CHAPITRE XX
l LCKRATIONS NON CANGKRELSES DE I/INÏESTIN
Les ulcérations de rinlestin peuvent apparaître sous Tinflucnce des causes les plus variées. Les maladies au cours desquelles on les observe d'une façon constante ou fortuite, ne constituent nullement un jçroupe homogène ; ce n'est que dans un but didactique qu'il est permis de réunir toutes les ulcérations intestinales dans une description d'ensemble.
C(*ci vient encore une fois confirmer la nécessité où l'on est de ne pas classer les maladies uniquement d'après les lésions anatomiques ; les réactions morbides des tissus sont en effet limitées et la diversité des lésions ne correspond pas î\ la complexité des causes morbides. Aussi l'étiologie et la clinique doivent-ils contribuer au môme titre que l'anatomie pathologique à isoler des maladies différentes. Il est bien évident, par exemple, qu'en dehors de la lésion de l'intestin, il n'y a aucun rapport entre la fièvre typhoïde, les ulcérations stc^rcorales et l'ulcère du duodéimm.
On conçoit donc quelles doivent être les limites de cet article. Nous ne pouvons entrer dans le détail des affections qui peuvent s'accompagner d'ulcérations intestinales : il faudrait aborder trop de questions qui ne touchent nullement à la pathologie intestinale. Nous devrons nous borner, dans un premier chapitre* Actiologie^ h citer les afflictions au cours des([uelles on peut observer des ulcérations de l'intestin. Nous rappellerons en même temps, les caractères anatomiques spéciaux à certaines variétés d'ulcérations. Puis, dans une seconde partie, nous étudierons les signes cliniques qui peuvent au cours d'une mfdadie (jiielconque révéler la présence d'ulcérations intestinales. Dans un troisième chapitre^ nous exposerons la thérapeutique générale de ces lésions.
Etiologik et anatomie pathologique. — Les causes des ulcérations intestinales sont très nombreuses et d'ordre assez différent : dans le tableau synoptique suivant, nous avons essa\'é de ranger ces ulcérations en groupes naturt^s d'après leurs causes et leur nature.
jn
I, — L'ieère simple du duodénum.
II, — Ulcérations consécutives à des processus 1° Ulcérations au cours des (entérites niffuPs;
2° Ulciirations au cours des maladies inrccUeuse
Fièvre typhoïde;
Dvscnteric ;
Diphtérie ;
Charljou ;
Septicémie;
Érj'sipèle ;
Variole,
3° Ulcérations par embolies infectieuses ;
4° Ulcérations slereonilcs,
1!1. — Clcèralions au cours des maladies infcc.
1° Uicérafions liibcreuleuses;
2° Ulcérations syphilitiques;
3" L'icéralions am^luïdes ;
4° Ulcérations dans l'actinomycosc,
IV, — Ulcérations intestinales dorîgine tuxiq 1° Ulcérations mercurielles;
2° Ulcérations urcmiques;
3° Ulcérations consécutives aux britlures étendu<
4° Ulcérations intestinales des nou\eau-nés.
V. — Ulcérations dans les maladies cottstiluli Ca's tirs nonibi-cuses vaiiétés d'ulcéiiitions se pr
sic avee des caractêi-es anatomiques très di[réiv?nts. d'entre elles ont été décrites lun^j^uonieiit dans les ce volume; pour un grand nombre d'autres, il noi d'cnti-er dans les détails; la description des afFeetion déborde les limites de cette étude.
Aussi de\i'ons-nous nous borner !\ donner les < mettent au coui-s d'une autopsie de faire le dîjigni ces ulcémtions.
■ Ul.r.ÉRK DU DldHKNl»
L'ulcèrf /oiilalc, du plus riuv c
se développe suiloul dans la pi-cmi duodénum : il est plus rare dans la icoiv dans la Iroisièjiie. Il présente absi
rLCÈRATKINS NON r.ANCÈHKr.SES HE I.'WTKSTlN
i^lil
rnrjK-ttTfs anittomiiiiifs ((hc l'uicf'Ti' simpU> do l'i?«lom;ic , Il est [lias ou muins nri-oiidj, ses tMird» wuit iK-llomi'nl li-niirlid-s, ijufl- (|ti('Ms vi'rtiraux i?( h })ir, d'aulifs fois, itu roniraipc. Elis^M)»^^ en IcTTassw*. Il n'v h pus île piis A sa «lirftKrc. Au ncvi>»ti (l«- PiilcV^ r-iilioii. In Uini((iic tM-mist* [M-iit s V>n 11 a ni m or, riMititH-lfr des ndhiV nncps jiv'fT les iilcèrt^H voi«ns. Sr l'ulri'iv coiititiuc l'iw'oiv A cn'iiner en pmfoiidfMr. il pi-iit pénf-irt-r dnns iv '.issu m^DU' tics iii^iiifs avoîsinaiiUi. Pm-fiiis, mi csMitniin'. rt cela csl asuei fr^-qiieiit dans l'Iiisluin; (U' rulcti-c du duodi'iuim. il ne m- TiH-mo [«linl d'ucili^inirt-» f* il se fjttt uiM- pcrromlion, l'n (j^n>s vnissi-itii [wiil rtnssi i*liv iiili-roBi- [nir ruWralioii <-\ il m r'<''su]('' uiir iK'iii.irniM'ii- :ibuj>.lu[il.'.
11. — V"i.c;kh.vtii)ns i.iixsKctTivF.s A iiKs rniir.Essi's i\ke4:tikis
\* Ck^raliniis vitestinalf» au ronri des entériles infectieuses aiyui's. — Nous avons ik^jA <t('('tit en rlélikil ecs diviTs«.'s variùli-!* il'uK ct^mtioiis h projMw dcHcnl/'ntcs : ii«us ne ferons que rappeler iri les voriéWs cl les earaetères pnneipnux <ie ees I^^^ion». Dniis li's eii(t^nt«!i inri'ciieuses, les ider-nitimis siiut relsitivemoii) nires; dnits la grande mnjorilt' des cas, ou n'observe qu'un enlarrlie desquamalif aigu plus iiii moins étendu sur l'intestin ^nMe nu le j^ros inli-slin.
Ix's uk-énitiuus ii'vi''{ciit deux lyp»'s dilTèfvnts suittiiit qu'elles se (li\elci|j|)enl ou non aux dépens des fcdliculeselos. En dehors desTolliiuh-. elles ri'sulleni d'une niVnxse jtlusoii moins étendue des limiis superliciels eaust-e sans dont»' par li's produits toxiques eonlt-'uiis dana la eavïté de rintt-.slin. L'escani' ainsi fonnéo s'éliraîiie et tals-se une ulei^ratiftn superfieielle, irn'jfulii^iT, A Iwrds surt-levt'-s. A l'a-il nti, DU uljserve des détiilus tiijiissiuil \t\ fond de rideêmtion. Au nMenisenp<', ou trauve diins la pii>foiideur 1*1 sur k-s bords une itditinttiou de petites eellules rondes, une dilalaiion eonsidémble dif* petits vaisneaiix siuiguins. Ln ban-i^r-e épitliéliale ûtniit tonibiV, il n'est |)as nire non plus de eonslater A ee nivejiu uru' iiiv^isioii des lisfU.s pr-ofunds j>iu- les baclmes de l'inliistîn.
Les ulei'niliuiis qui se forment aux dépens des rollieules clos oui un Inut autre aspeet : on le.s observe soi' l'intestin ^r^Ie, kihÎs surtout sur le |ïrc)s intestin ; elles succf'dent i\ lu suppuroliun localisée d'im fullieule. Au niicniseopp, on suit bien les stades de IninsiUon qin conduisent de t infiltration lynqiliatique jusr)u'à l'iileéraliun : un voit
0 iltiurrifilion \•\\l^ Cutiipl^lL- rlu l'ul-