RÉxMOND (do Metz), Arch. genér. de méd
12. Ebstein, D. Arch. f. /clin. Med. Bd XXVI,' p. .293-324, 1880..
LES MALADIES DE L'ESïOMAC.
avaient été les créateurs, quand il proposa la classification suivante, qui résume à peu près les idées de l'école allemande à ce sujet, malgré les perfectionnements qui ont été introduits depuis dans la connaissance des détails. 11 distinguait les dyspepsies idiopathiques, comprenant la cardialgie, le vomissement idiopathique, la paralysie aiguë de l'estomac, et certains troubles delà sécrétion ; les dyspepsies réflexes, c'est-à-dire certaines formes de vomissements, quelques cardialgies, des troubles de sécrétion formaient un second groupe. Enfin un troisième groupe était constitué par les dyspepsies névropathiques, qui se divisaient elles-mêmes en trois classes : troubles de la sensibilité, troubles de la motilité et troubles de la sécrétion; chacune d'elles comprenant des formes par exagération et par diminution de la fonction. C'était assurément Là un progrès considérable, puisque des faits objectifs constituaient à eux seuls la base de cette classification ; cependant nous ne pouvons encore admettre sans restriction la façon de voir de Stiller ; elle ne peut être pour nous qu'un précieux point de départ.
En France, les idées allemandes étaient vulgarisées par nombre d'auteurs, à la tête desquels il faut placer M. G. Sée, qui consacra une rare ténacité et un grand talent à la diffusion de ces idées ; d'autres signalaient des faits isolés, sans chercher à établir entre eux les liens qui devaient les réunir. Glénard' essayait de reconstituer autour d'un nouveau substratum anatomique, la ptôse des organes contenus dans le péritoine, le groupe de troubles que V. Helmont, Broussais et Beau avaient fait dépendre de la gastrite ou de la gastro-entérite. Cause certaine, mais limitée dans ses effets, d'accidents gastriques, la splanchnoptose ne nous semble pas, au moins dans le mi-