Henné, Zeitschrifl. /dm. Med., 2, XIX, suppl. 4ol
s'accompagne loiijouis de douleurs. Mais celles-ci sont le résultat de l'irritation directe à laquelle sont exposées les terminaisons nerveuses dans la muqueuse gastrique et le traitement de leur cause les fera disparaître. L'indication principale, résultant directement des données fournies par l'analyse, est de neutraliser l'acidité exagérée que l'on constate, et les alcalins en général, le bicarbonate do soude surtout, sont ici les médicaments dont l'emploi n'est susceptible d'aucune objection. Les auteurs cessent cependant d'être d'accord quand il s'agit des doses. Or nous verrons, quand nous étudierons l'ulcère de l'estomac, que l'un de nous (Debove'), a démontré que les doses élevées seules parviennent à neutraliser assez les sécrétions pour prévenir à la fois les douleurs et les autres inconvénients de l'hyperchlorhydrie. Elles déterminentun repos complet de l'estomac; celui-ci n'étant plus irrité par la présence constante du suc acide, finit par ne plus le sécréter en excès et ses fonctions tendent ainsi à redevenir normales. Nous l'avons employé à très haute dose (40 et 60 grammes par jour) dans notre pratique et sur des malades qui n'étaient point dyspeptiques, sans jamais constater le moindre accident, la moindre apparence de cette cachexie alcaline jadis si redoutée. On donnera donc 10, lo grammes do bicarbonate de soude par jour, soit en cachets, soit en solution dans de l'eau aromatisée avec du sirop d'écorces d'oranges amères; la magnésie, la craie préparée, l'eau de chaux seront employées comme succédanés.
Le lait, comme aliment exclusif, est un agent thérapeutique également précieux; les substances albuminoïdes liquides ont, en effet, l'avantage de saturer l'excès d'HCl, et en outre, on évitera ainsi le séjour dans la cavité
1. Deiîove et Renault, L'ulcère de Vesloinac. Colloction Chavcot-Dcbovc,
LES DYSPEPSIES
gastrique des débris de substances amylacées qui constituent une cause d'irritation permanente d'abord, de dilatation ensuite.
Il est logique de prescrire l'acide chlorhydrique aux malades qui n'en présentent point une quantité suffisante dans leur suc gastrique; la formule la plus simple est la suivante :
Acide chlorhydrique pur 2 gr. HO
Sirop de limons 100 grammes.
Eau 900 —
A prendre un verre à Bordeaux après chaque repas.
Les amateurs de formules compliquées trouveront dans l'elixir de Mynsicht^ et dans l'eau de Théden^, de quoi