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EXPLORATION DE L'ESTOMAC
des méthodes employées pour le faire sortirait tout à fait de la règle que nous nous sommes imposée de ne donner ici que les procédés les plus faciles à mettre en pratique. Mais M. Mathieu et l'un de nous (RémondV, ont constaté que l'on pouvait assez facilement se rendre compte du total formé par le mélange des trois corps dont nous venons de parler; d'ailleurs leur ensemble représente, en somme, le travail utile de l'estomac. Nous avons dit, en parlant du dosage de l'acidité totale, que l'on devait ajouter au suc gastrique quelques gouttes d'une solution alcoolique, incolore, de phénolphtaléine. Cette solution donne au liquide une teinte rouge lorsque tout l'acide est saturé par la potasse, mais cette teinte, que ne provoquent pas les substances albuminoïdes combinées avec l'acide chlorhydrique, n'apparaît que quand tout l'acide, libre ou en combinaison organique, a été saturé par la potasse. Au contraire, si l'on emploie une solution de tournesol comme réactif indicateur, celle-ci passera du rouge au bleu lorsqu'il n'y aura plus d'acide libre dans le liquide. Le nombre de centimètres cubes de potasse employés dans le deuxième cas est moindre que celui qui est nécessaire pour obtenir une couleur rouge persistante dans le premier. Cette différence représente donc la quantité de HCl en combinaison avec diverses substances : acide albumine, peptone, tyrosine, etc., d'origine albuminoïde. Or, chaque fois que l'on obtient une différence de 3'"""°'',65, c'est que le liquide contenait en combinaison 1 gramme de ces substances exprimées enpeptunes.
La moyenne des chiffres représentant cette difï"érence, obtenus par nous sur une quinzaine d'individus est de 0^'",S0 de HCl, ce qui, d'après des recherches que M. Villejean a bien voulu faire à cette occasion, représente environ