sillon transverse du foie.

La musculeuse de l'estomac n'est bien connue dans ses Muscuieuse. détails que depuis une date relativement récente. Bauhin, en 1605,1e premier, y distingua nettement des fibres transversales circulaires et des fibres obliques. Helvétius, en 1719, en fit une description détaillée et représenta une couche longitudinale, un plan en forme de ruban qui entoure le côté gauche du cardia, un plan profond ou circulaire, et enfin des fibres propres à la grosse tubérosité, formant des cercles concentriques, allant en diminuant de sa base à son sommet. Il avait interverti l'ordre de leur superposition, et il faut arriver à Galéati, en 1746, et à Bertin, en 1761, pour avoir une description plus conforme à la réalité des choses.

Actuellement, on admet que la couche musculaire de l'estomac se divise en 3 plans. Son épaisseur totale est d'à peu près 1 millimètre sur les faces et de 4 millimètres environ au pjdore.

Le premier plan, plus superficiel, représente la continuation, au niveau du renflement gastrique, des fibres longitudinales de la tunique musculaire du tube digestif. Ces fibres forment une série de tractus continus, étalés à la surface de l'organe et allant d'un orifice à l'autre. En même temps elles décrivent une série de courbes à concavité supérieure. €es fibres constituent aussi en s'épaississant ce que l'on a appelé la cravate de Suisse, entourant le côté droit du cardia par une anse dont les chefs disparaissent près du pylore, après avoir suivi la petite courbure.

La couche moyenne circulaire est formée, en se rapprochant de la cavité gastrique, par une série d'anneaux musculaires. Cette couche s'épaissit en allant vers le pylore où elle contribue à former le sphincter pylorique ; c'est seule-

ment au niveau de cet orifice que l'on peut différencier les deux plans, longitudinal et circulaire. Ailleurs l'enchevôtrement est tel, qu'il faut beaucoup de patience pour les reconnaître ; il est très facile de comprendre pourquoi les anatomistes ont si longtemps hésité.

La confusion est d'ailleurs augmentée par la troisième couche, la plus profonde, composée de faisceaux elliptiques et paraboliques, à cheval sur la grande courbure; ces faisceaux sont probablement des fibres du deuxième plan ayant subi un déplacement considérable. Beaucoup de ces fibres s'inséreraient à la tunique sous-muqueuse ou celluleuse par de petits tendons élastiques. Celluleuse. Entre la couche musculaire et la muqueuse existe un feuillet, feuillet celluleiix; il se compose de fibres élastiques et conjonctives entre-croisées dans tous les sens, et enfermant entre leurs mailles une quantité variable de cellules adipeuses et quelques amas de tissu lymphoïde. Cette couche celluleuse sert de soutènement à la muqueuse et la rend relativement indépendante de la couche musculaire ; elle est, comme nous le verrons plus tard, le siège d'un très grand nombre de processus pathologiques et sa faible résistance n'entrave que fort peu leur évolution.

Muqueuse. Nous avous déjà dit sous quel aspect la muqueuse se présentait à l'œil nu. Si on examine ses sillons à la loupe après les avoir déplissés, on constate qu'elle est parsemée d'une infinité de petits orifices; ce sont les embouchures des glandes dont elle est formée en grande partie ; on en trouve 100 à 150 par millimètre carré.

En examinant la muqueuse au microscope, on constate qu'elle se compose d'un épithélium de revêtement, de glandes en tubes plus ou moins ramifiées, d'un tissu cellulaire lâche, dans lequel existent de nombreux capillaires

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sanguins, çà et là des amas de tissu lymphatique, et enfin d'une mince couche de fibres musculaires, reposant ellesmêmes sur la tunique celluleuse. Cette dernière couche de fibres musculaires porte le nom de muscularis mucosœ; elle joue un rôle important dans l'évolution anatomique d'un grand nombre de processus pathologiques. L'épithélium de revêtement est le même d'un bout à l'autre de l'organe. Il est formé par des cellules cylindriques caliciformes, qui sécrètent du mucus. Il n'est pas stratifié.

Les glandes diffèrent selon qu'on les examine au pylore ou au cardia. En ce dernier point, il est fréquent d'en rencontrer un grand nombre qui ne possèdent qu'un épithélium plat, non différencié. Dans la cavité proprement dite de l'estomac, les glandes peuvent être divisées en quatre parties : le tube excréteur se continuant directement avec l'épithélium de revêtement, et tapissé par lui ; le collet de la glande au niveau duquel on constate un plus ou moius grand nombre de bifurcations; le corps de la glande, légèrement renflé, et le cul-de-sac.

Le corps elle cul-de-sac de la glande sont tapissés, d'après Heidenhain, par deux sortes de cellules. Les unes, auxquelles il a donné le nom de cellules principales, sont cylindriques, claires, garnies d'un protoplasma granuleux, et possèdent un noyau sphérique que les couleurs d'aniline colorent mal. Les autres, cellules de revêtement ou cellules pariétales, plus abondantes à mesure qu'on remonte depuis le fond de la glande, se colorent au contraire très facilement. Elles sont arrondies ou polyédriques et fortement granuleuses. Nous verrons, en étudiant la physiologie, que les premières sont chargées de sécréter les ferments, les secondes l'acide ^ Ces cellules reposent sur une mem-

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