‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 59 sur 243 · Mathiku et RÉMOND, Gttz. des hôpitaux, 17 février · texte numérisé non relu

Mathiku et RÉMOND, Gttz. des hôpitaux, 17 février

Substances aaomalement

contenues "dans l'estomac.

vingt-trois fois plus, soit grossièrement 10 grammes pour 1 000 de substances albuminoïdes expr 'unées en peptones. L'estomac contenait chez les individus soumis à cet examen 200 à 250 grammes de liquide; ils avaient absorbé 70 grammes de pain qui équivalent à 5 grammes de matières azotées ; 2 grammes, 2 grammes et demi au maximum en avaient subi une digestion plus ou moins complète. Il est évident que les peptones n'en représentaient qu'une faible partie.

Les hydrocarbures subissent eux aussi une modification qui n'est autre que leur transformation en sucre. On peut, avec l'iodure de potassium ioduré, suivre en quelque sorte cette transformation; il se produit, en effet, d'abord un corps, l'amiduline qui donne avec ce réactif une coloration bleue. Plus tard apparaît l'érythrodextrine qui donne une coloration violette, et enfin l'achroodextrine qui ne détermine plus de réaction colorante.

Indépendamment des produits qui résultent de l'action plus ou moins modifiée des sécrétions, on peut encore rencontrer dans les liquides extraits de l'estomac un certain nombre de produits endogènes ou exogènes qu'il est nécessaire de savoir caractériser. La salive, le mucus se reconnaîtront, la première en ce qu'elle donne avec le perchlorure de fer une réaction rouge due au sulfocyanure qu'elle renferme pour ainsi dire constamment; le second, à sa précipitation en longs filaments quand on le verse dans de l'acide acétique dilué. La bile, dont il est nécessaire de constater plusieurs fois la présence en grande quantité pour faire de celle-ci un élément de diagnostic, se reconnaît à sa couleur et à la réaction verte, puis bleue, violette, rouge et jaune que ses matières colorantes donnent avec l'acide azotique nitreux ; les acides biliaires se colorent en rouge, à une tempéra-

EXPLORATION DE L'ESTOMAC

ture de 60 à 70°, sous l'influence de l'acide sulfurique et d'une trace de sucre. Nous avons déjà vu, en étudiant les ferments, comment on distingue les diastases pancréatiques de celles de l'estomac.

Le liquide gastrique peut enfin, et nous l'avons dit en parlant des vomissements à l'analyse desquels s'applique également toute cette étude, contenir du sang ou du pus. Si le sang est très abondant, il est facile de le reconnaître, même quand il est altéré. Quelquefois il n'y en a que des traces et cependant le diagnostic, pour être complet, exige que l'on constate sa présence d'une façon certaine. De tous les procédés, le plus clinique consiste à prélever quelques petits fragments au centre d'un morceau de résine de gaïac et à les dissoudre dans de l'alcool fort ; dans un autre verre on prépare le réactif suivant indiqué par Hûhnerfeld '

et l'on mélange par agitation ce liquide avec le suc gas^ trique suspect et la teinture de gaïac. S'il y a du sang, même en petite quantité, il- se produit une coloration bleue caractéristique. On obtiendrait le même résultat en remplaçant le réactif de Hiihnerfeld par de l'essence de térébenthine ozonisée, c'est-à-dire laissée depuis quelque temps dans un flacon en vidange.

Les globules de pus, les globules rouges peuvent être recherchés à l'aide du microscope; cet instrument permettra encore de constater la présence des cellules en escargots de Boas et Jaworsky^ ressemblant à de pe-

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