Rosin, Deutsche Wochenschrifl, n" 47, p
4. Schreiber, Arch. f. expenm. Pathol. u. Pharmakol. Bd XXIV, p. 365 II, 1888.
EXPLORATION DE L'ESTOMAC
sains; la présence, dans cet organe, d'une quantité de suc gastrique pur inférieure à 60 cent, cubes, ne doit donc pas, môme chez un dyspeptique, être considérée comme un phénomène pathologique. Il n'en serait plus de môme si l'on trouvait à jeun, dans l'estomac une quantité considérable de liquide très acide, ne contenant pas trace d'aliments ou renfermant seulement des substances amylacées. On aurait alors le droit de conclure à l'existence de ce symptôme que Michel Lebouvier ^ a le premier décrit sans avoir apprécié son importance et connu depuis sous le nom de gastrorrhée, grâce aux travaux de Reichmann^, RiegeP, Sahli'', Schiitz% Van den Velden^ Mathieu^, nous-mêmes ^ Bouveret, d'autres encore.
Au lieu de suc gastrique pur ou de ce liquide acide qui a entravé l'action saccharifiante de la salive sur les aliments amylacés, on peut constater dans l'estomac la présence de bile en plus ou moins grande quantité et d'un liquide qui possède toutes les propriétés du suc pancréatique. La présence de ces divers éléments, qui s'accompagne le plus souvent d'une stase, au moins partielle, des aliments, indique un rétrécissement du duodénum. On l'observe surtout quand un rein mobile est venu apporter un obstacle au librè cours des matières dans cette partie de l'intestin. Un excès de mucus, une grande quantité de salive sont, en général, des si-