Hayem, les Médications, Paris
ment des douleurs, seront employés sans grands inconvénients et presque toujours avec succès, les sels de morphine, qui provoquent si facilement le vomissement, ne doivent être maniés qu'avec prudence. D'autres moyens ont d'ailleurs été mis en œuvre. La cocaïne, si dangereuse en injections sous-cutanées pour amener une anesthésie locale, paraît agir sur la muqueuse de l'estomac sans provoquer d'autre phénomène que la sédation des souffrances. M. Dujardin-Beaumetz a proposé de donner toutes les quatre heures deux cuillerées à bouche de la solution suivante :
Chlorhydrate de cocaïne 0 gr. oO
300 grammes
Mais nous hésiterons toujours à exposer ainsi nos malades au cocaïnisme, plus dangereux peut-être que le morphinisme. M. G. Sée a préconisé l'extrait de cannabis mdica^; l'écorce de condurango dont Casarés ^ avait cru pouvoir faire un spécifique du cancer, et dont Guyenot- Duthiers^ a étudié l'emploi dans sa thèse, agit en réalité comme un puissant sédatif des douleurs gastriques. Les meilleures formules sont celles de Friedreich :
Écorce de conduraugo blanco . . . 15 grammes
Faites macérer pendant douze heures et réduisez par ébulliLiou a luO grammes. ^ "jhuuu
Une cuillerée à bouche trois fois par jour.