‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 89 sur 243 · MiNTz, Deutscli. med. Wochenschrift, n» o · texte numérisé non relu

MiNTz, Deutscli. med. Wochenschrift, n» o

2. MATHIEU ot RôioND, Soc. méd. des hôpil., 1891-92 (Trav. du lal.o.at. de M. Dcbovc'i.

de Vliypopepsie qui peut aller jusqu'à Vapepsie. Cette méthode néglige l'étude directe des fermentations. M. Hayem se borne à retrancher de A, acidité totale, le chiffre de H, acide chlorhydrique libre, et à diviser la différence par C, ce qui donne a comme nous l'avons indiqué dans le tableau ci-dessus. Si la différence A-H augmente, si H baisse par conséquent, a deviendra plus fort. Ce serait un signe de fermentations anomales. Nous ne le croyons pas, pour la raison très simple que H n'est pas un facteur constant, même à l'état normal; la grande majorité des auteurs admettent que sa valeur oscille de 1 à 2 gr. p. 1000 dans les conditions expérimentales où M. Hayem se place. En outre, A peut être à peu près nul, et nous en avons constaté des exemples, sans qu'il y ait traces de fermentations anomales ; cela ne signifie pas autre chose que l'estomac a sécrété seulement la quantité d'HCl exactement nécessaire pour former avec les matières albuminoïdes les combinaisons qui constituent à proprement parler la digestion . Ces cas doivent être assez fréquents, car nous l'avons observé une fois sur deux individus qui digéraient bien ; nous n'avons pu en rencontrer davantage, car il est exceptionnel de trouver un sujet bien portant consentant à se soumettre aux manœuvres quelque peu désagréables qui sont nécessaires à l'étude de son suc gastrique. Enfin, en dernier lieu, MM. Hayem et Winter ont pensé que l'estomac ne sécrétait pas d'acide chlorhydrique mais seulement des chlorures minéraux, décomposés dans l'estomac par une action, d'ailleurs inconnue et difficilement compréhensible, étant données lés lois de la chimie générale. Or, Ewald^' vient de démontrer victorieusement, en étudiant directement l'estomac, que cette hypothèse était purement gratuite. Il

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