Leubk, D. Archiv. f. Klin. Med. Bd XXXIII, s
eau 200 ce. Au bout de sept heures on introduit la sonde, et si l'estomac est vide, c'est-à-dire si le lavage de la cavité gastrique avec un litre d'eau introduit et retiré en deux fois, ne ramène pas trace de ces alipients, on peut considérer la motricité gastrique comme suffisante. La persistance de débris alimentaires plus ou moins volumineux est, au contraire, un signe d'insuffisance motrice. Léo* a appliqué le même procédé à la recherche de l'exagération des fonctions motrices ; il a appelé cette exagération « hypermotricité », l'a retrouvée dans plusieurs cas de boulimie, et donne, comme signe certain de son existence, l'absence d'aliments dans l'estomac trois heures après le repas de Leube.
Mais, quelle que soit sa valeur, ce procédé ne donne pas des renseignements plus précis, quant à l'atonie, que celui infiniment plus simple et moins assujettissant pour le malade et pour le médecin, que nous préconisons, c'està-dire, le lavage le matin à jeun. Comme il ne permet pas d'ailleurs d'apprécier les nuances, nous ne croyons pas nécessaire de nous y arrêter. Ewald et Sievers' ont eu l'idée de chercher un corps qui ne se décompose pas dans l'estomac, et, pénétrant dans l'intestin, introduise rapidement dans le sang, puis dans l'urine, un élément facile à reconnaître. Ils ont choisi le salol (ou salicylate de phénol) , qui se dédouble dans l'intestin , et seulement là, en phénol et en acide salicylique. Ce dernier corps est facile à déceler dans l'urine. On pourrait arriver au même résultat en faisant avaler au malade des capsules de kératine qui contiendraient de l'iodure de potassium. La kératine est, en effet, insoluble dans l'estomac.